Devenir Gendarme Mobile

Le gendarme mobile est un militaire spécialisé dans le maintien ou le rétablissement de l’ordre. Il participe à la sécurité publique générale avec la gendarmerie départementale. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir gendarme mobile.

Gendarme mobile

Synonymes et métiers associés : « moblots », militaire, sous-officier de gendarmerie, CRS.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC (ou équivalence).
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.677€ net.
Statut : militaire, rattaché pour emploi au ministère de l’Intérieur.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans au moins et 35 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours.

1. Que fait le Gendarme Mobile : missions, tâches et fonctions
2. Quel est le salaire d’un Gendarme Mobile, son évolution de carrière
3. Quels diplômes, études, formations, concours, pour devenir Gendarme mobile
4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le concours de Gendarme

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1. Que fait le Gendarme Mobile : missions, tâches et fonctions

Souvent confondue avec les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) de la police nationale, la gendarmerie mobile (“la jaune”) possède un savoir-faire et des compétences spécifiques pour faire face aux troubles à l’ordre public. Un haut niveau de professionnalisme caractérise ces deux services dont les missions sont effectivement similaires.

1.1 Quotidien d’un Gendarme Mobile

Les Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) ont pour missions l’ordre public et la sécurité générale du pays. Leur objectif est le maintien et le rétablissement de l’ordre, mais qui ne représentent en réalité qu’environ 10% de leur travail, du fait du calme qui règne sur le territoire la majeure partie de l’année.

Lors des événements nationaux comme les manifestations, les défilés ou sommets internationaux et les cérémonies commémoratives, les escadrons de gendarmerie mobile réalisent de nombreux services d’ordre : fouilles, contrôles d’identités, battues, etc.

Pendant les vacances, les gendarmes mobiles sont saisonniers dans les territoires (villes balnéaires, montagne, etc.) qui connaissent une forte augmentation de la population et donc, des risques accrus (régulation des flux de personnes, rétablissement de l’ordre en cas de violences, etc.).

Si la situation le demande, ils interviennent pour faire régner l’ordre : arrestations de casseurs, arrêt des festivités, recherche d’individus dangereux, etc.

Le gendarme mobile peut intégrer un peloton d’intervention. Il s’agit d’une unité spécialisée chargée de neutraliser les individus dangereux comme les forcenés ou les terroristes. Il peut aussi se spécialiser dans le pilotage de véhicules blindés, utilisés pour déblayer des obstacles fixes lors de manifestations publiques (véhicules, murs de fortune en parpaing, etc.).

En dehors de ses missions d’ordre public, la gendarmerie mobile intervient souvent pour renforcer les actions de la gendarmerie départementale. Par exemple, le gendarme mobile peut être amené à participer à des enquêtes judiciaires (dispositifs de bouclage, arrestations, recherches).

Il réalise aussi des patrouilles dans les quartiers sensibles ou aux abords des stades pendant les matchs. De plus, le gendarme mobile peut être beaucoup plus statique que son nom ne l’indique. En effet, il effectue des missions de surveillance aux sorties de lieux sensibles comme les lieux de culte, les ambassades étrangères de France ou les gares.

« La jaune » réalise de nombreuses missions de protection. Par exemple, le gendarme mobile peut être en charge, avec son escadron, de l’escorte de personnalités publiques (préfet, ministre, juge, etc.) dont il faut assurer la sécurité.

Les gendarmes mobiles assurent également l’ordre public dans les départements, territoires d’outre-mer et collectivités territoriales (les CRS ne s’y déplacent pas).

À l’étranger, les EGM participent à la protection des ambassades françaises. Ils remplissent des missions de maintien de l’ordre au sein des forces armées françaises déployées dans le cadre des OPérations EXtérieures (OPEX).

Il existe aussi un Groupement Blindé de Gendarmerie Mobile (GBGM). Situé à Versailles-Satory, il assure des missions nationales en plus des missions classiques de la gendarmerie mobile : emploi de blindés, protection et lutte NRBC (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique), etc.

Pour des interventions importantes de sécurité générale, les escadrons sont regroupés en Groupements Opérationnels de Maintien de l’Ordre (GOMO). Ils agissent sous les ordres d’un officier supérieur commandant de groupement qui dispose d’un état-major pour l’assister.

De par la nature de son travail, le gendarme mobile travaille en escadron. Cela implique qu’il joue en permanence le rôle de bouclier pour ses partenaires de terrain, et inversement. Cette solidarité est une caractéristique des « moblots ».

Le gendarme mobile est également fréquemment en lien avec les autres services de sécurité publique : gendarmerie départementale, police nationale, pompiers, police de l’air, police des frontières et des ports, etc.

La profession compte presque uniquement des hommes, mais il est tout à fait possible pour une femme de faire ce métier. L’intégration des sous-officiers féminins dans les escadrons de gendarmerie mobile est effective depuis 2016.

1.2 Tenue et équipement :

Le gendarme mobile porte le même uniforme bleu que les autres gendarmes : polo, pantalon, manteau, chaussures type “rangers”, etc. Les galons dorés qui apparaissent sur la veste des gendarmes mobiles le différencient des autres unités. Ils sot également la raison pour laquelle la gendarmerie mobile est surnommée « la jaune ».

Comme tous les gendarmes, le gendarme mobile peut porter un gilet pare-balles et est équipé d’une radio, ainsi que de son arme de service : un Sig Sauer SP 2022.

Les interventions sur lesquelles interviennent les gendarmes mobiles nécessitent, en plus, un armement et du matériel de protection particulier : casque, masque à gaz, bouclier, jambières, matraque, bombes lacrymogènes, etc.

Le Groupement Blindé de la Gendarmerie Mobile (GBGM) possède en plus des Véhicules Blindés à Roues de la Gendarmerie (VBRG), des Véhicules de l’Avant Blindés (VAB) issus de l’Armée de Terre et des Véhicules d’Intervention Blindés (VIB) issus de l’Armée de l’Air.

1.3 Qualité essentielles, compétences nécessaires

Pour devenir gendarme mobile, il faut être professionnel, disponible, adaptable et adepte des déplacements. Le « moblot » passe beaucoup de temps en extérieur sur tout le territoire français et parfois à l’étranger. Il doit donc être endurant et capable de quitter à tout moment son domicile.

Il doit également pouvoir faire face à des situations extrêmement difficiles (émeutes, débordements civils, violences urbaines, etc.), ce qui lui demande un niveau technique élevé. Enfin, le gendarme mobile possède un fort esprit militaire (cohésion et vie en communauté).

Le sous-officier de la gendarmerie nationale doit impérativement être détenteur du permis B ou militaire « véhicules légers » s’il souhaite être affecté dans un service.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier

À la fin de sa formation en école de gendarmerie nationale, l’élève-gendarme peut intégrer l’un des 123 escadrons ou unité spécialisée dans les missions de sécurité ou de soutien. Si le candidat répond à toutes les exigences du métier à la sortie de sa formation en école de la gendarmerie nationale, il est assuré d’obtenir un poste rapidement en gendarmerie mobile.

Au total, la gendarmerie mobile compte quelque 12.000 militaires dans ses rangs. Les gendarmes sont répartis au sein des 18 Groupements de Gendarmerie Mobile (GGM) et du Groupement Blindé de Gendarmerie Mobile (GBGM). Un GGM comprend entre 4 et 10 escadrons d’une centaine d’agents. Le GBGM compte 7 Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM), un escadron de soutien et une section d’appuis opérationnels.

Il peut également rejoindre le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) ou une Antenne GIGN (AGIGN) qui sont rattachés à la gendarmerie mobile. Cependant, les sélections pour intégrer le GIGN sont très sélectives et beaucoup de candidats souhaitent y entrer puisqu’il s’agit d’une unité d’élite. De plus, aucun poste n’est proposé en sortie d’école, il faut attendre d’avoir quelques années d’expérience pour pouvoir postuler.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail

Les conditions de travail du gendarme mobile l’amènent à se déplacer plus de 200 jours par an, partout en France (DOM-TOM inclus) et parfois à l’étranger. Les préavis de déplacements peuvent être très courts.

Comme tous les gendarmes, le « moblot » peut travailler en fin de semaine (samedi et dimanche) et les jours fériés. Leur présence est renforcée en fonction des événements qui interviennent sur le territoire : manifestations, grèves, violences urbaines, etc.

Manifestation Gendarmes Mobiles
Gendarmerie Mobile (à droite) et CRS (à gauche) pendant une manifestation. ©Domenjod

2. Quel est le salaire d’un Gendarme Mobile, son évolution de carrière

En début de carrière, un gendarme mobile gagne 1.677€ net. En fin de carrière, son salaire est de 2.500€ net. De plus, le « moblot » perçoit des indemnités de déplacement (en fonction de son nombre de jours de détachement). Il est également logé gratuitement.

Mais il peut gagner plus en atteignant un grade supérieur :

  • maréchal des logis-chef
  • adjudant
  • adjudant-chef
  • major

Le sous-officier entre en Escadron de Gendarmerie Mobile (EGM) avec un contrat court. Pour faire carrière, il doit passer le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAT) qui s’obtient en deux ans (cours par correspondance, contrôle continu et examen final). Le CAT en poche, le gendarme mobile a plusieurs choix d’évolution :

  • mutation automatique en gendarmerie départementale après cinq ans de service en EGM,
  • préparation de l’examen national d’officier de police judiciaire avant mutation automatique en gendarmerie nationale,
  • spécialisation dans un domaine qui lui permettra de rester plus longtemps en EGM,
  • carrière de gradé en EGM.

Le gendarme mobile peut aussi décider de faire une reconversion professionnelle vers le secteur privé. Dans ce cas, il exerce dans le domaine de la sécurité comme intervenant, consultant ou encore formateur.

Par ailleurs, la gendarmerie permet de nombreuses évolutions professionnelles grâce à sa politique de formation du personnel en interne :

  • sécurité routière (motard, pilote de véhicule rapide d’intervention)
  • formateur relais antidrogue ou écologie-environnement
  • spécialiste montagne (ski, alpinisme, spéléologie)
  • pilote d’hélicoptère
  • pilote de vedette ou pilote d’engin blindé
  • plongeur autonome
  • maître-nageur sauveteur
  • moniteur de sport
  • cavalier
  • musicien
  • transmetteur
  • informaticien…

3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Gendarme Mobile

Pour devenir gendarme mobile, il faut d’abord passer le concours de Sous-Officier de la Gendarmerie (SOG) ou le concours d’Officier de la Gendarmerie (OG). Le concours de SOG est accessible aux candidats de niveau BAC. Celui d’OG nécessite un BAC +5. Les concours sont composés d’une phase d’admissibilité et d’une phase d’admission, pendant lesquelles les candidats doivent passer des épreuves écrites, sportives et orales.

Les lauréats suivent ensuite une formation de 12 mois pour les sous-officiers, et de 24 mois pour les officiers.

À noter : il est possible d’intégrer la gendarmerie sans condition de diplôme en devenant Gendarme Adjoint Volontaire (GAV). Les sélections ont lieu toute l’année et permettent à ceux qui sont reçus de découvrir le métier de gendarme après une courte formation. De plus, au bout d’un an en tant que GAV, il est possible de passer le concours interne de SOG, et ainsi, véritablement devenir gendarme.

L’affectation en unité mobile :

À la fin de sa formation en école, le gendarme peut choisir son poste d’affectation en fonction de son rang dans le classement (les mieux classés choisissent les premiers) et de la liste des postes proposés. Il y a toujours des postes disponibles en gendarmerie mobile, mais ils sont assez demandés.

S’il n’y a plus de poste en EGM ou qu’aucun ne correspond au candidat, il peut choisir une affectation différente (en gendarmerie départementale ou en garde républicaine par exemple), puis demander une mutation en interne après quelques années.

La formation continue au Centre National d’Entraînement des Forces de la Gendarmerie (CNEFG) :

Tous les 30 mois, le gendarme mobile suit un stage de perfectionnement au Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie (CNEFG), situé à Saint-Astier (24). L’expertise du centre est internationalement reconnue. Sa devise « le gendarme agit comme il s’entraîne, il doit donc s’entraîner comme il veut agir ».

Ce stage permet aux gendarmes d’améliorer leurs capacités en maintien de l’ordre, mais aussi de travailler leur adaptation aux nouvelles missions et aux nouvelles menaces.

4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme

Comme nous l’avons vu précédemment, pour devenir gendarme mobile, il faut d’abord préparer le concours de gendarme. Mais votre réussite n’est pas du tout garantie et une bonne préparation est la clé de votre succès.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cours Servais proposent une formation en ligne que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal quand on habite des petites villes, quand on travaille en parallèle, quand on veut se reconvertir ou que l’on a du mal à étudier tout seul sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation.

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