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La Police Technique Scientifique PTS


C’est en 1985 que la Police Technique Scientifique (PTS) est créée à Ecully dans le Rhône. Elle est un élément de la Police Nationale.

Son rôle est d’identifier et rechercher les auteurs d’infractions mais aussi des victimes ou témoins. Le tout en exploitant des moyens scientifiques et techniques (analyses…).

La Police Technique et Scientifique PTS

 

La Police Scientifique est composée de cinq services :

– la division de la logistique opérationnelle

– le centre national de recherche

– le service de documentation et de formation

– le service central d’identité judiciaire

– le service central de documentation criminelle et le service de l’informatique et des traces technologiques.

L’institut National de Police Scientifique :

Plus concrètement, les recherches se font au sein de l’INPS (Institut National de Police Scientifique) qui regroupe les laboratoires de la Police Scientifique.

Sous tutelle du ministère de l’intérieur, L’INPS a été créé en 2001. Son rôle est de procéder à tous les analyses et examens qui sont demandées par la police, la gendarmerie et la justice.

Pour mener à bien ses missions, l’INPS dispose de 700 agents dont 130 sont directement délégués aux examens et expertises. (L’effectif total de la Police Scientifique et Technique est de 1.600 personnes).

Les agents de le Police Scientifique sont réparties dans 6 laboratoires situés en France Métropolitaine, le tout coordonné par un service central à Ecully (Rhône).

Les laboratoires de Police Scientifique se trouvent à :

– Paris
– Lille
– Lyon
– Marseille
– Toulouse

Le seul laboratoire de Toxicologie est quand à lui situé à Paris.

Pour vous donner un ordre d’idée du niveau d’activité des laboratoires scientifiques, il faut savoir qu’en 2010, la Police Scientifique a traité 190.000 demandes d’analyses portant sur 247.000 scellés.

Analyses et examens de le Police Scientifique :

Même si les analyses de biologie génétique représentent plus de 90% de l’activité des laboratoires, les compétences de la Police Scientifique sont divisées en 9 grandes sections.

1 – La Section Balistique :

Comme son nom l’indique, les agents de la section balistique vont examiner les armes, les munitions et les éléments de munitions.

Ils peuvent être amené à procéder à des tirs d’expériences, restaurations de numéro de série effacés, analyses de stries de balles, calculs de distance et de trajectoire de tirs…

La matériel mis à leur disposition est bien entendu en relation directe avec leurs prérogatives. Nos scientifiques disposent entre autre de la Collection Nationale des Armes et Munitions, de caisson de tirs, de laser de trajectoire, de puissants microscopes.

Les techniciens ont aussi à leur disposition la base de données CIBLE (Comparaison et Identification Balistique par Localisation des Empreintes) pour vérifier si des armes/munitions n’ont pas déjà utilisé dans de précédentes affaires élucidées ou non.

Même si un policier scientifique travaille la majorité du temps dans son laboratoire, il peut être amené à se déplacer pour assister à des autopsies, reconstitutions, perquisitions et analyser la scène du crime.

La section Balistique est présente dans les 5 laboratoires de Police Scientifique.

2 – La Section Documents – Traces Papillaires :

– Le premier objectif de cette section est d’analyser les documents divers. En recherchant par exemple la marque et le type d’imprimante à partir d’un document imprimé ou d’essayer de prouver qu’une feuille a bien été imprimé sur l’imprimante d’un suspect.

Les techniciens peuvent aussi faire « parler » des documents ou des feuilles blanches en vérifiant qu’il n’y ait pas de surimpression. Vous avez surement du le faire quand vous étiez enfant, vous écrivez dans un carnet, vous déchirez  la feuille du dessus et gribouillant avec un crayon à papier que vous essayez de voir ce qui a été écris sur la feuille précédente. Evidemment, les policiers utilisent un matériel sophistiqué et pas un simple crayon.

La comparaison d’écritures manuscrites entre aussi dans leurs compétences.

Le service documents lutte également contre les faux documents et peut analyser des papiers administratifs ( passeports, cartes d’identités…) mais aussi des billets de banque pour mettre en évidence une contrefaçon.

A noter qu’aucun examen de document n’est disponible dans le laboratoire de Lyon, et la comparaison d’écritures manuscrites ne l’est pas à Toulouse.

– La révélation et la comparaison de traces papillaires est la seconde fonction de la section.

L’expression « traces papillaires » peut paraître compliquée mais c’est elle correspond tous simplement aux empreintes et marques laissées par un véhicule (pneus, numéro de série effacé..), un humain (empreintes digitales, semelle de chaussure…) ou un animal (morsure, empreinte…).

Les traces peuvent avoir été laissé sur différents supports : métal, verre, plastique, papier, ruban adhésif…

Le rôle du technicien scientifique est d’une part de trouver ces traces et empreintes sur la scène de crime ou sur des pièces à conviction, puis de les analyser et les comparer avec d’éventuels suspects ou victimes.

La révélation des traces est disponible dans tous les laboratoires de Police Scientifique mais le laboratoire de Lyon ne procède pas à leur examen.

3 – La Section Physico-Chimie :

4 aptitudes sont rattachées à la section physico-chimie.

– Analyse et comparaison : l’objectif est d’analyser la composition physique et chimique d’objets et de faire ensuite des comparaisons, pour mettre par exemple en relation un bout de fibre et le vêtement d’un suspect.

Ces analyses peuvent être réalisé  sur des fibres (vêtements, cordes…), du verre, de la peinture, des substances solides ou liquides inconnues, de l’encre, de la terre (uniquement à Marseille et Toulouse), des polymères (pneus, scotch, sacs en plastique…).

Le travail sur l’assemblage d’objets est aussi une compétence de cette section, c’est à dire retrouver à quoi correspond un débris trouvé sur une scène de crime, ou au contraire chercher un morceau manquant.

– Recherche et identification de diverses substances comme les diatomées (algues brunes, uniquement à Marseille et Toulouse), les résidus de tir, l’entomologie (analyse des insectes, uniquement à Marseille), les gaz lacrymogènes ou encore les encres de sécurité des billets de banque.

– Caractérisation morphologique : c’est tout simplement l’étude des lampes de véhicules au travers de leurs filaments.

– Accident de la circulation avec délit de fuite et utilisation de voitures béliers : il s’agit d’identifié des traces de peinture automobile puis de lancer une recherche comparative dans le fichier européen des peintures automobiles (EUCAP) pour déterminer le type de véhicule à rechercher (marque, modèle, année de fabrication).

Sauf contre indication, les examens physico-chimique sont réalisés dans les 5 laboratoires de la Police Scientifique.

4 – La Section incendies et explosions :

Le rôle de cette section est de constater sur la scène d’un incendie en prenant des photos et des échantillons des lieux pour chercher les causes de la catastrophe et d’établir si l’acte est accidentel ou malveillant.

A posteriori, on peut demander aux policiers scientifiques de chercher des traces sur un suspect pour vérifier si il y a un lien avec un incendie.

Il peut aussi leur être confié la recherche des causes de morts par intoxication au monoxyde de carbonne (examens des installations).

C’est le même système en ce qui concerne les explosions, le première étape est de constater la catastrophe en récupérant le maximum d’éléments à analyser. On pourra ensuite connaitre le type d’engins explosifs utilisés par analyse chimique, établir si cette affaire est liée à d’autres précédemment traitées (par exemple savoir si c’est un même groupe terroriste qui a agit).

Mais les explosions ne sont pas forcément liées au terrorisme et peuvent être accidentelles, il faudra donc chercher les causes précises de la catastrophe (défaillance matérielle, erreur humaine…).

Le service explosions et incendies n’est pas disponible à Paris.

5 – La Section Biologie (Traces) :

Le but est de trouver des traces biologiques sur les lieux du crime ou sur des pièces à conviction pour établir des profils génétiques. Les traces recherchées sont la salive, les poils, les cheveux, le sperme, le sang, les os, la peau, les ongles et globalement toute trace de tissus humain.

Grâce aux éléments récoltés on pourra établir trois type de profil génétique :
– STR autosomaux c’est à dire déterminer le sexe.
– STR du chromosome Y, c’est un peu comme le précédent mais concentré sur la recherche du chromosome masculin Y (la femme a deux chromosome X).
–  Séquençage de l’ADN mitochondrial (uniquement à Marseille)

Les traces biologique sont traitées dans les 5 laboratoires de Police Scientifique.

6 – La Section Biologie (Individus) :

Cette section est complémentaire de la précédente, cette fois on va effectuer un prélèvement d’ADN directement sur une personne (vivante ou morte).

Ces prélèvements peuvent être ensuite comparés aux traces trouvées sur une pièce à conviction ou sur une scène de crime, ils sont réalisés dans tous les laboratoires de Police Scientifique sauf Lyon.

Le laboratoire de Lyon est un peu à part puisqu’il gère le profilage génétique automatisé d’individus. Ce sont des prélèvements buccaux qui sont réalisés sur des personnes mises en cause dans des affaires ou condamnés. Les prélèvements sont ensuite ajoutés au FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) et pourront par la suite permettre d’identifié d’éventuels récidivistes.

Le laboratoire de Lyon à la capacité d’établir 240.000 profils génétiques par an.

7 – La Section Toxicologie :

On aurait pu penser que les analyses toxicologiques n’étaient réalisés que dans le Laboratoire de Toxicologie de Paris mais il n’en est rien, les laboratoires de Police Scientifique de Marseille, Toulouse, Lille, et Lyon participent également à ces examens.

Les analyses permettent de chercher, identifier et connaitre le dosage de substances psychotropes (médicaments qui ont un effet sur l’activité cérébrale) et toxiques (poison, etc.).

Ces substances peuvent être cherchées dans des éléments biologiques : sang, urine, contenu de l’estomac, cheveux… que se soit sur un personne vivante ou un cadavre. Mais aussi dans des liquides non biologiques (boissons…).

La section toxicologie s’occupe également de l’alcoolémie, et de substances stupéfiantes mais uniquement en ce qui concerne la violence routière. On peut aussi lui confier la recherche et dosage de toxiques sous forme de gaz comme le monoxyde de carbone.

8 – La Section Stupéfiants :

Cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy, pas besoin de vous faire un dessin sur le signification du mot « stupéfiants » qui désigne l’ensemble des drogues et substances psychotropes (qui agissent sur le cerveau) et dont l’usage répété conduit à un état de dépendance.

La finalité est d’identifier et arriver à doser les substances stupéfiantes et les éléments complémentaires associés (une drogue est rarement pure à 100%, d’autres « ingrédients » peuvent être ajoutés : sucre, etc.). Ces examens sont réalisés à partir d’échantillons de produits saisis. En comparant les analyses on pourra même savoir si les stupéfiants provenant de différentes saisies sont liés.

Les échantillonnages sont ensuite ajoutés au fichier STUPS (Système de Traitement Uniformisé des Produits Stupéfiants) pour permettre un suivi de l’évolution des drogues en France (composition, nouvelles variétés…).

Les analyses de stupéfiants sont réalisés dans les laboratoires de Marseille, Toulouse, Lille, Lyon, et le laboratoire de Toxicologie de Paris.

9 – La Section Traces Technologiques :

Cette section est la partie Technique de la Police Scientifique, elle est divisé en plusieurs catégories :

– Les systèmes de communication : présent uniquement à Lyon, on s’occupe de faire parler les téléphones portables en analysant les cartes SIM, les mémoires des téléphones. On peut également restaurer des données qui auraient été effacé (répertoire, vidéos, photos, SMS…) ou accéder aux messageries vocales pour récupérer des informations.

Les techniciens s’occupent également des fax, GPS, et tous les autres systèmes de communication. Ils suivent d’ailleurs en permanence les actualités technologiques  pour rester en phase avec les nouveautés.

– Le traitement de l’image : uniquement au laboratoire de Marseille, son rôle est d’extraire, traiter et améliorer les images, en agrandissant par exemple des images de vidéo surveillance sans perdre de la qualité pour identifier des suspects ou la plaque d’un véhicule.

– Les supports informatiques : analyses et examens de tout support informatique : clé USB, CD, DVD, disques durs, cartes mémoires. Récupération de données qui auraient été effacé. Reconstitution des historiques de navigation (quels sites ont été visités, quels mails envoyés/reçus, etc.). Uniquement sur Marseille.



Sources : Ministère de l’Intérieur

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