Brigades Fluviales et Nautiques de la Police et de la Gendarmerie

La mission de police fluviale est assurée par la police nationale et la gendarmerie nationale. Elles ont des missions similaires de police administrative et judiciaire.

Leur objectif commun est d’assurer la sécurité des biens et des personnes sur les différentes voies navigables et les plans d’eau du territoire national, mais également en milieu subaquatique (sous l’eau). Elles interviennent aussi le long des berges.

Brigade Fluviale de la Préfecture de Police de Paris

1. Que sont les Brigades Fluviales et Nautiques, histoire et présentation
2. Quelles sont les missions des Brigades Fluviales et Nautiques
3. Quels sont les effectifs des Brigades Fluviales et Nautiques
4. Quels sont les équipements, armes et véhicules des Brigades Fluviales et Nautiques
5. Comment rentrer dans les Brigades Fluviales et Nautiques : concours, formation, recrutement
6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme et de Gardien de la Paix

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1. Que sont les Brigades Fluviales et Nautiques, histoire et présentation

En France, il faut savoir que la mission de police fluviale est assurée aussi bien par la gendarmerie que par la police nationale. Il arrive aussi que la police municipale se voit confier cette responsabilité lorsque certains cours d’eau passent par de petites agglomérations.

1.1 La Brigade Fluviale de la Préfecture de Police de Paris
1.2 Les Unités Nautiques et Fluviales de la Gendarmerie
1.3 La Compagnie de Gendarmerie Fluviale Franco-Allemande

1.1 La Brigade Fluviale de la Préfecture de Police de Paris

Depuis les années 1900, à l’occasion de l’Exposition Universelle, des unités spécialisées assurent la sécurité des voies navigables de la région d’Île-de-France. Avant cela, l’inspection générale de la navigation n’avait pas d’agents dédiés aux missions de surveillance et d’interventions sur le fleuve et les canaux de la région parisienne.

C’est plus précisément le 30 juin 1900 que la brigade fluviale de Paris est créée par arrêté du préfet de police, Louis Lépine. Elle dépend donc de la préfecture de police de Paris.

À l’origine, ce sont 40 plongeurs qui furent recrutés parmi les gardiens de la paix de Paris. Ces derniers ont passé des épreuves et des formations exigeantes (natation, plongée, navigation, sauvetage, etc.) avant de pouvoir appartenir à la brigade fluviale.

Au vu du succès de la brigade pendant l’Exposition Universelle, Louis Lépine décide en 1902, de maintenir celle que l’on appelle la Fluv. Pour la surveillance des berges, la brigade est désormais dotée de bicyclettes et de ses tout premiers chiens : 2 terre-neuves.

Depuis, la brigade fluviale de Paris n’a cessé de se développer, notamment grâce au développement du tourisme et à l’arrivée des Bateaux-Mouches dans les années 1950.

Longtemps situé en face du célèbre 36, quai des Orfèvres, le quartier général de la brigade fluviale se situe depuis 1991 au quai Saint-Bernard, dans le 5ème arrondissement.

Depuis la disparition en 2009 de Némo, dernier chien de la Fluv, celle-ci n’en possède plus.

Ce n’est que le 24 juillet 2009 qu’elle adopte le statut de brigade de police régionalisée. On lui confie alors comme mission d’assurer la sécurité de l’ensemble des voies navigables de la région d’Île-de-France, c’est à dire environ 3.400 kilomètres de voies d’eau. Il s’agit de la première brigade de police spécialisée régionalisée.

Depuis l’adoption de ce nouveau statut, la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris a connu de nombreux changements. Deux nouvelles structures ont vu le jour à Joinville (94) et à Gennevilliers (92) afin de faciliter les interventions sur l’ensemble de la région parisienne. Les effectifs ont également augmenté : environ une centaine de nouveaux agents ont rejoint la brigade.

Grâce à ces restructurations, les délais d’intervention sont réduits et le contrôle des voies navigables est simplifié. La surveillance de la Seine est néanmoins une priorité car c’est un axe économique important qui connaît un trafic fluvial dense.

Il existe aujourd’hui 5 unités nautiques de la police : la Fluv de Paris et 4 unités de la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP). Elles sont situées dans les Bouches-du-Rhône (13), le Rhône (69), le Nord (59) et la Gironde (33).

1.2 Les Unités Nautiques et Fluviales de la Gendarmerie

La création des plus anciennes Brigades Fluviales de la Gendarmerie (BFG) remonte à la fin des années 1960. Au fil des années, de plus en plus de BFG font leur apparition. Celles-ci seront complétées par des Brigades Nautiques Intérieures (BNI), dont la première est créée en 1991 à Évian-les-Bains (74).   

Depuis 2007, ce sont 14 brigades fluviales et 4 brigades nautiques intérieures qui assurent la protection des lacs et des fleuves du territoire national. Ces brigades sont placées sous l’autorité de la gendarmerie des voies navigables, et de la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP).

Depuis la validation du Grenelle de l’environnement en 2009, le transport fluvial est une priorité de l’Etat. Il est en effet plus économique et plus respectueux de l’environnement que le transport routier. Il émet quatre fois mois de CO2 à la tonne transportée. En à peine quelques années, le transport fluvial a augmenté de plus de 25%, entraînant de nombreuses conséquences et un contrôle accru des voies navigables de France.

En 2010, le Commandement de la Gendarmerie des Voies Navigables (CGVN) est d’ailleurs créé. Il se situe à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, qui est d’ailleurs la capitale de la batellerie. Il était important que ce lieu stratégique soit implanté en région parisienne.

En 2011, plus de 500.000 conteneurs sont recensés sur les voies navigables de France et depuis ce chiffre n’a cessé d’augmenter. La construction d’un nouveau canal reliant différents ports de la Seine comme Le Havre, Rouen ou Paris, aux fleuves d’Europe du Nord devrait contribuer à favoriser encore davantage le transport de marchandises par voies fluviales.

Toujours en 2011, une convention est signée entre la gendarmerie fluviale et les Voies Navigables de France (VNF), qui est le gestionnaire du réseau fluvial. L’objectif de cette convention est de favoriser la coopération en matière d’opérations menées sur les différents plans d’eau du territoire national.

Bien que certaines BFG aient été dissoutes ou ouvertes depuis 2007, le compte de brigades fluviales et de brigades nautiques intérieures reste le même : 14 BFG et 4 BNI :

  • BFG de Conflans-Sainte-Honorine (78),
  • BFG de Saint-Jean-de-Losne (21),
  • BFG de Vogelgrun (68),
  • BFG de Strasbourg (67),
  • BFG de Gambsheim (67),
  • BFG de Metz (57),
  • BFG de Valence (26),
  • BFG de Villefranche-sur-Saône (69),
  • BFG de Saint-Pierre-des-Corps (37),
  • BFG de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85),
  • BFG de Nantes (44),
  • BFG de Rouen (76),
  • BFG de Noyon (60),
  • BFG de Douai (59),
  • BNI d’Embrun (05),
  • BNI d’Aix-les-Bains (73),
  • BNI d’Évian-les-Bains (74),
  • BNI de Dienville (10).

1.3 La Compagnie de Gendarmerie Fluviale Franco-Allemande

Il existe également une entité fluviale issue d’une coopération entre la France et l’Allemagne. Cette coopération possède 3 bases dont une située à Kehl une ville allemande proche de Strasbourg, et deux autres situées à Gambsheim et Vogelgrun, deux villes d’Alsace.

C’est à l’occasion du 12ème conseil des ministres franco-allemands, en février 2010, que la chancelière allemande, Angela Merkel et le président français, Nicolas Sarkozy, ont pris la décision de créer la Compagnie de Gendarmerie Fluviale Franco-Allemande (CGFFA). Cette initiative témoigne des bons rapports entre ces deux pays et fortifie un peu plus la coopération franco-allemande.

Une phase d’expérimentation a d’abord eu lieu de mai à décembre 2011. Au vu du succès de cette expérience, la création de la CGFFA fut officialisée en mars 2012.

Les villes de Vogelgrun et de Gambsheim abritaient déjà des brigades fluviales de la gendarmerie depuis 1969 et 1974. Lors de la création officielle de la CGFFA, les effectifs de ces deux BFG furent doublés grâce à l’arrivée d’agents allemands de Bade-Wurtemberg (État allemand frontalier).

2.1 Missions de la Brigade Fluviale de la Préfecture de Police de Paris

La principale mission de la brigade fluviale régionalisée de Paris est de venir en aide aux victimes de submersion, c’est à dire aux personnes qui sont en danger de noyade. Il existe néanmoins des unités spécialisées dans différents domaines d’intervention.

Certains membres d’une unité sont en effet plongeurs, secouristes, pilotes, mécaniciens, menuisiers ou encore sonaristes.

Chaque unité doit cependant être en mesure d’accomplir l’ensemble des missions suivantes :

  • Tracter les bateaux qui se retrouvent en difficulté.
  • Éteindre les incendies qui surviennent sur un navire.
  • Intervenir dans les cales de péniches qui risquent de couler, en asséchant et en réparant les coques.
  • Maintenir l’ordre sur les voies navigables et les berges en surveillant par exemple les ports de commerces et de plaisance, ainsi que les voies navigables.
  • Secourir des victimes sur le point de se noyer : pour sortir la personne de l’eau, les agents peuvent plonger ou s’en approcher en bateau. Ils sont formés pour apporter les premiers soins en attendant l’arrivée des secours.
  • Rechercher une victime de noyade dans les cours d’eau.
  • Contrôler les différents bateaux et leurs occupants : les agents peuvent par exemple vérifier la vitesse, le respect des règles de navigation, le matériel de sécurité, l’identité des passagers, les permis bateaux, les documents des bâtiments flottants, navigants ou amarrés, ainsi que les autorisations de navigation. Ils peuvent aussi procéder à un contrôle des équipements d’une embarcation et des marchandises qu’elle transporte s’ils jugent cela nécessaire.
  • Lutter contre la pollution sauvage en vérifiant la norme des équipements ou en essayant de prendre les contrevenants en flagrant-délit.
  • Prévenir les autorités de risques d’inondations ou de crues du fleuve et des cours d’eau.
  • Procéder à la recherche de corps et d’objets immergés (sous l’eau) sur réquisition judiciaire, et prendre part à des reconstitutions de scènes de crimes.
  • Sécuriser certaines manifestations nautiques, ou alors les déplacements de hautes personnalités publiques ou politiques.
  • Repérer et signaler des véhicules volontairement ou accidentellement immergés.
  • Prévenir les cambriolage pour les résidents de péniches.

La brigade fluviale régionalisée de Paris remplit donc des missions de police administrative et des missions de police judiciaire. La police administrative regroupe par exemple les opérations de contrôle des papiers et de surveillance des quais, alors que la police judiciaire concerne les enquêtes, les relevés d’infractions, mais aussi les constatations judiciaires subaquatiques.

Généralement, les journées de travail d’un policier de la brigade fluviale se déroulent en rotations de deux journées de 7h à 19h, et d’une nuit de 19h à 7h.

Les opérations de la brigade concernent aussi bien les bateaux de plaisance et les péniches, que les bateaux commerciaux et les établissements flottants qui abritent des boîtes de nuit, des bars, des hôtels, des restaurants, des salles de réception et de séminaire.

Pour mener à bien leurs missions, les agents de la brigade utilisent des bateaux remorqueurs, des pneumatiques, des vedettes de patrouille et des équipements de plongée.

Lorsque la brigade n’est pas en intervention, les policiers doivent se soumettre à un entraînement hebdomadaire afin de maintenir leurs compétences. Ils plongent par exemple en fosse ou en milieu naturel comme dans la Seine, quelles que soient les conditions climatiques, les conditions de visibilité et la température de l’eau. Ils doivent apprendre à savoir gérer leur stress et leur endurance. Les policiers de cette brigade sont également formés pour avoir une connaissance parfaite du fleuve et de sa topographie.

Exemple de missions de la brigade fluviale :

Les brigades fluviales réalisent différentes interventions. En mai 2011, une brigade retrouve par exemple un ancien obus à Joinville-le-Pont.

Quelques mois plus tard, en décembre, c’est un bateau mouche encastré dans le pont d’Iéna qui est secouru sur la Seine par la brigade fluviale de Paris.

Une autre brigade a eu pour mission de réaliser des repérages avec Jacky Chan pour les cascades de l’un de ses films.

Les brigades peuvent aussi intervenir pour des missions plus classiques, comme par exemple sortir un semi-remorque tombé à l’eau dans le Port de Bonneuil.

Pour vous donner une idée des secours aux personnes, en 2009, la Fluv a repêché 107 personnes vivantes et 50 cadavres.

2.2 Missions des Unités Nautiques et Fluviales de la Gendarmerie

Ayant pour mission d’assurer la sécurité et l’ordre public, la gendarmerie doit également intervenir sur les voies navigables. Elle remplit pour cela de nombreuses missions sur les différents cours d’eau, et intervient aussi bien auprès des remorqueurs, que des automoteurs, des coches de plaisance, des péniches, et des différents paquebots.

Ses missions sont les suivantes :

  • Prévenir et réprimer les infractions à la police de la navigation en effectuant des missions de contrôle semblables à celles de la brigade fluviale de Paris. Les activités humaines liées à la pêche, aux loisirs, ou au transport fluvial sont ainsi surveillées.
  • La gendarmerie réalise des constatations judiciaires sur et sous l’eau. Il s’agit de missions de police administrative, comme le contrôle des documents de bord et du matériel de sécurité, le respect de la réglementation en vigueur, le contrôle des passagers et des papiers liés à la marchandise transportée.
  • Lutter contre les trafics illicites qu’il s’agisse de stupéfiants, d’immigration irrégulière, de transports illégaux de déchets et de matières dangereuses.
  • Lutter contre les atteintes à l’environnement.
  • Les gendarmes d’une unité fluviale ou nautique remplissent également des missions de police judiciaire et peuvent être sollicités pour prendre part aux recherches de personnes disparues, d’armes ou d’indices lors d’enquêtes judiciaires.
  • Les unités fluviales de la gendarmerie ont également une mission de secours à la personne.

La délinquance fluviale reste l’une des principales missions des unités fluviales de la gendarmerie.

En 2002, un programme de contrôle des personnes utilisant les voies navigables, pour le travail ou les loisirs, est mis en œuvre par le réseau européen des polices fluviales, AQUAPOL. Ces opérations de contrôle ont lieu trois semaines par an, au même moment, dans chacun des 14 pays membres et la gendarmerie y prend part.

Il arrive aussi que la gendarmerie déploie des opérations nationales de lutte contre les trafics illicites, comme AQUAFLU. Lors de ce genre d’événement, les unités fluviales et nautiques de la gendarmerie sollicitent l’aide des policiers et des douaniers. Un travail d’enquête judiciaire permet de savoir à l’avance quels bateaux seront contrôlés.

Un autre programme, nommé AQUAZONE, a été mis au point par le Commandement de la Gendarmerie des Voies Navigables (CGVN) de Conflans-Sainte-Honorine (78). Il s’agit d’une mission de contrôle fluvial de grande ampleur. Les gendarmes montrent ainsi qu’ils sont très présents sur les différentes voies navigables.

Grâce à ce programme, les différentes unités sont très réactives et gèrent de manière optimale les effectifs et les moyens mis à leurs dispositions dans les cinq bassins fluviaux que sont la Seine, le Rhin, Le Nord, la Moselle et le Rhône-Saône.

2.3 Missions de la Compagnie de Gendarmerie Fluviale Franco-Allemande

Cette compagnie a pour mission de surveiller le trafic fluvial de son secteur, de lutter et de punir les infractions en matière de navigation, et de réaliser des plongées pour rechercher des corps ou des objets. Ils interviennent également lors d’accidents fluviaux, de délits ou de manifestations qui ont lieu sur le fleuve.

Les agents de la CGFFA contrôlent également les établissements de loisirs aquatiques et peuvent envoyer, si besoin, des plongeurs dans les autres plans d’eau qui font partie de la zone de défense et sécurité Est.

Les membres de cette compagnie travaillent tout au long des 160 kilomètres du Rhin, plus précisément entre la frontière suisse, au sud, et la frontière allemande, au nord, c’est à dire entre les villes de Bâle et de Baden-Baden.

Vedette de surveillance de la Gendarmerie Fluviale
Vedette de la Gendarmerie à Strasbourg ©Claude TRUONG-NGOC

3. Quels sont les effectifs des Brigades Fluviales et Nautiques

Que ce soit la Fluv de Paris, les BNI et les BFG de la gendarmerie ou la CGFFA, toutes ces unités sont composées d’agents / de militaires formés à différentes spécialités : plongée, pilotage, mécanique, menuiserie, sonar, etc.

La brigade fluviale de Paris est composée d’environ 100 policiers, dont 12 femmes.

Les brigades nautiques intérieures et les brigades fluviales de la gendarmerie sont généralement composées de 6 à 10 gendarmes. Il existe 14 BFG et 4 BNI. Elles sont composées entre autres de gendarmes plongeurs.

La compagnie de gendarmerie fluviale franco-allemande, quant à elle, est constituée de 24 fonctionnaires allemands de Bade-Wurtemberg, et de 21 gendarmes français. Ils sont répartis dans 3 sites : à Kehl (Allemagne), Gambsheim (67) et Vogelgrun (68).

Le commandement de cette unité est partagé équitablement entre la France et l’Allemagne, tout comme la programmation des opérations, les patrouilles, l’équipement, et les locaux.

Toutes ces brigades sont ouvertes aux femmes si elles le souhaitent. Elle doivent néanmoins avoir les compétences et l’expérience nécessaires, au même titre que les hommes. Elles sont moins nombreuses que les hommes dans ce métier.

4. Quels sont les équipements, armes et véhicules des Brigades Fluviales et Nautiques

Ces différentes unités nautiques sont armées, et possèdent les mêmes équipements que les autres gendarmes et policiers, en ayant toutefois du matériel spécialisé à leur activité comme des accessoires de plongée, de secours, et des embarcations.

La brigade fluviale de Paris compte environ 17 embarcations parmi lesquelles se trouvent des remorqueurs, des pneumatiques qui sont plus rapides, mais aussi des vedettes de patrouille.

Elle possède également un bus de police-secours, deux véhicules tout-terrain et cinq motopompes à essence. L’un des remorqueur est un remorqueur-pousseur multifonctions et puissant, mesurant 22 mètres de long.

Les unités fluviales de la gendarmerie disposent également d’embarcations rapides telles que des White Shark, mais aussi des vedettes de surveillance et des canots semi-rigides. La compagnie de gendarmerie fluviale franco-allemande possède quant à elle plusieurs vedettes longues de 17 mètres, mais aussi des embarcations plus légères.

La Fluv de Paris, la CGFFA ainsi que certaines brigades fluviales et nautiques de la gendarmerie possèdent désormais des sonars qui leur permettent de sonder le fond des cours d’eau lors de recherches. Ces appareils repères aussi bien des épaves et autres objets ainsi que des corps.

Enfin, toutes les unités se doivent de posséder certains équipements indispensables :

  • des équipements de plongée,
  • des lampes puissantes,
  • du matériel de prise de vue photo ou vidéo,
  • des écouvillons et des boîtes pour effectuer des prélèvements,
  • du matériel de dépannage,
  • un parachute qui se gonfle d’air, pour faire remonter les objets lourds à la surface (voiture, coffre-fort, etc.)…

5.1 Recrutement dans la Brigade Fluviale de le Préfecture de Police de Paris

Il faut tout d’abord avoir réussi le concours de gardien de la paix, que se soit en externe si vous avez le niveau BAC, ou en passant le concours interne (sans diplôme) accessible par les dispositifs de cadet de la république et d’adjoint de sécurité.

Ensuite, le recrutement est organisé par la préfecture de police et les candidats doivent réussir un concours interne. Pour pouvoir candidater, il est nécessaire d’être gardien de la paix titulaire et d’être en fonction à Paris ou dans la petite couronne. Il faut également être médicalement apte à la plongée.

Evidemment avoir un bon niveau de natation et de plongée est un gros avantage.

Les tests de sélection pour intégrer la Fluv’ :

Il existe également des tests de sélection qui peuvent néanmoins varier d’une année sur l’autre.

  • Épreuves en piscines : 200 mètres nage libre chronométrée, récupération d’un mannequin en surface et le tracter pendant au moins une minute, épreuve d’apnée, 400 mètres de nage en surface avec des palmes, un masque, un tuba et une bouteille de plongée sur le dos, épreuve de plongée avec des exercices simples comme par exemple le vidage d’un masque.
  • Épreuves pratiques et orales : nœuds marins, secourisme de niveau AFPS, barque à rames, transport d’un sac et d’une bouteille de plongée, interrogations sur la réglementation fluviale.
  • Tests avec un psychologue.
  • Entretien avec un jury.

La Formation de la Brigade Fluviale :

Les lauréats des épreuves de sélection rejoignent la brigade fluviale et suivent une formation initiale de 3 mois qui compte :

  • une formation au pilotage afin d’obtenir le permis,
  • une formation au secourisme pour obtenir le CFAPSE,
  • une formation à la plongée dans la Seine,
  • un stage de cinq semaines à l’école de plongée de la gendarmerie,
  • une formation à la réglementation fluviale et aux différentes procédures administratives et techniques.

A la fin de cette formation, les policiers reçoivent le statut de stagiaire pendant une année renouvelable si nécessaire. Ce n’est qu’à la fin de cette période qu’ils sont affectés au sein de la brigade fluviale de Paris.

Les autres unités nautiques de la police :

Pour intégrer l’une des 4 unités nautiques qui dépend de la DCSP, la priorité est donnée aux agents qui possèdent déjà des diplômes qui leur seront utiles (permis bateau, BNSSA, PSC1, brevet de plongée).

Il est possible d’y accéder dans le cadre de mutations sur proposition de vacances de postes. La sélection s’effectue grâce à un entretien avec le jury.

5.2 Recrutement dans les Unités Nautiques et Fluviales de la Gendarmerie

Comme pour les unités nautiques de la police, chaque unité nautique de la DCSP a son propre mode de recrutement. Posséder un permis bateau, un brevet de plongée, le Brevet National de Sécurité et Sauveteur Aquatique (BNSSA) et une qualification en secourisme (PSC1) est un sérieux avantage.

Les gendarmes d’une unité nautique ou fluviales sont recrutés parmi les gendarmes en activité, dans le cadre de mutations ou sur proposition de vacances de postes.

Il faut cependant s’entretenir avec un jury et réussir des tests physiques et techniques. Les gendarmes qui réussissent suivent ensuite une formation d’adaptation à l’emploi.

La formation qui permet d’intégrer une brigade fluviale se déroule au Centre National d’Instruction Nautique de la Gendarmerie (CNING) d’Antibes pour les gendarmes et les policiers.

A noter : pour devenir gendarme, vous pouvez passer le concours de sous-officier externe (niveau BAC), d’officier (niveau BAC+3), ou devenir gendarme adjoint volontaire (sans diplôme).

6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme et de Gardien de la Paix

Comme nous venons de le voir, pour intégrer une brigade fluviale ou unité nautique, il faut d’abord réussir un concours de gardien de la paix ou de gendarme. Mais il y a une forte concurrence entre les candidats, et une très bonne préparation est indispensable.

Vous pouvez préparer ces concours en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Une formation à distance pour réussir les concours de la police nationale et de la gendarmerie vous permet de vous préparer sur internet. Formation en ligne que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, et à votre rythme. Idéal si vous habitez une petite ville, si vous travaillez en parallèle, si vous voulez vous reconvertir ou si vous avez du mal à étudier tout seul sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours.

Les inscriptions sont ouvertes toute l’année!

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite dès maintenant, en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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