La Direction Centrale de la Police aux Frontières (DCPAF)

La Direction Centrale de la Police aux Frontières (DCPAF) est une direction spécialisée de la police nationale. Elle coordonne l’action de différents services chargés d’assurer les contrôles aux frontières, et d’empêcher l’immigration clandestine. Les policiers de la PAF sont également spécialisés dans la lutte contre les faux papiers, les produits illégaux, et forme les agents de police ainsi que ses partenaires.

Écusson de la Police aux Frontières
© Police Nationale

1. Qu’est-ce que la Police aux Frontières, histoire et présentation
2. Quelles sont les missions de la Direction Centrale de la Police aux Frontières
3. Quels sont les effectifs de la DCPAF
4. Quels sont les équipements, armes et véhicules de la DCPAF
5. Comment devenir Policier de la DCPAF : concours, formation, recrutement
6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale

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1. Qu’est-ce que la Police aux Frontières, histoire et présentation

1.1 Histoire de la création de la DCPAF
1.2 Organisation de la DCPAF
1.3 Présence sur le territoire national

1.1 Histoire de la création de la DCPAF

C’est en 1944 qu’est créé l’ancêtre de la Direction Centrale de la Police aux Frontières (DCPAF), alors nommé sous-direction de la Police de l’Air et des Frontières (PAF). Ce service dépendait à l’époque des Renseignements Généraux (RG). Avant la création de la PAF, il existait un service administratif présent dans les gares depuis 1811.

Le 1er août 1973, la PAF est rattachée par arrêté à la direction générale de la police nationale et devient un service central autonome. En octobre 1994, elle est remplacée par la Direction Centrale du Contrôle de l’Immigration et de la Lutte contre l’Emploi des Clandestins (DICCILEC). Cela arrive au même moment que l’ouverture des frontières intérieures de l’espace Européen Schengen.

Il faut savoir que dans les années 80 et 90, l’immigration clandestine a augmenté en Europe. Chaque pays membre s’est alors mis à chercher de nouvelles solutions. L’ouverture des frontières au sein de l’espace Schengen ayant également entraîné la libre circulation d’un crime organisé international.

La France a souhaité développer une politique de coordination nationale pour lutter contre ces trafics illégaux, mais aussi contre l’immigration irrégulière. Un travail qui était jusqu’alors assuré par les Brigades Mobiles de Recherche (BMR). Ce n’est que le 29 janvier 1999 que la DCPAF voit officiellement le jour. À sa création, c’est une direction spécialisée de la police nationale présente dans 51 départements. La DCPAF possède également aujourd’hui des commissariats communs avec l’Allemagne.

La DCPAF possède son propre logo. Il s’agit de deux portes ouvertes vers la personne qui regarde le logo. L’une des deux portes est bleue, et l’autre rouge. Elles représentent les frontières du territoire national, et l’accueil de la France.

Le sigle PAF apparaît intercalé entre chaque battant de porte, afin de symboliser sa mission de contrôle aux frontières. Les étoiles européennes et l’année de la présidence française à l’UE ont été rajoutées au logo.

1.2 Organisation de la DCPAF

La direction centrale de la police aux frontières se compose de plusieurs services. Elle compte une mission “nouvelles technologies”, un pôle directorial, constitué d’un état-major, d’un secrétariat particulier, d’un Service National de Police Ferroviaire (SNPF) et de trois sous-directions.

  • Mission “nouvelles technologies” :

Prend par à la conception, à l’entretien et à l’optimisation des nouvelles technologies utilisées par la DCPAF. Elle forme également les agents à leur utilisation.

  • État-major :

Il s’agit d’une structure de commandement, de soutien et de liaison. C’est également lui qui diffuse les informations en lien avec les activités de la Police Aux Frontières (PAF). Il prend les décisions concernant les actions opérationnelles sur un plan national. Il participe aussi au renseignement.

  • Le Service National de Police Ferroviaire (SNPF) :

C’est lui qui est chargé d’assurer la sécurité sur l’ensemble des réseaux ferrés du territoire national. Il s’occupe de coordonner l’action des différents acteurs, tels que les services de police et de gendarmerie, et ceux de surveillance générale de la SNCF.

Il fixe également des objectifs en lien avec la politique nationale, et évalue leur mise en œuvre. Il dispose pour cela d’une brigade des chemins de fer. Il prend également part aux contrôles transfrontaliers, aux côtés des services de police des pays voisins.

  • Sous-directions :

Elles définissent l’action de la police des frontières, et évaluent son action. Elles prennent également part à la coordination nationale interministérielle concernant l’immigration clandestine.

– La sous-direction des affaires internationales, transfrontières et de la sûreté : c’est elle qui conçoit, rédige et fait appliquer les textes en matière de réglementation nationale et européenne, en ce qui concerne la direction centrale de la police aux frontières, et en lien avec la Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques (DLPAJ).

Elle s’occupe également de coordonner l’action des différents acteurs qui assurent le contrôle des frontières, et offre une aide juridique. Elle sert aussi d’intermédiaire avec l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures (FRONTEX).

– La sous-direction de l’immigration irrégulière et des services territoriaux : elle coordonne les actions menées contre l’immigration illégale et s’occupe d’éloigner les étrangers en situation irrégulière. Elle analyse les flux migratoires et développe de nouvelles méthodes pour détecter les faux titres de transport et d’identité.

L’Office Central pour la Répression de l’Immigration irrégulière et de l’Emploi d’Étrangers Sans Titre (OCRIEST) est rattaché à cette sous-direction. Il coordonne les interventions des unités dédiées aux missions des unités d’investigations des services déconcentrés comme les Brigades Mobiles de Recherche (BMR).

– La sous-direction des ressources : il s’agit du centre de pilotage des moyens budgétaires, humains et matériels de la police aux frontières. Elle s’occupe également de former les agents aux missions de la DCPAF et de gérer le réseau informatique en concevant par exemple des applications internes. La sous-direction des ressources surveille également la cohérence et la gestion des différents services.

1.3 Présence sur le territoire national

La direction centrale de la police aux frontières est présente sur l’ensemble du territoire national à l’aide d’un maillage territorial composé des directions, pôles, brigades, et centres suivants.

  • 7 directions zonales :

– DZPAF Nord,
– DZPAF Sud,
– DZPAF Sud-Est,
– DZPAF Sud-Ouest,
– DZPAF Ouest,
– DZPAF Est,
– DZPAF Antilles-Guyane.

  • 2 directions aéroportuaires :

– Orly,
– Roissy Charles de Gaulle Le Bourget.

  • 4 directions de la PAF :

– Nouvelle-Calédonie,
– Polynésie Française,
– Mayotte,
– St Pierre et Miquelon.

La DCPAF compte également 45 directions départementales, 7 brigades de chemins de fer, 7 pôles d’analyse et de gestion opérationnelle, et 10 brigades de police aéronautique.

Elle dispose aussi de 44 Brigades Mobiles de Recherches (BMR), de 8 antennes de BMR, de l’OCRIEST, et d’unités d’investigation à compétence judiciaire zonale.

Elle possède aussi 10 Centres de Coopération Policière et Douanière (CCPD) communs avec l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, l’Espagne, l’Italie, et la Suisse, et 4 commissariats communs avec l’Allemagne. Il faut savoir que 15 centres de rétention administrative sont également placés sous sa responsabilité.

Voiture de la Police Nationale
Véhicule de la Police Nationale ©Eryand

2. Quelles sont les missions de la Direction Centrale de la Police aux Frontières

La direction centrale de la police aux frontières assure la sûreté des moyens de transport et lutte contre l’immigration clandestine.

Elle intervient à travers différentes structures et possède trois grandes missions : la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titres de séjour, le contrôle aux frontières, et la lutte contre la fraude documentaire.

2.1 Mission de répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titres de séjour
2.2 Mission de contrôle aux frontières
2.3 Mission de lutte contre la fraude documentaire
2.4 Autres mission de la DCPAF
2.5 Exemples d’opérations menées par la DCPAF

2.1 Mission de répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titres de séjour

C’est un service spécialisé de la DCPAF qui est chargé de cette grande mission. Ce service est nommé l’Office Central pour la Répression de l’Immigration irrégulière et de l’Emploi d’Étrangers Sans Titre (OCRIEST).

Il dépend du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des collectivités territoriales, et de l’immigration. L’OCRIEST a un rôle de coordination opérationnelle entre les différents services territoriaux de la Police Aux Frontières (PAF) engagés dans cette même lutte.

Son objectif principal consiste à lutter contre les réseaux et les filières d’immigration clandestine, d’emploi d’étrangers sans autorisation de travail et de titre de séjour, et contre la fraude documentaire (fausses pièces d’identité, faux contrats de travail…) qui y est liée.

À travers cet objectif, l’OCRIEST lutte contre la fabrication et à la vente de documents d’identité contrefaits, volés ou falsifiés, mais aussi contre l’exploitation des clandestins à travers le proxénétisme, le travail dans des conditions indignes, la mendicité, ou encore l’esclavage moderne.

L’OCRIEST exécute différentes missions qui lui permettent d’atteindre son objectif. Ces missions sont confiées à trois pôles distincts.

  • Le pôle de direction et de gestion :

Il a pour mission de superviser les opérations menées par les services de police qui luttent contre les filières d’immigration irrégulière présentes sur le territoire national, contre les réseaux structurés qui font travailler des étrangers en situation irrégulière, mais aussi contre les réseaux de fraude des documents servant à l’immigration et au travail illégaux.

C’est lui qui établit les objectifs et fait le lien avec les autorités de tutelle. Il doit d’ailleurs respecter les choix politiques.

  • Le pôle opérationnel :

I a pour mission de coordonner sur le plan national et international les actions répressives menées contre ces différentes fraudes. Il possède six groupes opérationnels spécialistes de secteurs opérationnels tels que l’Extrême-Orient, l’Asie méridionale, le Moyen-Orient et l’Europe, ainsi que l’Afrique et l’Amérique du Sud. Il y a également un groupe spécialisé en cybercriminalité, et un plus généraliste.

Ces groupes opérationnels bénéficient de l’aide d’une cellule de soutien aux enquêtes, qui s’occupe des dossiers judiciaires, ainsi que d’une section d’appui technique responsable du matériel de surveillance et de filature. Cette section d’occupe aussi de former les agents à l’utilisation de ce matériel, et les aide dans leurs enquêtes.

  • Le pôle d’analyse :

Il a pour mission d’étudier la situation migratoire illégale en France. Il dispose d’une unité de recherche et d’exploitation des données opérationnelles qui a pour objectif de coordonner l’information et de faire le lien entre les différents services d’enquête. Elle doit aussi gérer l’ensemble des demandes françaises et étrangères de coopération.

Le pôle d’analyse possède également une Unité de Formation et de Relation Publiques (UFRP) qui forme les agents de police aux frontières, mais aussi des services étrangers. C’est aussi elle qui assure la communication interne et externe de l’OCRIEST.

2.2 Mission de contrôle aux frontières

La direction centrale de la police aux frontières a pour seconde et grande mission d’effectuer des contrôles aux Points de Passage Frontaliers (PPF).

Elle vérifie que les personnes qui souhaitent entrer sur le territoire national ou en sortir y soient autorisées à l’aide des titres et documents d’identité.

La DCPAF vérifie également que les véhicules de ces individus soient en règle, de même que les objets et marchandises qu’ils transportent. Les agents peuvent procéder à des fouilles si nécessaire.

Les modalités de contrôle dépendent souvent de la nationalité des personnes. La direction centrale déploie aussi un dispositif de surveillance afin d’éviter que des personnes tentent d’éviter les contrôles.

Le contrôle aux frontières peut avoir lieu dans une zone où les frontières sont délimitées, comme en métropole et en outre-mer, ou alors à bords de trains internationaux. Les contrôles peuvent ainsi avoir lieu sur une route ou autoroute, dans un aéroport ou une gare ferroviaire.

En outre-mer, les contrôles peuvent être effectués jusqu’à un kilomètre au large du littoral. Dans certains cas, la DCPAF peut être présente au point de départ d’un état étranger, comme c’est le cas aux gares de départ de l’Eurostar en territoire britannique (Saint-Pancras, Ashford et Ebbsfleet).

Pour accomplir cette grande mission, la DCPAF peut compter sur le bureau du contrôle et de la réglementation transfrontière.

Plusieurs opérations sont confiées à ce bureau :

  • Assurer un rôle de conseiller juridique des services extérieurs : en matière de problématiques relatives au droit. Il traite ainsi des questions liées à un transit, à une réadmission, à une demande d’asile, à un placement en zone d’attente, ou encore à la découverte de passagers clandestins.
  • Collaborer avec la Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques (DLPAJ) et le Ministère des Affaires Étrangères (MAE) : afin de définir les aspects législatifs et réglementaires concernant les conditions d’entrée sur le territoire national, et les mesures de contrôle aux frontières.
  • Conseiller les Douanes : aide aux douaniers en matière de questions juridiques et d’organisation opérationnelle avec la PAF.
  • Répondre aux particuliers : qui souhaitent contester certaines mesures de non-admission ou de placements en zone d’attente. C’est également le bureau de contrôle qui gère les dossiers contentieux avec la Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques (DLPAJ).
  • Prendre part aux discussions des groupes “Frontières” et “Visas” : organisées au sein du Conseil de l’Union européenne.
  • Suivre les négociations : concernant les récents accords et protocoles mis en place au niveau bilatéral et européen.
  • Apporter une aide juridique : aux côtés de la DLPAJ, en ce qui concerne la conception de nouvelles applications informatiques de la DCPAF.

Pour avoir une idée plus précise, la DCPAF contrôle environ 89 millions de passagers chaque année aux aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly. Ils sont présents dans 9 gares transfrontalières, 13 ports, dont un britannique, et au sein de 22 aéroports.

2.3 Mission de lutte contre la fraude documentaire

Pour mener à bien cet objectif, la DCPAF peut s’appuyer sur le Bureau De la Fraude documentaire (BDF). Celui-ci est chargé de plusieurs missions :

  • Centraliser les informations qui concernent les faux documents, en France comme à l’étranger.
  • Communiquer aux services opérationnels ainsi qu’à ses partenaires nationaux et internationaux des fiches d’alerte.
  • Répondre aux saisines administratives et judiciaires en étudiant des documents administratifs.
  • Prendre part à la conception de documents sécurisés français, mais également européens.
  • Enrichir et mettre à jour le système européen False and Authentic Documents Online (FADO).
  • Former les agents de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) et d’autres administrations à la détection des documents faux et contrefaits, mais également à la détection de faux documents de délégations étrangères.
  • Assurer le secrétariat permanent du groupe interministériel d’expertise en matière de lutte contre la fraude à l’Identité.
  • Fixer des objectifs aux équipes opérationnelles et assurer un suivi régulier.

Pour effectuer l’ensemble de ces missions, le BFD fait appel à des Personnes Ressources en Fraude Documentaire (PFRD), qu’il recrute et forme lui-même.

Il utilise également des logiciels conçus par la DCPAF et la Direction des Systèmes d’Information et de Communication (DSIC), comme le Système d’Information Documentaire en Base de Données (SINDBAD), et PC Online qui aide par exemple à repérer les faux permis.

2.4 Autres mission de la DCPAF

La direction centrale de la police aux frontières est également responsable de missions spécifiques.

2.4.1 Mission de police aéronautique

Afin de mener à bien cette mission, la DCPAF est chargée de plusieurs actions.

  • Enquêter sur les accidents aériens.
  • Lutter contre les infractions au code de l’aviation civile et au droit commun dans le cadre de l’aéronautique. La DCPAF mène pour cela des enquêtes administratives.
  • Dispenser des conseils techniques au sujet d’événements spécifiques comme des manifestations aériennes, la création de plate-formes, ou encore des dérogations de survol. La DCPAF prend d’ailleurs part à la création des textes de loi et de la réglementation concernant l’aviation civile.
  • Mener à bien toutes les opérations conduites dans des avions légers. Il peut s’agir de prendre des photos aériennes, de repérer des sites sensibles, ou encore de contrôler des plate-formes secondaires dans le cadre de Vigipirate.
  • Assurer le transport d’unités opérationnelles de la DGPN.
  • Prendre en charge le rapatriement d’individus en situation irrégulière jugés menaçants.
  • Centraliser les demandes de missions aériennes pour le compte de la police nationale.
  • Prévenir les actes malveillants menés contre l’aviation civile.
  • Évaluer les mesures de contrôle déployées dans le secteur de l’aéronautique et destinées aux passagers et à leurs bagages.
  • Intervenir lors de la détection d’objets suspects.
  • Former certains agents de police à la sûreté des transports internationaux.
  • Prendre part à la coopération internationale en ce qui concerne la sûreté portuaire et aéroportuaire.

2.4.2 Mission de sécurisation des transports ferroviaires

Cette mission est confiée au Service National de la Police Ferroviaire (SNPF). C’est lui qui veille à la sécurité nationale des réseaux ferrés.

Il s’occupe pour cela de coordonner l’action des différents acteurs, et d’évaluer la mise en œuvre des directives nationales. Il effectue également une veille de tous les événements qui interviennent sur le réseau ferroviaire, et centralise les informations afin de développer de nouveaux dispositifs opérationnels adaptés. Grâce à ces différentes missions, il lutte contre la délinquance et prévient les incidents.

2.4.3 Mission de sécurité intérieure

La DCPAF prend également part à différentes missions de sécurité intérieure. Elle participe ainsi à la lutte anti-terroriste en transmettant par exemple des informations sensibles à certains services spécialisés.

Elle renforce également le contrôle des personnes qui pénètrent au sein de l’espace Schengen et prend en charge les mesures d’éloignement des étrangers en situation irrégulière.

2.4.4 Mission de coopération internationale

La DCPAF est chargée de superviser le Fichier des Passagers Aériens (FPA), qui a vu le jour en 2006.

Elle prend également part à la coordination européenne et opérationnelle à l’aide de ses dix Centres de Coopération Policière et Douanière (CCPD) aux côtés de l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg et la Suisse. Elle possède aussi quatre commissariats communs avec l’Allemagne.

2.5 Exemples d’opérations menées par la DCPAF

En juillet 2017, les enquêteurs de la PAF de l’aéroport de Calais-Dunkerque, appelé l’aéroport de Marck, reçoivent une information sensible. Un pilote d’avion anglais s’apprêterait à décoller avec des passagers clandestins à son bord. Ils déploient alors un dispositif de surveillance afin d’intercepter les suspects.

Lorsque l’avion en provenance des Etats-Unis atterrit, les policiers font fermer l’aéroport et se rendent sur le tarmac afin de monter à bord de l’avion et d’interpeller le pilote ainsi que les quatre individus. Suite à cette intervention, le pilote a été placé en garde à vue dans les locaux de la police aux frontières à Coquerelles.

En octobre 2017, des individus se présentent à la mairie du Pecq afin de se faire délivrer un passeport. Ils présentent pour cela des papiers ressemblant à des faux. Les agents de mairie demandent alors aux quatre suspects de revenir dans l’après-midi.

Lorsqu’ils se représentent quelques heures plus tard, la police aux frontières est présente et procèdent à leur interpellation avec l’aide des policiers de Saint-Germain-en-Laye.

Contrôle de passeport à l'aéroport
Contrôle de passeport à l’aéroport

3. Quels sont les effectifs de la DCPAF

La direction centrale de la police aux frontières compte environ 10.000 agents répartis entre ses différents services.

Les femmes ont toute leur place au sein de la DCPAF, même si elles sont moins nombreuses que les hommes.

4. Quels sont les équipements, armes et véhicules du

Les agents de la DCPAF portent les mêmes tenues et uniformes que les autres agents de la police nationale : une paire de rangers, un treillis bleu, un polo blanc à manches courtes ou à manches longues, un pull bleu avec une bande horizontale blanche, un blouson et un manteau bleu, une casquette souple ou un bonnet avec le sigle Police.

En ce qui concerne l’armement, les policiers de la DCPAF sont équipés de :

  • pistolets semi-automatique,
  • chargeurs de 15 cartouches,
  • paires de menottes,
  • gilets pare-balles,
  • tonfas,
  • bâtons télescopiques,
  • pistolets à impulsion électrique de type taser,
  • flashballs,
  • lanceurs de grenades,
  • fusils à pompe,
  • pistolets-mitrailleur,
  • fusils d’assaut, etc.

La DCPAF dispose de plusieurs véhicules comme des voitures, des motos, des scooters et des camions. Ils sont adaptés aux besoins et aux contraintes des agents. Certains véhicules sont sérigraphiés, et d’autres sont banalisés.

La direction centrale de la police aux frontières bénéficie aussi d’un équipement informatique pointu avec des logiciels comme le Système d’Information Documentaire en Base de Données (SINDBAD), et PC Online qui aide à repérer les faux permis.

5. Comment devenir Policier de la DCPAF : concours, formation, recrutement

Pour rejoindre la police aux frontières, il faut déjà faire partie de la police nationale et avoir, par conséquent, réussi l’un des concours d’entrée.

  • Concours de Gardien de la Paix (niveau Bac ou équivalent) : ce concours compte des épreuves d’admissibilité écrites, et d’épreuves d’admission orales. Les lauréats doivent ensuite suivre une formation d’un an qui a lieu au sein d’une école de police. La titularisation intervient seulement au bout d’un an de services effectifs.
  • Concours d’Officier de Police (niveau Licence BAC+3 ou équivalent) : ce concours est lui aussi composé d’épreuves d’admissibilité écrites, et d’épreuves orales d’admission. Les candidats qui le réussissent doivent intègrent alors une formation de 18 mois au sein d’une école de police. La titularisation intervient également au bout d’une année d’exercice.
  • Concours de Commissaire de police (niveau Master 2 ou équivalent BAC+5) : le concours comporte une phase d’admissibilité, une phase de pré-admission, et une phase d’admission. Le concours se compose d’épreuves écrites, orale et sportives. Les candidats qui réussissent le concours sont formés pendant 22 mois au sein de l’école nationale supérieure de la police (ENSP), située à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

Important : si vous n’avez aucun diplôme, il est quand même possible de rentrer dans la poilce nationale en devenant cadet de la république ou adjoint de sécurité, puis de passer les concours en interne.

Recrutement dans la DCPAF :

Il existe alors trois manières de rejoindre la DCPAF, par mutation interne, Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), ou d’un recrutement externe.

  • Mutation interne :

Le recrutement de policiers au sein de services de la DCPAF dans le cadre de mutations au sein de la police nationale, a lieu sur proposition de vacances de poste.

Les policiers doivent tout d’abord exposer leurs motivations devant un jury de sélection. Une fois affecté à la PAF, un policier doit valider une formation certifiante grâce à laquelle il obtient le titre de Garde-Frontières de Sécurité Intérieure (GFSI) de niveau BAC+2.

Cette formation dure 7 semaines, 4 semaines de cours théoriques et 3 semaines de stages pratiques.

Pour pouvoir la valider il faut avoir minimum 12/20 aux évaluations qui portent sur la traite des êtres humains, la fraude documentaire, la réglementation transfrontière, la sûreté, les droits fondamentaux et l’anglais.

À l’issue de cette formation, les policiers qui ont réussi les évaluations doivent effectuer un stage probatoire de 12 mois sur un Point de Passage Frontalier (PPF). Ce n’est qu’à la fin de ce stage que le titre de GFSI est accordé.

  • Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) :

Il faut savoir qu’il est également possible de devenir garde-frontières de sécurité intérieure grâce à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Seuls les agents ayant déjà participé à des opérations de contrôle transfrontière pendant minimum trois ans, continus ou pas, lors des cinq dernières années, peuvent en bénéficier.

  • Recrutement externe :

Il a lieu dès la sortie de l’école de police, grâce aux choix de postes offerts aux nouveaux policiers. Ils doivent alors suivre un Module d’Adaptation à l’Emploi (MAE). La durée du stage dépend du corps d’appartenance de chaque policier et de son grade.

Tout au long de leur carrière, les policiers de la PAF bénéficient de formations continues.

Un policier de la DCPAF gagne un salaire similaire à celui des autres policiers. Ce salaire est calculé en fonction d’une grille indiciaire qui tient compte du corps d’appartenance de chaque policier, mais aussi de son grade et de son échelon.

6. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale

Pour devenir policier de la DCPAF, il faut d’abord réussir un des concours de la police nationale. Mais il y a une forte concurrence entre les candidats, et une très bonne préparation est indispensable.

Vous pouvez préparer les concours tout seul en achetant des livres et annales de concours. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Des formations en ligne pour réussir les concours de la police vous permette de vous préparer à distance. Vous pouvez vous connecter à votre espace élève de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal pour les personnes qui habitent des petites villes, qui travaillent en parallèle, qui veulent se reconvertir ou qui n’arrivent pas à étudier toutes seules sans cadre.

Ce sont des formations de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours de policier. Les inscriptions sont ouvertes toute l’année.

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