Devenir Gendarme à moto

Le gendarme à moto est un militaire en charge d’assurer les missions de police de la route, la sécurité des biens et de personnes et parfois, même certaines les enquêtes judiciaires. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir motard de la gendarmerie.

Motards de la Gendarmerie

Synonymes et métiers associés : gendarme motocycliste, militaire, gendarme mobile, sous-officier de gendarmerie, gendarme d’un peloton d’autoroute, officier de police judiciaire gendarmerie, policier national, policier municipal.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC ou équivalence.
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.677€ net.
Statut : militaire, rattaché pour emploi au ministère de l’Intérieur.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans minimum et 35 ans maximum.

1. Que fait le Gendarme motard : missions, tâches et fonctions
2. Quel est le salaire d’un Gendarme à moto, son évolution de carrière
3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Gendarme à moto
4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le concours de Gendarme

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1. Que fait le Gendarme Motard : missions, tâches et fonctions

1.1 Quotidien d’un Motard de la Gendarmerie

Les gendarmes à moto peuvent être affectés dans plusieurs unités.

S’il intègre une brigade motorisée (BMO), le gendarme travaille dans une ville préfecture. Il se consacre majoritairement à des missions de sécurité routière : surveillance et contrôle de la circulation (pose de radar, test d’alcoolémie, contrôle du permis, etc.). En cas d’accident de la route (collision, aquaplaning, etc.), le motocycliste intervient pour réguler la circulation et alerte les autorités compétentes (dépanneuse, pompiers, etc.).

Les gendarmes de la BMO sont amenés à escorter les personnalités publiques (maire, préfet, etc.) et les convois de la Banque de France. Il leur arrive également de devoir encadrer un convoi exceptionnel (transport de cargaison dangereuse, épreuve sportive comme le Tour de France, transport d’organe entre deux établissements de santé, etc.).

Parfois, les gendarmes de la BMO doivent coordonner le transport de poids lourds (faire en sorte que les autres véhicules ne soient pas gênés et que le poids lourd puisse manœuvrer facilement). Quand la gendarmerie doit se déplacer rapidement pour une opération de police judiciaire, les gendarmes à moto sont là pour « ouvrir la route » aux autres unités.

Dans un peloton d’autoroute (PA), le gendarme est affecté à une portion d’autoroute et doit faire respecter les règles de sécurité routière et protéger les citoyens en route. Pour cela, il positionne des radars pour faire baisser la vitesse sur les routes et donc le risque d’accidents. Si un usager de l’autoroute est arrêté sur le bas-côté, les gendarmes à moto lui portent assistance en contactant une dépanneuse.

Lorsqu’il travaille dans une brigade motorisée autoroutière (BMA), le gendarme combine les missions de la BMO et du PA.

Le militaire peut également tenter d’entrer dans l’escadron motocycliste de la garde républicaine en région parisienne. Dans ce cas, il mène des missions d’escortes du Président de la République et des chefs d’États étrangers en visite en France. Il effectue également le convoi de courriers importants entre les membres du gouvernement. Comme en province, il réalise les convois sportifs et d’organes.

Les unités BMO, PA et BMA font partie des Escadrons Départementaux de Sécurité Routière (EDSR) de la gendarmerie départementale. Les EDSR coordonnent l’action des gendarmes à moto (et en voiture) au sein d’un département et organise la lutte contre l’insécurité et les délits routiers.

Parmi les missions moins connues du gendarme à moto, il y a la prévention routière auprès de la population. La gendarmerie organise des séances d’information dans les établissements publics (écoles, lycées, centre d’information et d’orientation, maisons de quartier, etc.) pour sensibiliser les jeunes et futurs conducteurs aux dangers de la route. Les militaires présentent les consignes à respecter pour rouler en toute sécurité : attacher sa ceinture (même lorsque l’on est passager), respecter les distances de sécurité, rouler moins vite par temps de pluie, ne pas téléphoner au volant, etc.

Le gendarme à moto qui a obtenu la qualification d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) peut devenir l’adjoint du commandant de BMO, BMA ou PA et participe à la stratégie de son unité motorisée : quelles actions mettre en place ? Comment les déployer ? etc.

De par la nature de son travail, le gendarme travaille en équipe, et très souvent en binôme. Il est également fréquemment en lien avec les autres services de sécurité publique : police nationale, pompiers, ambulanciers, etc.

Avant de partir en mission, le motard doit s’assurer de vérifier quotidiennement l’état général de sa moto et son niveau d’huile. Le gendarme qui n’est pas suffisamment en forme pour mener ses missions à moto doit le signaler et passer sa journée dans un autre véhicule d’intervention (fourgon, voiture) pour éviter les accidents liés à la fatigue.

La profession compte presque uniquement des hommes, mais il est tout à fait possible pour une femme de faire ce métier. Auparavant, il fallait mesurer au minimum 1,70 m pour devenir gendarme motocycliste, mais aujourd’hui, le critère de taille a été supprimé.

1.2 Tenue et équipement

Le gendarme motard porte le même uniforme que les autres gendarmes : polo bleu, pantalon, chaussure de sécurité. Lorsqu’il est à moto, il porte un casque, des gants, ainsi qu’un manteau avec des protections intégrées et des air-bags au niveau des cervicales, du dos et du ventre. Son casque, sa veste et son pantalon son visibles de nuit grâce à des bandes réfléchissantes. Le gendarme peut également porter un ensemble imperméable lorsqu’il pleut.

Il est équipé de son arme de service : un pistolet Sig Sauer SP 2022 qu’il range dans son étui de cuisse avec son bâton télescopique. Il possède également des moyens de télécommunication, comme tous les autres gendarmes. Pour remplir ses missions de police de la route, il travaille avec des cinémomètres à visée dans l’axe (radars), des éthylotests et des éthylomètres, pour mesurer le taux d’alcoolémie des usagers de la route.

Enfin, son outil de travail principal reste sa moto. Les EDSR utilisent en majorité des Yamaha FJR 1300 et des MT 09 Tracer 900 cm3. Les motos possèdent un signal lumineux et sonore pour se signaler aux usagers. Pour certaines missions, les motards de la gendarmerie peuvent conduire des motocyclettes banalisées.

1.3 Qualité essentielles, compétences nécessaires

Pour devenir gendarme à moto, il est nécessaire d’être résistant physiquement et psychologiquement. En plus, il faut être très vigilant et attentif, car à moto, tout peut basculer en un instant.

Le militaire est un spécialiste de la sécurité routière et passe beaucoup de temps à poursuivre les contrevenants et à constater les infractions. Il doit être endurant et faire preuve à la fois d’autorité et de pédagogie. Enfin, le gendarme possède une grande autonomie et un bon esprit d’initiative. Son esprit d’équipe est indispensable.

Un intérêt pour la moto et la police de la route sont indispensables pour faire ce métier. Cependant, il n’est pas nécessaire d’être détenteur du permis moto au préalable. Celui-ci peut s’obtenir au cours de la formation.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier

Il existe 90 EDSR sur tout le territoire. Les près de 7.200 gendarmes qui les composent sont répartis au sein de plus de 440 unités spécialisées. Les débouchés sont donc nombreux, mais la formation est très sélective. L’élève qui répond à toutes les exigences du métier de gendarme et de la technicité de motard est assuré d’obtenir un poste rapidement.

Les postes de motard dans la gendarmerie sont accessibles à tous les gendarmes, qu’ils soient titulaires du permis A ou non (permis moto). Les élèves-gendarmes, qui eux sont motards dans le civil, ont même la possibilité de passer des tests au cours de leur formation.

Un gendarme peut également devenir motard au sein de l’escadron motocycliste de la Garde républicaine. Les critères pour passer les tests sont les mêmes, mais les sélections sont encore plus rigoureuses.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail

Les conditions de travail du gendarme l’amènent à réaliser de nombreuses heures supplémentaires. Il fait des heures de nuit, en fin de semaine (samedi et dimanche) et les jours fériés.

Il travaille très souvent en extérieur, et ce, par tous les temps. En revanche, le gendarme à moto n’est jamais forcé de prendre le guidon s’il ne le sent pas. Dans ce cas, ou si la météo ne le permet pas, il peut prendre une voiture de la gendarmerie.

Gendarme à moto
Gendarme à moto

2. Combien gagne un motard de la Gendarmerie : salaire et évolution de carrière

En début de carrière, un gendarme motocycliste gagne 1.677€ net. Son salaire ne connaît pas une nette évolution s’il se maintient à ce poste.

Mais il peut gagner plus en atteignant un grade supérieur : maréchal des logis-chef, adjudant, adjudant-chef ou encore major. Dans ce cas, il doit d’abord passer le concours d’officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale. Lorsqu’il devient adjudant-chef ou major, le gendarme à moto commande son unité motorisée ou devient adjoint d’un commandant d’escadron départemental de sécurité routière (EDSR).

Le gendarme motocycliste peut aussi décider d’évoluer vers une autre spécialité : police judiciaire, formateur relais antidrogue ou écologie-environnement, spécialiste montagne, pilote (hélicoptère, bateau, engin blindé), plongeur, maître-nageur sauveteur, moniteur de sport, cavalier, membre du GIGN, etc.

Si c’est le goût de la vitesse qui le motive, le gendarme peut passer de la moto à la voiture et évoluer vers une brigade d’intervention rapide (BRI). Pour entrer dans une BRI, il faut remplir les mêmes conditions que pour devenir motocycliste et avoir servi pendant au moins 3 années dans une unité motorisée (ou une unité de gendarmerie départementale). À l’issue d’épreuves spécifiques, les candidats sélectionnés suivent une formation de 4 jours sur le circuit du Mans (Sarthe), organisée par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO).

Le gendarme qui décide de rester motard peut tenter d’intégrer le prestigieux escadron motocycliste de la garde républicaine.

3. Études, formations, concours pour devenir Gendarme à moto

Pour devenir gendarme à moto, il faut déjà être gendarme, ou le devenir. Pour cela, il faut passer le concours de Sous-Officier de la Gendarmerie (SOG). Pour passer ce concours, il faut avoir le niveau BAC. Le concours comporte des épreuves sportives, écrites et orales. Les lauréats suivent ensuite une formation de 12 mois avant de s’engager à servir l’État pour une durée minimale de 6 ans.

À noter : il est possible de devenir SOG sans condition de diplôme, en devenant d’abord Gendarme Adjoint Volontaire (GAV)Les sélections sont ouvertes toute l’année pour les candidats âgés de 17 à 26 ans. Après un an de service en tant que GAV, il est possible de s’inscrire au concours de sous-officier, pour véritablement devenir gendarme.

  • Le pré-stage motocycliste :

Les gendarmes et les élèves-gendarmes (pendant leur formation) qui souhaitent devenir motocycliste de la gendarmerie, peuvent demander à participer à un pré-stage au Centre National de Formation à la Sécurité Routière (CNFSR), situé à Fontainebleau. Ce pré-stage dure une semaine et permet de vérifier l’aptitude du candidat à suivre le stage de motocycliste.

  • Le stage de motocyclisme :

Ceux qui réussissent le pré-stage peuvent intégrer la formation de motocycliste de la gendarmerie. Pendant 11 semaines, les candidats apprennent à conduire une moto dans tous les types d’environnements : piste, enduro, route, circuit, etc. Il suit également des cours théoriques sur la sécurité routière à moto et le fonctionnement du véhicule. À la fin de la formation une personne qui n’avait jamais touché une moto doit être un motard confirmé.

  • L’affectation en unité motorisée :

À l’issue du stage de moto, le candidat formé est affecté dans une unité motorisée.

Pour un élève-sous-officier, son affectation dépend du classement de l’élève et des offres du moment dans les Escadrons Départementaux de Sécurité Routière (EDSR) de la gendarmerie départementale.

Tous les 6 ans, le gendarme à moto doit effectuer un stage de 2,5 jours pour valider ses compétences et sa capacité à exercer en tant que motocycliste. S’il échoue, il devra suivre un stage de remise à niveau d’une semaine avant de reprendre du service. Si la remise à niveau ne suffit pas, le gendarme ne pourra plus exercer en tant que motard.

4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le concours de Gendarme

Comme nous l’avons vu précédemment, pour devenir motard dans la gendarmerie, il faut d’abord préparer le concours de gendarme. Mais votre réussite à l’examen n’est pas du tout garantie et votre préparation à l’examen est la clé de votre succès.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à la formation préparatoire des Cours Servais. C’est une formation en ligne, que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez et à votre rythme. Idéal quand on habite des petites villes, quand on travaille en parallèle, quand on veut se reconvertir, ou quand on a du mal à étudier tout seul sans cadre.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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