Fiche métier de Gendarme N’Tech

Un, ou une, gendarme N’Tech est spécialisé dans l’analyse des supports numériques pour collecter des preuves et des indices dans le cadre d’une enquête. Il traque les cyberdélinquants, sensibilise les jeunes sur les dangers d’internet, et analyse les disques durs. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir Gendarme-N-Tech.

Gendarme N'Tech

Synonymes et métiers associés : enquêteur N’Tech, P’Tech, C’Tech, gendarme spécialisé SIC, gendarme de l’IRCGN, gendarme OPJ, liste des métiers de la gendarmerie.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC ou équivalent pour le concours externe de sous-officier, aucun diplôme en devenant gendarme adjoint volontaire.
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.607,31€ brut par mois + primes et avantages pour le premier échelon de sous-officier.
Statut : militaire, rattaché pour emploi au ministère de l’Intérieur.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans minimum et 35 maximum au 1er janvier de l’année pour passer le concours externe de gendarme sous-officier.

1. Que fait le Gendarme N’Tech : missions, tâches et fonctions :
2. Quel est le salaire d’un Gendarme N’Tech , son évolution de carrière :
3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Enquêteur N’Tech :
4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Gendarmerie :

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1. Que fait le Gendarme N’Tech : missions, tâches et fonctions :

1.1 Quotidien d’un Enquêteur N’Tech :
1.2 Tenue et équipement :
1.3 Qualités essentielles, compétences nécessaires :
1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier :
1.5 Horaires, conditions et temps de travail :

1.1 Quotidien d’un Enquêteur N’Tech :

Aujourd’hui, les menaces auxquelles la gendarmerie doit faire face ont évolué, le travail des gendarmes doit s’adapter à ces évolutions rapides, comme le développement de la cybercriminalité, et lutter contre différentes menaces. Pour cela, la gendarmerie forme des gendarmes spécialisés dans les nouvelles technologies et l’analyse de supports numériques : les gendarmes N’Tech.

Un gendarme N’Tech est compétent pour mener des enquêtes sur des réseaux, ou réaliser des examens techniques sur des supports numériques, et seconder les unités d’enquête qui manquent de temps ou de compétences dans ces domaines spécifiques. Il travaille 85 % du temps pour des brigades, et le reste du temps pour des unités de recherche. Le travail d’un gendarme N’Tech consiste donc à orienter le Directeur d’Enquête (DE) dans ses recherches.

Il intervient notamment dans les domaines suivants :

  • pédopornographie,
  • détournements de moyens de paiement,
  • délits informatiques,
  • intrusions dans des systèmes de traitement automatisé des données,
  • usurpations d’identités,
  • escroqueries,
  • menaces terroristes diffusées sur les réseaux sociaux.

Un enquêteur N’Tech traque donc trois types de cyberdélinquants :

  • les pirates qui s’attaquent aux sites internet et aux systèmes de traitement automatisé de données et qui diffusent des virus,
  • aux cyberdélinquants qui vendent en ligne des produits contrefaits, illicites, ou alors qui diffusent des propos violents, racistes, ou qui font l’apologie du terrorisme,
  • et enfin aux particuliers qui produisent ou consultent du contenu pédopornographique.

Pour lutter contre ces différents délits, le gendarme N’Tech a pour mission de collecter différents éléments de preuve en analysant les supports numériques comme des disques durs, téléphones, clés USB, unités centrales, ordinateurs portables, consoles de jeux, appareils photos.

L’enquêteur N’Tech peut par exemple reconstituer des données effacées, casser des mots de passe, ou encore exploiter les données rattachées à des photos numériques.

Mais un gendarme N’Tech peut aussi réaliser d’autres missions. Il peut par exemple mener des interventions chez des particuliers ou des entreprises afin de collecter des indices, donner son avis et apporter des conseils techniques aux enquêteurs et aux magistrats, évaluer des saisines, ou encore prendre part à des conférences et à des projets de recherche relatifs aux technologies numériques et à la cybercriminalité.

Il doit aussi effectuer une veille permanente sur l’actualité de son domaine d’expertise, et développer un réseau de contacts en France, mais aussi à l’étranger. Il peut aussi mener des actions de prévention auprès des jeunes afin de les sensibiliser aux dangers de la toile.

Il faut savoir qu’un gendarme N’Tech communique avec des Correspondants en technologies Numériques (C’Ntech) et des Premiers intervenants en technologies Numériques (P-Ntech).

Ces derniers sont formés pour réaliser de simples analyses sur des supports numériques, procéder à des saisies et à des placements sous scellés lors des perquisitions, dans le but de transmettre ces informations sensibles aux enquêteurs N’Tech.

1.2 Tenue et équipement :

Un enquêteur N-Tech porte la même tenue que les autres gendarmes, à savoir un polo bleu clair à manches courtes ou longues, un pantalon bleu marine, des bottines noires, une casquette souple et une veste bleu marine lorsqu’il est sur le terrain.

Il dispose surtout d’un équipement technique à la pointe de la technologie, comme l’appareil Universal Forensic Extraction Device (UFED) qui permet d’extraire des informations stockées sur des appareils mobiles. Il peut s’agir de contacts, de l’historique des appels, des données liées aux réseaux sociaux, de vidéos, de messages, de photos, et même d’informations supprimées.

Il utilise également le logiciel Gendexif. Conçu par l’IRCGN, Gendexif permet de récupérer des données de photos numériques.

Un gendarme N’Tech possède le port d’arme, mais son travail ne nécessite pas qu’il soit armé, sauf lorsqu’il est obligé de se déplacer sur le terrain dans le cadre d’une enquête. Les armes dont il dispose sont les mêmes que les autres gendarmes.

1.3 Qualités essentielles, compétences nécessaires :

Le militaire N’Tech doit tout d’abord avoir d’excellentes connaissances dans son domaine d’activité. Il doit être à l’aise avec les nouvelles technologies et les supports numériques. Il doit aussi être très rigoureux et minutieux lorsqu’il procède à des analyses, car ces indices sont aussi importants qu’une trace ADN. Il peut les supprimer définitivement ou les rendre inexploitables s’il fait une mauvaise manipulation.

En tant qu’enquêteur, il doit être patient et inventif afin de fouiller les moindres recoins à la recherche de preuves et d’indices. Il ne doit rien laisser passer, et consacrer le temps qu’il faut à chaque analyse. Il doit aussi accepter l’échec lorsqu’il ne tire aucune information exploitable.

Il faut aussi qu’il soit passionné par son domaine d’activité, car c’est un secteur qui évolue rapidement. Il doit donc aimer se tenir informer et effectuer une veille. Il faut d’ailleurs qu’il possède un bon niveau d’anglais, car il est amené à participer à des conférences internationales et à échanger avec des agents étrangers.

Il faut aussi qu’il soit respectueux de la hiérarchie et de la déontologie propre à la gendarmerie, car il reste avant tout un militaire. Il doit aussi veiller à bien respecter les procédures afin de ne pas compromettre de preuves.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier :

Même s’il existe peu de postes disponibles, c’est un domaine dynamique qui se développe. Les enquêteurs N’Tech sont recrutés parmi les Officiers de Police Judiciaire (OPJ).

Un gendarme N’Tech exerce généralement au sein du C3N de Pontoise (95), le Centre de lutte Contre les Criminalités Numériques qui est rattaché au Service Central du Renseignement Criminel (SCRC) de la gendarmerie nationale.

Il s’agit d’un service à compétence judiciaire nationale. L’enquêteur peut aussi être affecté dans une section de recherches, ou au sein d’une Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (BDRIJ).

Quant aux Correspondants en technologies Numériques (C’Ntech) et aux Premiers intervenants en technologies Numériques (P-Ntech), ils travaillent aux seins de brigades de gendarmerie et peuvent donc exercer sur l’ensemble du territoire.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail :

Un gendarme N’Tech travaille à des horaires de bureau classiques, mais lorsqu’il est sollicité sur une enquête sensible, il peut avoir à effectuer des heures supplémentaires. Il peut également travailler en soirée, certains week-ends et jours fériés.

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2. Quel est le salaire d’un Gendarme N’Tech , son évolution de carrière :

2.1 Combien gagne un Enquêteur N’Tech, rémunération, primes :
2.2 Évolution professionnelle :

2.1 Combien gagne un Enquêteur N’Tech, rémunération, primes :

En tant qu’officier de police judiciaire, le N’Tech, perçoit le même salaire de base (solde) que les autres gendarmes du corps des officiers. Sachant que cette solde dépend du grade et de l’échelon de progression.

Voici un aperçu des salaires de bases hors primes :

  • Soldes des Sous-officier de Gendarmerie : entre 1.607,31€ brut mensuel au premier échelon du grade de gendarme, et 2.727,27€ brut mensuel au dernier échelon du grade de major.
  • Soldes des Officiers de Gendarmerie : entre 1.827,55€ brut mensuel pour un sous-lieutenant, et 5.496,71€ brut mensuel au grade de général de division.

A cela, il faut ajouter les primes, indemnités et aussi les avantages, ce qui augmente considérablement le revenu des militaires de la gendarmerie.

2.2 Évolution professionnelle :

Un gendarme N’Tech se forme tout au long de sa carrière pour suivre les avancées technologiques, et pouvoir utiliser de nouvelles techniques toujours plus efficaces.

Après plusieurs années d’expérience, il peut passer un Master Sécurité des Systèmes d’Information pour intervenir dans des enquêtes plus complexes.

D’un point de vue hiérarchique, il progresse dans la hiérarchie grâce à son ancienneté, ou des promotions.

Le gendarme peut aussi décider de se reconvertir dans le civil, ses compétences très pointues lui permettront de trouver rapidement un emploi très bien payé, par exemple dans la sécurité informatique.

3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Gendarme N’Tech :

Pour devenir gendarme N’Tech, il faut être Officier de Police Judiciaire (OPJ). Ce statut est réservé aux officiers et aux gradés de la gendarmerie, mais également ouvert aux gendarmes sous-officier qui réussissent un examen technique.

Pour pouvoir passer l’examen technique, il faut totaliser au moins trois ans de service au 1er janvier de l’année du test. Les lauréats intègrent ensuite une formation continue de 13 mois qui comprend :

– une formation personnelle ponctuée de devoirs et de contrôles des connaissances,
– une formation collective composée de journées et de stages de formation.

La formation débouche sur un examen national qui permet aux gendarmes d’obtenir, ou non, la qualité d’OPJ, pour ensuite tenter de devenir gendarme N’tech.

  • Recrutement des Gendarmes N’tech :

Les OPJ qui souhaitent devenir gendarme N’Tech doivent tout d’abord obtenir l’accord de leur hiérarchie. Ils doivent ensuite contacter le référent métier NTech à la DGGN, puis adresser leur candidature par voies hiérarchiques, après le message d’appel à volontaires diffusé tous les ans au mois de mai.

  • Formation et affectation des Gendarmes N’Tech :

Les gendarmes sélectionnés suivent une formation de 15 mois au Centre National de Formation à la Police Judiciaire (CNFPJ) et à l’université de Troyes (10).

Ils y apprennent les mécanismes et les enjeux de la cybercriminalité, mais aussi les procédures criminalistiques qui sont réservées aux nouvelles technologies, ainsi que les techniques à utiliser pour réaliser des perquisitions en ligne, ou encore exploiter des informations rattachées à des systèmes d’exploitation et analyser différents supports de stockage numérique.

Ils doivent ensuite réaliser un stage en unité de recherche sous la direction d’un tuteur N’Tech. Ce n’est qu’à la fin de ce stage qu’ils reçoivent la licence professionnelle d’enquêteur en technologies numériques (N’Tech). Ils sont alors affectés au C3N, au sein d’une section de recherches, ou dans une Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (BDRIJ).

4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Gendarmerie :

Comme nous venons de le voir, il est nécessaire de réussir l’un des concours de la gendarmerie avant de pouvoir travailler en tant qu’enquêteur en technologies numériques (N’Tech). Mais les candidats sont nombreux, et si voulez réussir vous devez être mieux préparé que les autres candidats !

Vous pouvez préparer les concours tout seul en achetant des livres et annales de concours. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Une formation en ligne vous permet de préparer les épreuves à distance. L’inscription est ouverte toute l’année, et vous pouvez vous connecter à votre espace élève de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal pour les personnes qui habitent des petites villes, qui travaillent en parallèle, qui veulent se reconvertir ou qui n’arrivent pas à étudier toutes seules sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours de gendarme.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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