Les Equipes Rapides d’Intervention de la Gendarmerie : missions, recrutement

Les Équipes Rapides d’Intervention de la Gendarmerie (ERI) interviennent sur les grands axes autoroutiers à bord de Véhicules Rapides d’Intervention (VRI). Elles ont pour mission de lutter contre l’insécurité routière en faisant respecter la réglementation en vigueur, et en interceptant les usagers de la routes qui commettent de graves excès de vitesse. Elles ont remplacé les Brigades Rapides d’Intervention (BRI) en 2015.

Écusson de pilote de véhicule rapide d'intervention

1. Que sont les Equipes Rapides d’Intervention : histoire et présentation :
2. Quelles sont les missions des ERI :
3. Quels sont les effectifs des ERI :
4. Quels sont les équipements, armes et véhicules des ERI :
5. Comment devenir gendarme de l’ERI : concours, formation, recrutement, salaire :
6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Gendarmerie :

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1. Que sont les Equipes Rapides d’Intervention : histoire et présentation :

L’histoire des Équipes Rapides d’Intervention (ERI) a débuté avec celles des autoroutes de France. C’est en 1963 que la gendarmerie se voit confier la surveillance des autoroutes de liaison, alors que la police nationale est responsable des autoroutes urbaines et périurbaines. Très vite, gendarmes et policiers réalisent que ces unités ne sont pas adaptées à la mission de sécurisation des grands axes routiers. Le premier peloton motocycliste est créé quelques mois plus tard à Reventin-Vaugris en Rhône-Alpes. Le second voit le jour en juillet 1965 près de Valence.

En 1966, ces unités spécialisées sont désormais appelées Pelotons de Gendarmerie d’Autoroute (PGA). Peu de temps après, le PGA de Nemours voit le jour. C’est là que les premiers essais de Véhicules Rapides d’Intervention (VRI) sont réalisés. La gendarmerie a recours à une Alpine Renault et à une Matra Djet.

Il faut savoir qu’à ce moment là, il n’existait aucune limitation de vitesse. Ce n’est qu’à partir des années 1970 que les premières réglementations apparaissent.

C’est le 7 février 1967 qu’une circulaire annonce l’apparition des premières Brigades Rapides d’Intervention (BRI), les ancêtres des Équipes Rapides d’Intervention (ERI). Les escadrons d’autoroutes comptent plusieurs pelotons et dépendent d’une direction régionale. Chaque peloton d’autoroute est alors responsable d’un tronçon d’autoroute d’une soixantaine de kilomètres, correspondant à un district autoroutier. A la fin des années 1960, la France compte cinq BRI situées à Ablis en Île-de-France, à Beaune en Bourgogne, à Le Luc en Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Roye en Picardie, et enfin à Valence en Rhône-Alpes.

A ce moment là, les BRI ne respectent pas les divisions administratives classiques comme par exemple les frontières départementales. En 1999, les autorités décident de placer l’ensemble des BRI sous la responsabilité du commandant de l’Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR). Chaque EDSR est désormais chargé de la surveillance du réseau routier et autoroutier de son groupement, c’est à dire de son département. Il a également sous son autorité les pelotons motorisés, et les pelotons d’autoroute.

Récemment, en janvier 2015, les BRI disparaissent et les unités existantes intègrent les pelotons d’autoroute ou les pelotons motorisés. Elles portent alors le nom d’Équipes Rapides d’Intervention (ERI).

2. Quelles sont les missions des ERI :

Les équipes rapides d’intervention sont spécialisées dans la sécurité autoroutière. Elles sont chargées des mêmes missions que les Pelotons Motorisés de la gendarmerie (PMo) et que les Pelotons Autoroutiers (PA), mais interviennent en véhicules rapides d’intervention. Elles exécutent principalement des missions de police sur les axes autoroutiers.

Ces missions sont les suivantes :

. Renforcer les effectifs des Pelotons d’Autoroute (PA) : soutenir les gendarmes des PA afin d’effectuer des opérations de surveillance générale des axes autoroutiers, des péages et des aires de repos, notamment la nuit pour empêcher les vols et les agressions.

. Avoir une mission de prévention : en étant présentes sur les axes autoroutiers au sein des courants de circulation, à bord de voitures rapides d’intervention. Leur mission est alors de protéger les usagers de la route en repérant les infractions et les conduites à risques. Les ERI luttent contre la délinquance des grands axes de circulation et contre l’insécurité routière.

. Intercepter les automobilistes : qui ne respectent la réglementation en matière de sécurité routière, qui ne respectent pas le code de la route et qui font par exemple de grands excès de vitesse. Les gendarmes des ERI allument alors leurs gyrophares et font signe aux automobilistes de prendre la prochaine sortie afin de dresser un procès-verbal. Les véhicules très rapide des ERI permet notamment de pouvoir arrêter des contrevenants qui conduisent des voitures de sport ou des motos rapides. Les gendarmes luttent également contre les différents trafics, notamment le trafic de drogue en interceptant des go fast.

. Assurer les escortes et les transports rapides : il arrive que les ERI soient appelées pour escorter une haute personnalité, un véhicule de transport de sang et d’organes, ou encore une ambulance. L’objectif est de permettre à ces véhicules d’arriver le plus vite possible à destination, sans pour autant mettre leur vie et celle d’autrui en danger.

3. Quels sont les effectifs des ERI :

Les escadrons départementaux de sécurité routière sont au nombre de 90. Ils sont répartis sur l’ensemble du territoire national et comptent plus de 7.000 militaires.

Chaque équipe rapide d’intervention est quand à elle composée d’environ cinq gendarmes et d’un gradé, placés sous l’autorité du commandant de l’EDSR.

Concernant la place des femmes, les ERI en comptent dans leur rand, mais comme c’est le cas dans les autres services de gendarmerie, elles sont beaucoup moins nombreuses que les hommes.

4. Quels sont les équipements, armes et véhicules des ERI :

En 2011, les équipes rapides d’intervention, qui s’appellent alors brigades rapides d’intervention, sont équipées de voitures Renault Mégane III RS en remplacement des célèbres Subaru Impreza WRX. Une centaine de voitures sont commandées par la gendarmerie.

Les Méganes III RS sont de vrais “bombes” de 275ch qui peuvent atteindre la vitesse de 200km/h en 20 secondes (départ arrêté), et intercepter en un peu plus d’une minute un véhicule lancé à 190km/h sur l’autoroute.

Chaque véhicule est peint en bleu et équipé de manière à répondre aux besoins des gendarmes de cette unité spécialisée.

Il comporte par exemple :

. un gyrophare plat situé à l’extérieur du véhicule,
. quatre gyrophares installés à l’intérieur de la voiture, c’est à dire deux à l’avant et deux à l’arrière,
. les bandes blanches, des zébras jaune et bleu, ainsi que la sérigraphie Gendarmerie qui indiquent qu’il s’agit d’un véhicule d’intervention.

Les gendarmes des ERI disposent également de véhicules banalisés s’ils ont besoin de se fondre dans la circulation afin de repérer discrètement les infractions au code de la route.

Ils possèdent aussi un équipement spécialisé :

. des cinémomètres (radars) à visée dans l’axe afin de contrôler la vitesse des véhicules,
. des équipements de contrôle automatisé de la vitesse, par exemple un radar embarquable et débarquable,
. des éthylotests électroniques et éthylomètres embarqués afin de contrôler le taux d’alcoolémie de certains conducteurs.

Les gendarmes des ERI possèdent le même armement que les autres gendarmes, c’est à dire :

. des pistolets,
. des fusils à pompe,
. des pistolets mitrailleurs,
. des fusils de précision,
. des fusils d’assaut,
. des fusils mitrailleur,
. des bâtons de défense télescopiques,
. des lanceurs de balles de défense (LBD),
. des pistolets à impulsion électrique comme des Tasers,
. des grenades et des containers lacrymogènes.

Renault Mégane III RS de la Gendarmerie
Renault Mégane III RS de la Gendarmerie ©Arnaud Lambert

5. Comment devenir gendarme de l’ERI : concours, formation, recrutement, salaire :

Les gendarmes des ERI sont recrutés parmi les sous-officiers de la gendarmerie. Ils sont ensuite formés à la conduite de VRI. Vous devez donc d’abord le concours de sous-officier de gendarmerie pour postuler dans une équipe rapide d’intervention.

. Concours de sous-officier de gendarmerie (niveau BAC ou équivalent) : le concours est composé d’une phase d’admissibilité et d’une phase d’admission. Il comporte des épreuves écrites, orales, et techniques. Les lauréats doivent ensuite suivre une formation de 12 mois et s’engager à servir l’Etat pendant une durée minimum de six ans.

Tests de sélection et formation pour rentrer dans une ERI :

Pour intégrer une ERI, les sous-officiers de la gendarmerie doivent suivre une formation de pilotes de véhicules rapides d’intervention. Pour accéder à cette formation il faut :

. détenir le Certificat d’Aptitude Technique (CAT),
. être reconnu apte physiquement,
. être âgés de moins de 35 ans à la fin d’année du dépôt de candidature,
. avoir au moins trois ans de services effectifs au sein d’une unité de motocycliste ou d’une unité territoriale.

Les candidats doivent ensuite réussir plusieurs étapes de sélection. A l’issue de chaque phase de sélection, la liste des candidats retenus est diffusée par la DGGN.

Examen médical approfondi :

. avoir un état physique général satisfaisant,
. ne pas avoir de membres amputés,
. avoir de bonnes articulations,
. posséder une bonne stabilité émotionnelle.

Sélection psychotechnique :

Elle a lieu au sein du centre de psychologie appliquée de la gendarmerie nationale.

. évaluation du niveau intellectuel,
. évaluation du comportement réactionnel,
. évaluation de la personnalité.

Épreuves de sélection :

. questionnaires à choix multiples, épreuves psychotechniques, évaluation des connaissances générales,
. test des réflexes,
. test de coordination,
. entretien avec un psychologue de la Gendarmerie.

Les gendarmes qui réussissent les tests de sélection suivent ensuite une formation de pilote de VRI :

. cours théoriques sur les transfert de masse, la force centrifuge et la force centripète,
. stage de pilotage : conduite en milieu étroit, demi-tour au frein à main, demi-tour en marche arrière, conduite depuis la place passager, ou encore percutions avec d’autres véhicules.

A l’issue de ce stage, les candidats sont nommés pilotes VRI et sont affectés au sein de l’ERI de leur zone de rattachement. Tous les trois ans, les compétences des gendarmes pilotes sont vérifiées et complétées grâce à un stage de consolidation. Pour accéder à ce stage de consolidation, le gendarme doit néanmoins passer un examen médical.

Chaque commandant d’EDSR peut régulièrement organiser des contrôles d’aptitude pour vérifier les compétences de chaque pilote de VRI.

Concernant le salaire, la rémunération d’un pilote de VRI suit la grille indiciaire de son grade.

6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Gendarmerie :

Comme nous venons de le voir, pour devenir un gendarme pilote d’une équipe rapide d’intervention, il faut d’abord préparer le concours de sous-officier de gendarmerie. Mais ces concours sont très sélectifs, et votre réussite n’est pas du tout garantie. Pour atteindre votre objectif, une bonne préparation est indispensable.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cours Servais proposent une formation en ligne pour réussir le concours de gendarme, formation que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal si vous habitez dans une petite ville, si vous travaillez en parallèle, si vous voulez vous reconvertir ou si vous avez du mal à étudier tout seul sans cadre.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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