La Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires (GSAN)

La Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires (GSAN) a pour mission d’assurer le contrôle au gouvernement sur l’arsenal nucléaire français. Elle doit garantir au Président de la République la possibilité de recourir aux forces nucléaires à tout moment. Pour cela, elle veille sur l’armement et sur les matières nucléaires.

Écusson de la GSAN ©Gendarmerie Nationale

1. Qu’est-ce que la Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires, histoire et présentation :
2. Quelles sont les missions de la GSAN :
3. Quels sont les effectifs de la Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires :
4. Quels sont les équipements, armes et véhicules de la GSAN :
5. Comment devenir gendarme de la GSAN, concours, formation, recrutement :
6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de Gendarme :

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1. Qu’est-ce que la Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires, histoire et présentation :

La Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires (GSAN) est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale. C’est elle qui est responsable du contrôle gouvernemental et de la sécurité des armes nucléaires. Elle fait partie de la stratégie de dissuasion nucléaire de la France. C’est un officier supérieur, placé sous l’autorité du ministre de la Défense, qui en assure le commandement. La GSAN doit également rendre des comptes auprès de l’Elysée.

En 1964, lors de la mise en place du premier dispositif d’alerte nucléaire sur l’avion de chasse Mirage IV, le groupe spécial de sécurité est créé. Ce n’est qu’en 1993 qu’il devient la gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires.

La GSAN est composée d’unités organiques, et d’unités de participation. Les unités de participation sont des unités de gendarmerie mobile, que la Direction Générale de l’Armement (DGA) choisie de rattacher pour emploi à la GSAN. Pour tout ce qui concerne la gestion des ressources humaines, administratives, et de soutien, elles restent attachées à leur propre commandement.

  • Unités organiques :

– un état-major, située à Nanterre (92),
– une Antenne Spéciale de Sécurité Armes (ASSA), située à Taverny (95),
– une Antenne Spéciale de Sécurité de Transports Sensibles (ASSTS), située à Taverny (95),
– une Antenne Spéciale de Sécurité de l’Ile Longue (ASSILO), située à Crozon (29).

  • Unités de participation :

– des Pelotons Spéciaux de Sécurité (PSS), situés sur les différentes bases nucléaires,
des escadrons de gendarmerie mobile.

2. Quelles sont les missions de la GSAN :

La GSAN est au cœur de la dissuasion nucléaire. Elle fait partie du système de contrôle gouvernemental des armes nucléaires. Avec les forces aériennes stratégiques et océaniques, elle assure au Président de la République la capacité de disposer à tout moment de l’ensemble des moyens de dissuasion, c’est-à-dire de l’arsenal nucléaire français, mis à sa disposition.

La gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires possède trois grandes missions :

  • Assurer le contrôle gouvernemental de l’engagement :

La GSAN assure le contrôle gouvernemental de l’engagement des forces nucléaires. L’objectif est de permettre au Président de la République de pouvoir engager les forces nucléaires à tout moment. Elle rend également impossible la mise en action des armes nucléaires par une autre personne, sans ordre du président.

  • Assurer le contrôle gouvernemental de la conformité de l’emploi :

La GSAN veille également à ce que les directives du Président de la République soient respectées en ce qui concerne la stratégie opérationnelle des forces nucléaires. Elle assure ainsi le contrôle gouvernemental.

  • Assurer le contrôle gouvernemental de l’intégrité des moyens :

La GSAN protège les forces nucléaires contre les actes malveillants, et lutte également contre les atteintes au secret de la défense nationale. Elle prend aussi part aux transports sensibles en lien avec le système de dissuasion de l’État.

Elle veille également à ce que l’intégrité des armes et des matières nucléaires soit protégée, afin de permettre au Président de la République d’y avoir recours quand il le souhaite. Elle doit connaître en permanence la localisation de l’arsenal nucléaire, sa quantité, son état, son activité, ses éléments composites, son conditionnement, son stockage, et le détail de l’armement.

Les missions de la gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires diffèrent en fonction des unités concernées. Certaines d’entre elles ont des missions spécifiques.

– L’État-major : il assure les missions en lien avec le contrôle gouvernemental, s’occupe du suivi opérationnel, mais aussi de la formation et du soutien des unités.

– Les Pelotons Spéciaux de Sécurité (PSS) : assurent la sécurité sur les différentes bases nucléaires.

– Les Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) : ils sont chargés des missions de transports sensibles en lien avec la stratégie, la dissuasion. À noter que ces missions sont différentes des escortes Tango qui ne concernent que le nucléaire civil.

– L’Antenne Spéciale de Sécurité Armes (ASSA) : est chargée de surveiller les armes nucléaires.

– L’Antenne Spéciale de Sécurité de Transports Sensibles (ASSTS) : s’occupe, comme son nom l’indique, des transports sensibles en lien avec la dissuasion.

– L’Antenne Spéciale de Sécurité de l’Ile LOngue (ASSILO) : est responsable de la protection de certaines installations nucléaires.

3. Quels sont les effectifs de la Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires :

La gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires est commandée par un officier supérieur. Elle est composée de militaires issus de la gendarmerie départementale et de la gendarmerie mobile. Les gendarmes de la GSAN sont environ 50. Lorsque les unités de renfort sont réquisitionnées, les effectifs atteignent les 300 militaires.

Les militaires du GSAN peuvent être affectés sur les sites suivants :

  • L’Etat-major : situé à Nanterre,
  • Les unités organiques : situées à Taverny et à L’Île Longue.

Certains gendarmes peuvent également être affectés sur le porte-avions Charles de Gaulle, sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau, ou à l’École atomique de Cherbourg.

En 2013, Karine Lacave est placée au poste d’officier de la gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires à Nanterre. Les femmes sont donc présentes au sein de cette formation spécialisée et peuvent occuper des postes à responsabilité, mais elles sont minoritaires.

4. Quels sont les équipements, armes et véhicules de la GSAN :

Pour veiller à la sécurité de l’arsenal nucléaire, la GSAN possède elle-même un lourd armement :
armes sublétales comme le pistolet à impulsion électrique, pistolets, fusils à canon lisse, fusils sniper, fusils d’assaut, fusils calibre 12, pistolets-mitrailleurs… ainsi que les armes nucléaires qui sont sous sa responsabilité.

Elle dispose également d’un équipement de pointe pour ses missions sensibles : tenues de protection étanches aux expositions nucléaires équipés de systèmes de respiration autonomes, matériel de décontamination, matériel de surveillance high-tech, compteurs Geiger, …

De nombreux véhicules sont aussi  à sa disposition (motos, fourgons, camions …).

5. Comment devenir gendarme de la GSAN, concours, formation, recrutement :

La Gendarmerie de la Sécurité des Armements Nucléaires recrute ses agents au sein de la gendarmerie mobile, et dans la gendarmerie départementale.

Pour pouvoir rejoindre cette formation spécialisée de la gendarmerie départementale, il faut donc avoir réussi le concours sous-officier ou d’officier de la gendarmerie nationale.

Pour valider ce concours, il faut réussir une première phase d’admissibilité, puis une seconde phase d’admission. Ces différentes phases comportent des épreuves écrites, orales et techniques. Les lauréats doivent ensuite rejoindre une formation de 12 mois.

  • Concours d’Officier de Gendarmerie (niveau BAC+5 ou équivalent) :

Pour s’inscrire à ce concours, il faut d’abord avoir réussi le concours d’entrée de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN de Melun). Ce dernier prépare notamment au concours d’officier de police judiciaire (OPJ) par le biais d’une formation de 14 mois.

A noter : vous pouvez également intégrer la gendarmerie nationale sans diplôme en devenant gendarme adjoint volontaire, puis devenir sous-officier en passant le concours interne.

Recrutement dans la GSAN :

Les sous-officiers et les officiers qui souhaitent rejoindre la GSAN doivent déposer leur candidature. Chaque profil est ensuite examiné et les candidats qui sont retenus sont convoqués afin de s’entretenir avec un jury. Pour avoir ses chances il faut posséder une solide expérience et avoir de vraies motivations.

L’état-major est chargé du suivi opérationnel, de la formation, et du soutien de ses unités, ainsi que des nouveaux membres recrutés. Les nouveaux gendarmes de la GSAN bénéficient donc d’une formation spécifique suite à leur recrutement.

6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de Gendarme :

Pour intégrer la GSAN, il faut devenir gendarme en réussissant le concours d’officier ou de sous-officier. Mais les candidats sont nombreux, et si voulez réussir vous devez être mieux préparé que les autres candidats!

Vous pouvez préparer les concours tout seul en achetant des livres et annales de concours. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Une formation en ligne pour réussir les concours et sélections vous permet de vous préparer à distance. Vous pouvez vous connecter à votre espace élève de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, et à votre rythme. Idéal pour les personnes qui habitent de petites villes, qui travaillent en parallèle, qui veulent se reconvertir ou qui n’arrivent pas à étudier seules, sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours de gendarme.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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