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La Gendarmerie Nationale 2017 : histoire, missions, effectifs, recrutement


La gendarmerie, qui fait partie des forces publiques françaises, a une mission de sécurité publique et de police judiciaire. Elle intervient principalement en zone rurale et périurbaine pour lutter contre la délinquance, assurer la sécurité des personnes et des biens, participer au renseignement et porter secours et assistance aux personnes en difficulté.

1. Histoire et présentation de la Gendarmerie Nationale :
2. Les Missions de la Gendarmerie Française :
… 2.1 Missions de Sécurité Publiques :
….. 2.1.1 Missions d’Ordre Public :
….. 2.1.2 Missions de Sécurité Publique Générale :
… 2.2 Mission de Police Judiciaire :
… 2.3 Les Métiers de la Gendarmerie :
3. Organisation de la Gendarmerie :
… 3.1 Organisation au Niveau Central :
….. 3.1.1 La Direction Générale :
….. 3.1.2 Le Directeur Général :
….. 3.1.3 Les Offices :
… 3.2 Organisation sur le Terrain :
… 3.3 La Réserve de Gendarmerie :
… 3.4 Les Centres de Formation :
4. Les Effectifs et les Grades de la Gendarmerie :
… 4.1 Combien de gendarmes y-a-t-il en France :
… 4.2 Les Grades de la Gendarmerie :
5. Les Femmes dans la Gendarmerie :
6. Équipement, armes et véhicules de la Gendarmerie :
… 6.1 Tenues de la Gendarmerie :
… 6.2 Equipement et Armes de la Gendarmerie :
… 6.3 Véhicules de la Gendarmerie :
7. Comment rentrer dans la Gendarmerie : concours, formation, recrutement :
8. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Logo officiel de la Gendarmerie

Logo officiel de la Gendarmerie

1. Histoire et présentation de la Gendarmerie Nationale :

La gendarmerie en France est née de la maréchaussée à qui la Connétablie déléguait ses pouvoir. Il s’agissait alors de corps de militaires responsables de la police, de l’ordre public et de la justice aux armées depuis le Moyen-Âge. La maréchaussée avait également pour mission le contrôle des mercenaires qui semaient le désordre pendant et après la guerre de cent ans. Ses compétences en matière en justice ont continué jusqu’à la révolution française.

En 1536, l’édit de Paris décide d’élargir les compétences de la maréchaussée qui a désormais le droit de poursuivre d’autres criminels que les gens de guerre (soldats). C’est sans doute à ce moment là que les forces militaires et civiles se retrouvent rassemblées au sein d’une seule et même institution. En 1720, la maréchaussée est placée sous l’autorité administrative de la gendarmerie de France. Il s’agit d’un corps de cavalerie lourde, en lien avec la maison militaire du roi. La maréchaussée est réorganisée en brigades réparties sur l’ensemble du royaume, bien que les effectifs soient à l’époque très faibles.

Quelques années plus tard, en 1788, l’assemblée nationale dissout la gendarmerie de France. C’est en 1791 que la maréchaussée devient la gendarmerie nationale. C’est également à ce moment là que ses missions de justice lui sont retirées, afin de garantir la séparation des pouvoirs. Elle est d’ailleurs placée sous la tutelle du ministère de la Guerre qui deviendra par la suite le ministère de la Défense que l’on connaît aujourd’hui. Dès lors, la gendarmerie nationale est une force de police à statut militaire. Elle est responsable de la sécurité dans les zones rurales (à la campagne) et périurbaines, et intervient aussi bien en métropole qu’en outre-mer.

Sous le règne de Napoléon Ier, la gendarmerie est un élément clef dans le dispositif militaire. Elle est alors dotée d’une inspection générale qui deviendra par la suite la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, bien qu’elle ait été supprimée après la fin de l’Empire. La gendarmerie est mise à l’écart entre 1815 et 1845, car elle est associée aux bonapartistes. Elle retrouve de l’importance grâce à Napoléon III qui décide d’augmenter les effectifs et de mettre à nouveau en avant son caractère militaire.

Gendarmerie Impériale Française

Gendarmerie Impériale Française

Au 21ème siècle, la gendarmerie nationale est présente sur 95 % du territoire et vient en aide à près de 55 % de la population française. Lors de la révolution française et des grandes guerres, la gendarmerie intervient aux côtés des armées françaises. En 1920, la direction autonome de la gendarmerie voit le jour au sein du ministère de la guerre. C’est également à la fin de la première guerre mondiale que les forces de gendarmerie mobile sont créées. La gendarmerie nationale développe également des unités spécialisées dans le maintien de l’ordre, la police judiciaire, la police scientifique, la protection des mineurs, la lutte contre la criminalité, la sécurité et la protection, la police de l’air, en mer ou en montagne, ou encore la police de la route.

Revue de la Gendarmerie 1913

Revue de la Gendarmerie aux Invalides de Paris en 1913

Lors de la seconde guerre mondiale, la gendarmerie nationale dépend du régime de Vichy et doit collaborer avec les allemands. Néanmoins, de nombreux actes de résistance naissent chez les gendarmes qui informent les résistants et aident les juifs français.

Il faut attendre 1972 pour que les femmes puissent intégrer la gendarmerie au même titre que les hommes. C’est également dans les années 70 qu’elle accepte les appelés du contingents, et les Gendarmes Adjoints Volontaires (GAV) après la suppression du service militaire. Le GIGN et les brigades de recherche sont également créés.

La gendarmerie se rapproche du ministère de l’Intérieur en 2002, et en 2009 il est décidé que la gendarmerie nationale soit rattachée au ministère de l’Intérieur avec la police nationale qui est principalement active en zones urbaines (villes). Bien que la gendarmerie garde son statut militaire, le ministère de l’Intérieur a une autorité budgétaire et opérationnelle. Malgré ce changement, le ministère de la Défense a toujours son mot à dire concernant la formation initiale pour devenir gendarme. Les missions militaires, les unités spécialisées, le département gendarmerie du service historique de la défense, ainsi que les opérations extérieures restent toujours pour emploi sous le ministère de la Défense.

En 2011, des rapprochements entre la gendarmerie et la police nationale voient le jour. Des passerelles entre les corps de sous-officier de la gendarmerie et de gardien de la paix de la police nationale sont créés. La gendarmerie conserve néanmoins son caractère militaire.

2. Les Missions de la Gendarmerie Française :

La gendarmerie est disponible à tout moment, 24h/24, 365 jours par an. Elle est capable de réagir aux crises soudaines et de s’adapter à toutes les situations. Elle peut ainsi regrouper des unités constituées, faire appel à ces formations spécialisées, et mettre en œuvre des moyens de commandement adaptés.

La gendarmerie remplit néanmoins deux grandes missions. Une mission de sécurité publique, et une mission de police judiciaire.

2.1 Missions de Sécurité Publique :

La mission de sécurité publique de la gendarmerie se divise elle même en deux parties : les missions d’ordre public et les missions de sécurité publique générale.

2.1.1 Missions d’Ordre Public :

Il s’agit d’une mission principalement attribuée à la gendarmerie mobile. Cette force militaire est en effet spécialisée dans le maintien de l’ordre et la prévention des atteintes pénales, c’est l’équivalent des CRS de la police. Elle fait partie d’une réserve générale mise à la disposition du gouvernement.

La gendarmerie mobile peut intervenir aux côtés des unités territoriales et donc agir n’importe où sur le territoire métropolitain, d’outre-mer, mais aussi à l’étranger. Il faut savoir que la gendarmerie mobile compte 109 escadrons, 17 groupements ainsi qu’un groupement blindé (GBGM). Le rôle quotidien de ces agents est de maintenir l’ordre public et de le rétablir lorsque c’est nécessaire (émeutes, manifestations, etc.).

Escadron de la Gendarmerie Mobile à une manifestation

Escadron de la Gendarmerie Mobile qui encadre une manifestation © Claude TRUONG-NGOC

Ils participent également à la lutte contre la délinquance et cherchent à renforcer la sécurité générale par le biais de différentes actions. La gendarmerie mobile intervient également en renfort de la gendarmerie départementale, plus précisément dans les Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP). Elle remplit alors des missions de sécurisation, réalise des actions liées à des opérations judiciaires, et assure la sécurité des personnes et des biens dans les secteurs les plus sensibles.

La gendarmerie mobile peut aussi être affectée à la protection d’édifices particuliers comme certaines ambassades, ou prendre part à des escortes placées sous haute surveillance. Les agents de cette formations participent d’ailleurs aux dispositifs mis en œuvre dans le cadre de plans gouvernementaux comme le plan VIGIPIRATE, la lutte contre l’immigration illégale, ou encore le contrôle des flux.

La gendarmerie mobile participe aussi aux OPérations EXtérieures (OPEX) et protège les ambassades françaises à l’étranger. Cette formation est donc particulièrement mobile et réactive. Elle doit être constamment disponible et opérationnelle. Afin d’être toujours performants, les agents de la gendarmerie mobile doivent suivre un stage de perfectionnement tous les deux à trois ans.

2.1.2 Missions de Sécurité Publique Générale :

L’une des principales missions de la gendarmerie concerne la sécurité publique générale. Les gendarmes assurent la sécurité des personnes et des biens, prennent part au renseignement, donnent l’alerte et portent secours aux personnes en difficulté. Ces interventions sont quotidiennes et ont lieu de jour comme de nuit.

Comme la gendarmerie intervient principalement en zones périurbaines et en milieu rural (campagne), elle a un contact privilégié avec la population et joue le rôle de police de proximité. La gendarmerie fait partie d’un dispositif de maîtrise du territoire et cherche à apporter une sécurité maximale à tous les habitants. La mission de sécurité publique générale assurée par les unités territoriales nécessite parfois le renfort d’unités spécialisées.

Gendarme contrôle radar

Gendarme effectuant un contrôle de vitesse.

2.2 Missions de Police Judiciaire :

Il faut savoir que la gendarmerie nationale consacre près de 40 % de son temps à des missions de police judiciaire.

Il s’agit de rechercher des infractions à la loi pénale (viols, meurtres, vol, conduite sans permis, etc.), de les constater, et de collecter les preuves et les indices pour retrouver les auteurs de délits et crimes. Cette mission est exercée aussi bien par les brigades territoriales que par les unités spécialisées, les brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires, les offices centraux et les groupes d’intervention régionaux. Le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale apporte également son expertise pour soutenir les agents de terrain.

La mission de police judiciaire de la gendarmerie, ainsi que les investigations en matière pénale, se déroulent en France comme à l’étranger. En lien avec le code de procédure pénale et le code de justice militaire, les gendarmes sont également investis d’une mission de police judiciaire dans le cadre de la prévôté. Cette mission a lieu sous l’autorité et la surveillance du procureur, et les armées françaises en ont la charge lorsqu’elles sont en intervention hors de la France.

Il s’agit d’intervenir lorsqu’une infraction pénale est constatée et qu’elle a été commise par des militaires français, leurs familles, les civils placés sous leur responsabilité, ou bien si cette infraction a été causée à leur encontre.

La Brigade Anti-Criminalité (différentes de la police) coordonne également toutes les interventions de gendarmerie liées aux différentes formes de délinquance. Concernant la lutte contre le terrorisme, qui est aussi l’une des missions de police judiciaire exercée par la gendarmerie, elle est coordonnée par le Bureau de la Lutte Anti-Terroriste (BLAT). Pour accomplir ces missions de police judiciaire, la gendarmerie utilise des méthodes criminalistiques. Il s’agit de techniques scientifiques qui permettent d’analyser les preuves et des indices.

2.3 Les Métiers de la Gendarmerie :

Il faut savoir qu’il existe de nombreux métiers au sein de la gendarmerie. Chacun de ces métiers implique des missions spécifiques :

. Cavalier de la Garde Républicaine,
. Fantassin de la Garde Républicaine,
. Sous-Officier de Gendarmerie,
. Gendarme à cheval ,
. Gendarme Adjoint Volontaire (GAV),
. Gendarme du GIGN,
. Gendarme Maître Chien,
. Gendarme Maritime,
. Gendarme Mobile,
. Gendarme à Moto,
. Gendarme en Montagne,
. Gendarme Plongeur,
. Gendarme en Unité de Recherche,
. Officier de Police Judiciaire de la Gendarmerie,
. Réserviste de la Gendarmerie etc.

Cavalier de la Garde Républicaine

Cavalier de la garde républicaine en tenue de prestige.

Il y a également deux catégories d’agents : les gendarmes opérationnels et les gendarmes du secteur administratif et technique.

Les gendarmes opérationnels :

Il s’agit des gendarmes de terrain qui sont en contact direct avec la population. Ce sont eux qui exécutent les missions de police judiciaire, d’assistance aux personnes, de maintien de l’ordre et de défense de la Nation.

Le corps de Soutien Technique et Administratif de la Gendarmerie Nationale (CSTAGN) :

Pour que les gendarmes opérationnels puissent accomplir leurs missions, ils ont besoin de gendarmes qualifiés et gradés qui interviennent dans des emplois de soutien, de maintenance et d’administration liés aux aspects logistiques de la gendarmerie.

Le CSTAGN est réparti en sept filières distinctes :

. l’Administration et la Gestion du Personnel (AGP),
. la Gestion Logistique et Financière (GLF),
. l’ARMurerie (ARM),
. les Affaires Immobilières (AI),
. les Auto-Engins Blindés (AEB),
. la Restauration Collective (RC),
. les Imprimeurs de Labeur (IL).

Les spécialités et les missions au sein de la gendarmerie dépendent aussi du grade de l’agent :

. Les aspirants de gendarmerie : ils interviennent au sein d’une brigade départementale ou auprès d’un état-major. Ils assurent des fonctions opérationnelles ou de soutien.

. Les Gendarmes Adjoints Volontaires (GAV) : ils secondent les sous-officiers dans toutes leurs missions de gendarmerie comme la lutte contre la délinquance, les enquêtes judiciaires ou l’assistance et le secours aux personnes en difficulté.

. Les sous-officiers de gendarmerie : ils peuvent être affectés dans des unités de gendarmerie départementales, des escadrons de gendarmerie mobile, ou encore des unités d’intervention. Ils ont par ailleurs la possibilité de se spécialiser dans différents domaines pour devenir par exemple enquêteur, Technicien d’Identification Criminelle (TIC), Technicien d’Identification Subaquatique (TIS), maître-chien, spécialiste de montagne, motocycliste de la gendarmerie, pilote d’hélicoptère, ou encore membre du GIGN.

. Les officiers de gendarmerie : ce sont eux qui assurent les fonctions d’encadrement et de décision opérationnelle. Ils peuvent exercer cette responsabilité dans différents domaines comme la sécurité publiques générale, la police judiciaire, le maintien de l’ordre ou encore la sécurité routière.

3. Organisation de la Gendarmerie :

Sur le territoire métropolitain, l’organisation territoriale de la gendarmerie est semblable à l’organisation administrative. Elle repose ainsi sur le maillage territorial qui compte 12 régions administratives ainsi que la Corse. En métropole, il existe donc 13 régions de gendarmerie.

Chaque commandant de région de gendarmerie a sous sa responsabilité les unités de gendarmerie départementales, les unités mobiles de sa zone de commandement, ainsi que certaines unités spécialisées. La Garde républicaine est d’ailleurs elle-même rattachée à la région de gendarmerie d’Île-de-France. Un général de région de gendarmerie est lui même placé sous l’autorité du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale (DGGN).

En outre-mer, un état-major de région zonale est en charge du commandement de la gendarmerie. Il est ainsi responsable de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile, ainsi que des agents qui travaillent au sein d’une ambassade.

Toutefois, certaines formations spécialisées sont directement placées sous l’autorité du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale :
. gendarmerie maritime,
. gendarmerie de l’air,
. gendarmerie des transports aériens,
. gendarmerie de l’armement,
. gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires,
. GIGN,
. gendarmerie prévôtale.

Au niveau décisionnaire, la gendarmerie est constituée de plusieurs niveaux. Il y a tout d’abord une unité centrale et nationale qui prend les grandes décisions, mais aussi une organisation hiérarchisée sur le terrain et sur l’ensemble du territoire.

La gendarmerie nationale possède également une réserve de gendarmerie, ainsi que des centres de formations qui jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’institution.

Gendarmes du GIGN

Membres du GIGN.

3.1 Organisation au Niveau Central :

3.1.1 La Direction Générale :

Le rôle de la direction générale de la gendarmerie nationale est d’assurer le bon fonctionnement de cette institution. Elle est au service des unités de terrain et sert d’intermédiaire pour que les décisions prises au siège soit en adéquation avec les besoins des agents. Elle intervient aussi lorsqu’il faut prendre des décisions politiques concernant l’administration centrale de la gendarmerie.

Située à Issy-les-Moulineaux (92), la direction générale regroupe plusieurs directions et services. La direction générale elle-même compte un cabinet, composé de bureaux et de services, ainsi que trois directions et deux services comptant chacun des sous-directions.

Le bâtiment de la Direction Générale accueille également :

. La Direction des Opérations et de l’Emploi (DOE) : le général, qui est le chef de la DOE, a autorité sur la sous-direction de l’anticipation opérationnelle, la sous-direction de la sécurité publique et de la sécurité routière, la sous-direction de la police judiciaire, la sous-direction de la défense et de l’ordre public et de la protection, la sous-direction de l’organisation et des effectifs.

. La Direction des Personnels Militaires de la Gendarmerie Nationale (DPMGN) : le général, qui est chef de la DPMGN, a pour mission de recruter, de former, mais également de gérer l’ensemble des agents qui travaillent au sein de la gendarmerie. C’est lui qui est responsable de la politique des ressources humaines de la gendarmerie nationale.

. La Direction des Soutiens et des Finances (DSF) : c’est un inspecteur général de l’administration qui est chargé de diriger la DSF. Pour l’aider, il a sous ses ordres une Sous-Direction Administrative et Financière (SDAF), ainsi qu’une Sous-Direction de l’Immobilier et du Logement (SDIL). La DSF est elle même placée sous l’autorité du DGGN. Son rôle consiste à programmer et à préparer le budget, mais aussi à surveiller sa mise en œuvre. La DSF a également une mission administrative car elle prend part à la mise en place de la réglementation administrative, financières et comptable au sein du ministère de l’Intérieur. Elle intervient aussi en matière d’infrastructures de la gendarmerie.

. Le Service de l’Achat, des Équipements et de la Logistique de la Sécurité Intérieure (SAELSI) : ce service est placé sous l’autorité des trois directeurs généraux. Son rôle est lié à l’achat, à la conception, à la mise à disposition et à la gestion du matériel utilisé par les gendarmes lors de leurs missions, mais aussi par les agents de la police nationale et de la sécurité civile. Il s’agit des véhicules, des armes, des uniformes, ainsi que des équipements de protection. Le SAELSI a à sa tête un chef de service, et il est composé de trois sous-directions : la sous-direction de l’équipement, la sous-direction de l’achat et la sous-direction de la logistique.

. Le Service des Technologies et des Systèmes d’Information de la Sécurité Intérieure ST(SI)² : ce service est placé sous l’autorité du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, ainsi que du Directeur Général de la Police Nationale. Son rôle est d’assister le ministère de l’Intérieur en ce qui concerne les Systèmes d’Information et de Communication (SIC) et la sécurité des systèmes d’information. Le ST(SI)² assure également la gestion de projets qui touchent aux SIC et qui s’adressent aux utilisateurs de la sécurité intérieure comme la gendarmerie et la police nationale.

Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale

Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale à Cergy (95) ©Guillaume Cote

3.1.2 Le Directeur Général :

Le directeur général de la gendarmerie est au plus haut niveau de cette institution. C’est d’ailleurs le rang le plus élevé pour un militaire. La personne qui assure cette fonction est issue des rangs de la gendarmerie. Elle possède une qualité d’officier de police judiciaire et détient une habilitation sur l’ensemble du territoire national.

Le directeur a d’importantes responsabilités :

. L’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN) : au niveau de l’organisation, l’IGGN est rattachée au directeur général de la gendarmerie nationale. Son rôle est d’ailleurs de l’assister dans sa prise de décision en lui faisant un état des lieux de l’institution, après avoir conduit des études, mais aussi de travailler à faciliter les relations entre les citoyens, les élus et la gendarmerie nationale pour qu’elle puisse accomplir ses missions.

L’IGGN a également un rôle de contrôle. Elle doit répondre aux plaintes extérieures de particuliers et d’autorités administratives indépendantes, mais aussi aux sollicitations internes liées à des enquêtes administratives. Elle veille et forme au respect de la déontologie, et peut réaliser des enquêtes judiciaires lorsque des agents sont mis en cause. Le grand public connaît surtout son équivalent dans la police nationale : l’IGPN.

. Le Conseil de la Fonction Militaire de la Gendarmerie (CFMG) : présidé conjointement par le ministre de la Défense, celui de l’Intérieur ainsi que par le directeur général de la gendarmerie, le CFMG est avant tout un lieu de concertation où est évoqué l’avenir de la gendarmerie. Composé de 79 personnes tirées au sort, le CFMG a été créé en 1990.

. Le Centre de Planification et de Gestion de Crise (CPGC) : il s’agit d’une unité opérationnelle qui est spécialisée dans la gestion de crises qui ont lieu sur le territoire national ou lors d’opérations extérieures. Le CPGC participe à l’organisation de grands événements.

3.1.3 Les Offices :

Le centre de la gendarmerie nationale compte plusieurs offices. Chacun est spécialisé dans un domaine bien précis :

. l’Office Central de Lutte contre le Travail Illégal (OCLTI),
. l’Office Central de Lutte contre la Délinquance Itinérante (OCLDI),
. l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP),
. l’Office Central de Lutte contre les Crimes contre l’Humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH).

3.2 Organisation sur le Terrain :

. La Gendarmerie Départementale : elle regroupe les unités de recherches de la gendarmerie nationale, les Escadrons Départementaux de Sécurité Routière (EDSR), les Pelotons de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG), mais aussi les Brigades Territoriales Autonomes (BTA) et les COmmunautés de Brigades (COB).

. La Gendarmerie Mobile : elle est constituée d’escadrons, de groupements et de groupements blindés, mais aussi de cellules nationales.

. La Garde Républicaine : dirigée par un général de division, elle compte deux régiments d’infanterie, un régiment de cavalerie, un état-major, ainsi que des formations musicales comprenant un orchestre et un chœur de l’armée française. La garde républicaine a pour mission d’assurer la sécurité publique, mais aussi de participer aux représentations protocolaires et de garantir le bon fonctionnement de l’institution.

. Les Unités Spécialisées : leur rôle est d’intervenir en situations de crises. Les agents qui font partie de ces formations sont les élites de la gendarmerie. Ces unités spécialisées sont les suivantes :

. les Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN),
. les Antennes GIGN (AGIGN),
. les PSPG, unités de contre-terrorisme nucléaire sous contrôle tactique du GIGN,
. les Groupes d’Intervention Régionaux (GIR).

. Les Gendarmeries Spécialisées :

La Gendarmerie des Transports Aériens (GTA) : elle est au service du directeur général de l’aviation civile. Elle exerce des missions de sûreté, de police judiciaire et de renseignement dans des zones réservées des aérodromes.

La Gendarmerie de l’Armement : elle dépend du délégué général de l’armement. Cette formation compte deux compagnies, elles mêmes composées de 12 brigades, une section de recherches qui prend part aux interventions complexes et participe uniquement aux investigations judiciaires, et un groupe de protection dont les militaires sont choisis et formé par les GIGN. Ce groupe de protection veille à la sécurité du délégué général pour l’armement, ainsi qu’à celle du directeur du développement international et de certaines autorités ou délégations.

La Gendarmerie de l’Air : elle est sous la responsabilité du chef d’état-major de l’armée de l’air. Elle remplit des missions de police administrative, de police militaire et judiciaire sur les bases, les installations et au sein des établissements de l’armée de l’air en métropole, en outre-mer et à l’étranger.

La Gendarmerie Maritime : il s’agit d’une force opérationnelle qui garantit la souveraineté de la France en mer. Elle conduit des missions de défense nationale, de police en mer et de police judiciaire. Placée sous l’autorité du chef d’état-major de la marine, elle intervient sur le littoral métropolitain et d’outre-mer, mais aussi sur les points sensibles de la marine nationale et au sein de grands ports civils.

La Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires (GSAN) : son rôle est d’assurer le contrôle gouvernemental, ainsi que la sécurité des armes nucléaires. La GSAN est placée sous l’autorité du ministre de la Défense.

Gendarmerie de l'Air un 14 juillet

Gendarmerie de l’Air qui défile un 14 juillet© Marie-Lan Nguyen

3.3 La Réserve de Gendarmerie :

Il est important de savoir que la gendarmerie peut également compter sur une réserve. Cette réserve de gendarmerie, qui représente 45 % des effectifs de la réserve militaire en France, est constituée de :

. la Réserve Opérationnelle de premier niveau (RO1) : constituée de volontaires qui ont signé un contrat d’engagement à servir dans la réserve (ESR) pour une durée de un à cinq ans,

. la Réserve Opérationnelle de second niveau (RO2) : composée d’anciens militaires d’active qui sont soumis à une obligation de disponibilité pendant cinq ans,

. la Réserve Citoyenne : qui comprend des volontaires bénévoles agréés, présents pour trois années renouvelables.

Les agents de la réserve opérationnelle participent eux-aussi à l’action de la gendarmerie et remplissent les mêmes missions de lutte contre la délinquance, de surveillance, de renseignement et de défense. Ils sont placés sous l’autorité des commandants de groupement de la gendarmerie départementale.

Les volontaires qui n’ont pas de formation militaire doivent effectuer un stage de quatre semaines. Quant aux agents de la réserve citoyenne, ils apportent leurs compétences spécifiques dans différents domaines : technique, administratif, communication, finances, …

3.4 Les Centres de Formation :

Les centres de formation de la gendarmerie sont un élément essentiel de cette institution.On en compte trois principaux.

. Le Centre National de Formation à la Sécurité Routière (CNFSR) : cet établissement est situé à Fontainebleau (77) et il compte quatre sections d’enseignement :
– le commandement de sécurité routière,
– la technicité motocycliste,
– le contrôle des aptitudes et le perfectionnement,
– la section hors sécurité routière, administrations et international.

Ce centre propose en tout 16 formations.

L’enseignement qui y est dispensé concerne la sécurité routière et le pilotage de véhicules. Le centre forme notamment les motards de la gendarmerie, les officiers et sous-officiers d’unités spécialisées en sécurité routière, sensibilise l’ensemble des agents à la sécurité routière et réalise des études à ce sujet.

. Le Centre de Production Multimédia de la Gendarmerie Nationale (CPMGN) : il s’agit d’un établissement spécialisé dans l’enseignement numérique, la communication et la création de documents professionnels utilisés quotidiennement par la gendarmerie. Le CPMGN a d’ailleurs la responsabilité d’actualiser cette documentation et de créer des supports audiovisuels pédagogiques destinés à la communication interne, en plus de proposer des formations initiales et continues.

. Le Centre National d’Instruction Nautique de la Gendarmerie (CNING) : situé à Antibes (06), ce centre de formation est un pôle d’excellence de l’enseignement de la police judiciaire subaquatique. Il forme les enquêteurs subaquatiques de la gendarmerie. D’autres enseignements comme la surveillance de surface ou de zones nautiques y sont également dispensés. Les plongeurs de la gendarmerie nationale y suivent aussi un stage annuel d’une semaine de maintien en condition.

4. Les Effectifs et les Grades de la Gendarmerie :

4.1 Combien de gendarmes y-a-t-il en France :

Il faut savoir que la gendarmerie est composée de personnel militaire, mais aussi de personnel civil. Le personnel militaire est lui même divisé en deux catégories : les personnels d’active et les personnels de réserve.

Mais au total, l’effectif de la gendarmerie nationale compte environ 155.000 personnes  :

. 6.735 officiers,
. 71.795 sous-officiers,
. 5.130 officiers et sous-officiers des corps techniques et administratifs,
. 15 officiers des armées,
. 12.862 volontaires Aspirants Gendarmes Issus du Volontariat (AGIV) et Gendarmes Adjoints Volontaires (GAV),
. 3.955 personnels civils,
. 25.000 volontaires dans la réserve opérationnelle de premier niveau,
. 28.000 personnes dans la réserve opérationnelle de second niveau,
. 1.300 bénévoles dans la réserve citoyenne.

4.2 Les Grades de la Gendarmerie :

La gendarmerie étant une force armée, elle possède des corps d’appartenance et des grades similaires à ceux de la hiérarchie militaire inscrite au code de la Défense :

. Les élèves gendarmes,

. Les gendarmes adjoints volontaires (catégorie C) : ce grade comprend les GAV, GAV 1ère classe, Brigadier, Brigadier-chef, Maréchal des logis.

. Les sous-officiers subalternes de gendarmerie (catégorie B) : ce corps comprend le grade de Maréchal des logis (sous contrat), de Maréchal des logis (de carrière), et de Maréchal des Logis-Chef.

. Les sous-officiers supérieurs de gendarmerie (catégorie B) : ce corps comprend le grade de Adjudant, celui d’Adjudant-Chef, et celui de Major.

. Les officiers de gendarmerie (catégorie A) : ce corps comprend le grade d’Aspirant, celui de Sous-lieutenant, celui de Lieutenant, et celui de Capitaine.

. Les officiers supérieurs de gendarmerie (catégorie A) : les grades de ce corps sont celui de Commandant, de Lieutenant-Colonel, et de Colonel.

. Les généraux (catégorie A) : dans ce corps on retrouve le grade de Général de brigade, celui de Général de division, de Général de corps d’armée, et de Général d’armée.

Grades, galons et titres de la Gendarmerie Nationale de France

Grades, galons et titres de la Gendarmerie Nationale de France.

5. Les Femmes dans la Gendarmerie :

Aujourd’hui, les femmes représentent environ 20 % des effectifs de la gendarmerie. Elles ont même la possibilité d’intégrer des spécialités et des unités qui leur étaient autrefois fermées comme le GIGN et les escadrons de la gendarmerie mobile. En 2017, c’est d’ailleurs une femme qui est porte-parole de la gendarmerie nationale.

Les femmes ont bien évidemment le même salaire que les hommes et bénéficient d’un avancement de grades similaire. Les épreuves d’admission sont également identiques, seuls les barèmes des épreuves sportives sont différents pour les femmes.

Il s’agit d’avancées importances car les femmes n’étaient pas acceptées dans la gendarmerie jusque dans les années 70. C’est une loi du 13 juillet 1972 qui a fait évoluer les choses. Cependant, les femmes devront attendre dix ans pour se rendre sur le terrain. Jusqu’en 1982 elles font uniquement partir du personnel administratif. En 1987, une femme, Isabelle Guion de Méritens, accède pour la première fois au rang d’officier de gendarmerie. En 2013, elle est également la première à être nommé officier général de gendarmerie.

La création du corps de GAV a grandement participé à l’augmentation du nombre de femmes au sein de la gendarmerie.

Élève Gendarme

Élève Gendarme ©Rama

6. Équipement, armes et véhicules de la Gendarmerie :

6.1 Tenues de la Gendarmerie :

Les gendarmes disposent de différentes tenues. Le port de l’uniforme est obligatoire lorsqu’ils sont sur le terrain afin qu’ils soient reconnaissables.

. Tenues de cérémonies : lorsqu’ils sont présents à une cérémonie officielle, les gendarmes portent une veste bleu marine comme un spencer ou une vareuse, un pantalon, une robe longue ou une jupe de la même couleur, une chemise blanche, un nœud papillon, une ceinture de soie, ainsi que des gants blancs. Selon la saison, ils peuvent aussi porter un manteau bleu marine. Le spencer ou la vareuse sont ornés de décorations, d’une insigne métallique, ainsi que de barrettes de décoration.

. Tenues de ville : les tenues de ville sont elles aussi variées. On retrouve par exemple des chemises ou des chemisettes blanches ou bleu clair. Les gendarmes portent également des pantalons bleu marine et des jupes de la même couleur. La tenue de ville compte aussi parfois une cravate et des gants noirs ou blancs. Selon la saison, les gendarmes portent une vareuse, un blouson polaire ou une veste de service courant. Certaines tenues ne se portent qu’en intérieur, alors que d’autres sont réservées aux missions de terrain. Les chemises et les vestes affichent des fourreaux de galonnage, ainsi que les insignes d’unité métalliques.

. Tenue de service courant : la tenue de service courant comporte quant à elle un polo bleu clair à manches courtes ou longues, un pantalon d’intervention bleu foncé, des chaussures montantes, une casquette, une veste de service courant, et un blouson polaire pour l’hiver.

. Tenue de campagne : elle est composée d’un pantalon de combat camouflage, d’une veste de combat de la même couleur, d’une chemise de combat, et de chaussures montantes. Un blouson polaire et une parka bariolée sont portés selon la saison. Les gendarmes ont aussi un képi, une casquette en toile ou une casquette de gendarmerie.

6.2 Equipement et Armes de la Gendarmerie :

Les gendarmes de terrain sont équipés d’armes létales (mortelles) et non létales (non mortelles).

Parmi les armes létales on retrouve :
. des pistolets comme le Sig-Sauer SP 2022, le MAS G1, ou le Glock 26,
. des fusils à pompe,
. des pistolets mitrailleurs comme le Heckler & Koch MP5 pour gendarmerie mobile et la garde républicaine, et le Heckler & Koch UMP9 pour la gendarmerie départementale,
. le fusil de précision TIKKA T3,
. le fusil d’assaut FAMAS, ou encore le fusil mitrailleur AANF1.

Comme armes non létales, la gendarmerie dispose de :
. bâtons de défense télescopiques,
. flashballs,
. pistolets à impulsion électrique comme le Taser,
. des grenades non mortelles (lacrymogène, assourdissantes…),
. des bombes lacrymogènes.

Côté équipement, en plus du matériel de base composé entre-autres d’un paire de menottes, d’un gilet pare, mais aussi d’ordinateurs, talki-walki, radios, les gendarmes ont un équipement adapté à leur spécialité :

. gendarme plongeur : combinaison et bouteilles de plongée, palmes, masque, tuba, gants, appareil photo / caméra sous-marine étanche, appareil de plongée à circuit fermé, etc.
. gendarme à cheval : bombe (casque), bottes, matériel d’équitation pour prendre soin de son cheval,
. gendarme du GIGN : équipement de camouflage, bouclier lourd, casque et gants de combat,
. gendarme maître-chien : muselière, laisse, collier, harnais, produits olfactifs d’entraînement, manchette et jambière de débourrage, lanceur automatique de balle,
. gendarme en unité de recherche : combinaison blanche, appareil photo,
. gendarme en haute montagne : chaussures de montagne et tenue étanche, matériel d’escalade (cordes, mousquetons, etc.),
. motard de la gendarmerie : casque radio, tenue renforcée,
. gendarme mobile : matériel anti-émeute (masque à gaz,  bouclier, …),

6.3 Véhicules de la Gendarmerie :

La gendarmerie dispose également d’environ 31.000 véhicules.

Le Peugeot Partner est le principal véhicule utilisé par la gendarmerie départementale, mais on trouve également des :
. Peugeot 208, 308 II, et Expert II,
. Ford Focus III SW,
. Volkswagen Caddy III….

La plupart de ces véhicules sont aux couleurs et logo de la gendarmerie pour être reconnaisable par la population, mais certains sont banalisés pour les missions discrètes (filatures, planques…).

La gendarmerie possède également des motos BMW R 1200 RT, ainsi que des Yamaha 900 TDM.

Les services spécialisés possèdent également des véhicules adaptés à leurs missions : hélicoptères, bateaux pneumatiques, navires, véhicules d’assaut (Swatec Haras, Sherpa Light APC, Fortress Intervention), véhicules rapides d’intervention, laboratoire mobile (Lab’Unic)…

Il faut savoir que depuis 2011, la gendarmerie peut disposer de véhicules confisquées aux délinquants et aux criminels par la Justice. Elle en possède environ 300.

Laboratoire mobile de la Gendarmerie Nationale

Laboratoire mobile de la Gendarmerie Nationale ©Domenjod.

7. Comment rentrer dans la Gendarmerie : concours, formation, recrutement :

La gendarmerie offre de nombreuses possibilités de recrutement, de perspectives de carrière dans des métiers très variés, même pour des personnes qui n’ont pas de diplômes ou qui souhaite se réorienter en devenant gendarme.

. Sous-officier de Gendarmerie : c’est la voix la plus simple pour devenir gendarme et accéder à toutes les spécialisations. Pour passer le concours de sous-officier de gendarmerie, il faut avoir le baccalauréat. Les candidats qui réussissent le concours doivent ensuite suivre une formation de 12 mois et s’engager à servir l’Etat pendant une durée minimum de six ans (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir Gendarme).

. Gendarme Adjoint Volontaire (GAV) : il n’y a pas besoin de diplôme. Il suffit de déposer un dossier de candidature et faire une demi-journée de tests si votre profil est retenu.

Les candidats sélectionnés doivent alors suivre une formation de 13 semaines. L’affectation peut avoir lieu sur l’ensemble du territoire et dépend principalement du classement.

S’il souhaite évoluer dans sa carrière, le GAV peut bénéficier d’une préparation pour passer le concours de sous-officier. Il doit néanmoins attendre d’avoir effectué deux années de services effectifs (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir Gendarme Adjoint Volontaire).

. Cavalier de la Garde Républicaine : il faut être au minimum sous officier de gendarmerie et galop 5 pour pouvoir postuler à ce poste. Mais la sélection est difficile car les postes sont peu nombreux. Les candidats sélectionnés doivent ensuite suivre une formation spécialisée de 12 mois (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir Cavalier de la Garde Républicaine).

. Fantassin de la Garde Républicaine : la plupart des gendarmes intègrent cette unité en sortant de l’école des sous-officiers de la gendarmerie. Il y a peu de places disponibles car ce métier ne compte que 2 régiments (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir Fantassin de la Garde Républicaine).

. Gendarme à cheval : il faut avoir au moins 2 ans d’expérience en tant que sous-officier pour postuler dans une unité équestre. Une pratique régulière de l’équitation est bien entendu un gros plus. Les candidats sélectionnés reçoivent ensuite une formation spéciale pour pouvoir remplir ses missions à cheval (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir Cavalier de la Gendarmerie).

. Gendarme du GIGN : pour rentrer dans le GIGN, il faut travailler dans la gendarmerie depuis au moins 4 ans en tant qu’officier ou sous-officier, et avoir une condition physique excellente. Les candidats doivent passer 1 semaine de tests très difficile. Ceux qui réussissent, suivent ensuite une formation d’élite : pré-stage de 3 mois + formation de 8 mois (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir membre du GIGN).

. Gendarme Maître-chien : pour travailler dans une brigade canine, il faut d’abord réussir le concours de sous-officier. Puis postuler à des postes de maîtres-chiens. Si votre candidature est retenue, vous suivrez une formation spéciale pour travailler et prendre soin de votre chien (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir gendarme cynophile).

. Gendarme Maritime : ces postes sont accessibles aux sous-officiers ayant au moins 2 ans d’ancienneté. Si votre profil est sélectionné, vous devrez suivre une formation nautique de 24 mois (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir gendarme en mer/fluvial).

. Gendarme Mobile : il faut réussir le concours de sous-officier et demander d’être affecté dans un escadron de gendarmerie mobile (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir gendarme mobile).

. Gendarme à Moto : après avoir réussi le concours de gendarme vous pouvez demander à suivre un pré-stage motocycliste de 3 mois. Si vous êtes compétent à moto, vous pourrez ensuite faire le stage de 10 semaines (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir motard de la gendarmerie).

. Gendarme en Montagne : un officier ou sous-officier pour demander son affectation dans un peloton de (Haute) Montagne. Il passera ensuite des épreuves de présélections. S’il les réussi, il suivra une formation complète de 2 ans (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir gendarme en montagne).

. Gendarme Plongeur : un gendarme doit réussir des épreuves de sélection en nage et plongée pour suivre les 9 semaines de formations de plongeur (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir plongeur de la gendarmerie).

. Gendarme en Unité de Recherche : un gendarme doué pour les enquêtes judiciaires peut demander à travailler dans un service d’unité de recherche. Il sera formé et préparé au concours d’OPJ de gendarmerie avant de pouvoir intégré une unité (cliquez-ici pour connaître tous les détails pour devenir plongeur de la gendarmerie).

. Officier de Police Judiciaire : il faut être gendarme depuis au moins 3 ans, et demander à entrer à l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN de Melun) pour suivre une formation de 14 mois et préparer le concours d’OPJ (cliquez-ici pour connaitre tous les détails pour devenir OPJ de gendarmerie).

. Réserviste de la Gendarmerie : si vous êtes un civil, il faut avoir entre 17 et 40 ans et déposer un dossier de réserviste. Si votre profil est sélectionné, vous suivrez une formation de 4 semaines (cliquez-ici pour connaitre tous les détails pour devenir réserviste).

8. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Comme nous venons de le voir, la première étape pour devenir gendarme est de réussir le concours de sous-officier (niveau BAC) ou de postuler en tant qu’adjoint volontaire (sans diplôme).

Mais la concurrence entre candidats est très importante, et pour atteindre votre objectif, il est indispensable de bien vous préparer.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres (cliquez-ici pour voir les livres disponibles). Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cours Servais proposent une formation à distance pour préparer le concours de sous-officier de gendarmerie et de gendarme adjoint volontaire. Formation en ligne que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal si vous habitez une petite ville, si vous travaillez en parallèle, si vous voulez vous reconvertir ou si vous avez du mal à étudier tout seul sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours.

N’hésitez pas à demander de suite une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

Contact - © Police-nationale.net

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