La Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN)

La Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN) est une structure opérationnelle de la police nationale. Elle regroupe le RAID, la Brigade Anti-Commando (BRI-BAC) de la Préfecture de police de Paris, mais aussi les Groupes d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) présents en outre-mer. Sa mission consiste à coordonner l’action de ces trois unités opérationnelles lors de crises majeures, et de faciliter la mutualisation de leurs moyens et de leurs compétences.

Logo du FIPN
© FIPN – Police Nationale

1. Qu’est-ce que la FIPN, histoire et présentation
2. Quelles sont les missions de la FIPN
3. Quelles sont les interventions célèbres de la FIPN
4. Quels sont les effectifs de la FIPN
5. Quels sont les équipements, armes et véhicules de la FIPN
6. Comment devenir policier de la FIPN : concours, formation, recrutement
7. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale

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1. Historique et présentation de la FIPN

Les autorités françaises commencent à réfléchir à la création de la Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN) dès 2007, mais celle-ci verra officiellement le jour le 1er décembre 2009 à Bièvres, dans l’Essonne.

Elle a pour objectif de lutter contre les nouvelles formes de terrorisme et de s’adapter à leurs évolutions. La FIPN est une entité de coordination des différentes forces d’intervention de la police nationale. Elle est également amenée à coopérer avec les militaires du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN).

La FIPN regroupe les forces suivantes :

  • L’unité de Recherche, d’Assistance, d’Intervention et de Dissuasion de la police nationale (RAID) : c’est elle qui assure le commandement de la FIPN et abrite son état-major permanent. Le RAID possède 10 antennes territoriales situées en province, en plus de son unité centrale basée à Bièvres.
  • Les Groupes d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) : situés dans des collectivités d’outre-mer, ils sont au nombre de trois.
  • La Brigade Anti-Commando (BAC) de la Préfecture de Paris (PP) : également appelé Brigade en formation BAC (BRI-BAC), elle est constituée de la Brigade de Recherche et d’Intervention de la Préfecture de Police (BRI-PP) et bénéficie de l’aide de la brigade d’intervention de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC). Il s’agit d’une formation temporaire, créée pour faire face aux événements terroristes.

Ces différentes forces d’intervention, et les policiers d’élite qui en font partie, sont placés sous l’autorité unique de la FIPN. C’est le RAID qui assure le commandement et la coordination opérationnelle de la FIPN lorsqu’elle est déployée. Chaque unité spécialisée d’intervention conserve néanmoins ses compétences, son mode de fonctionnement, et son identité.

La FIPN intervient sur ordre du directeur général de la police nationale, et sous l’autorité des préfets de départements, ou sous l’autorité du préfet de police, quand il s’agit d’événements ayant lieu à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Depuis le 1er janvier 2014, la FIPN est dotée d’une structure organique chargée de veiller au budget, à la gestion des ressources humaines, au recrutement, à la formation du RAID et de ses 10 antennes territoriales.

2. Les missions de la FIPN

La principale mission de la force d’intervention de la police nationale consiste à coordonner les actions opérationnelles des différentes unités spécialisées qui la composent.

Il peut par exemple s’agir des interventions suivantes :

  • Intervenir lors de graves troubles à l’ordre public, notamment lorsque ces crises nécessitent le recours à des techniques et à des compétences spécifiques. Il peut s’agir d’une prise d’otage, d’un malfaiteur armé et retranché, ou encore d’un acte terroriste. La FIPN coordonne alors l’action de ses unités, afin de mettre fin à ces crises qui troublent l’ordre public et la sécurité. Elle doit être prête à riposter à tout moment, et de manière adaptée.
  • Seconder et assister les services de prévention et de répression du crime organisé et du terrorisme dans leurs missions quotidiennes. Il peut s’agir de collecte d’information, ou encore d’interpellations sensibles.
  • Participer à la formation des agents de police qui sont engagés dans la lutte contre le terrorisme.
  • Mettre à disposition du matériel spécialisé, afin que la police puisse l’utiliser lors d’interventions spécifiques et risquées.
  • Mener des études et des recherches afin de créer de nouvelles méthodes d’intervention ou de les optimiser. La FIPN est chargée de s’adapter et d’évoluer pour faire face aux nouvelles menaces terroristes.
  • Forger une culture commune entre le RAID, la BRI-BAC, et les GIPN, afin de développer un partage de bonnes pratiques, mais aussi de mutualiser des savoir-faire et des moyens.
  • Organiser des exercices d’entraînement communs, afin de préparer les agents des différentes unités d’intervention de la police nationale à intervenir ensemble, de manière coordonnée.
  • Sécuriser de grandes manifestations internationales, qu’il s’agisse d’événements culturels, sportifs, ou politiques comme le G20 ou un sommet de chefs d’états.
  • Coopérer avec les autres forces d’intervention, comme le GIGN en France, mais aussi avec les forces d’interventions étrangères.
  • Améliorer en permanence sa capacité d’intervention d’un point de vue humain, technique, mais aussi organisationnel.
  • Sensibiliser les agents de la police nationale aux nouveaux risques qui pèsent sur la France, comme la menace terroriste.

La force d’intervention de la police nationale a donc une capacité d’intervention, de riposte, de prévention, de renseignement, de répression, de coordination, de formation et de coopération.

Policier du FIFP
Policier du FIPN © Gyrostat CC BY-SA 4.0

3. Quelles sont les interventions célèbres de la FIPN

Le 9 janvier 2015, la force d’intervention de la police nationale est intervenue contre Amedy Coulibaly qui avait pris en otages plusieurs personnes dans un supermarché casher situé Porte de Vincennes. La FIPN a coordonné l’action du RAID et de la BRI pour mettre fin à cette prise d’otages en tuant l’assaillant.

Le 13 novembre 2015, le RAID et la BRI-BAC interviennent une seconde fois sous les ordres de la FIPN lors des assauts du Bataclan et de Saint-Denis.

Lors de l’Euro 2016, la FIPN a également pris part à l’organisation des mesures de sécurité déployées autour des stades et dans les lieux de rassemblement.

4. Quels sont les effectifs de la FIPN

La FIPN compte un peu moins de 600 policiers spécialisés, ainsi que leurs appuis comme la
Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC) :

  • le RAID est composé d’environ 300 agents de terrain,
  • la BRI-BAC a environ 70 policiers dans ses rangs,
  • les GIPN : compte environ 200 agents.

Les femmes peuvent intégrer l’une de ces trois forces d’intervention, mais elles sont néanmoins en grande minorité. Elles sont recrutées au même titre que les hommes et se voient attribuer des missions identiques. Il y a par exemple des femmes tireurs d’élite.

5. Quels sont les équipements, armes et véhicules de la FIPN

Les policiers du RAID, de la brigade anti-commando, et des GIPN portent la même tenue et le même équipement de protection :

  • une combinaison noire, technique et très résistante,
  • une cagoule pour protéger leur identité mais aussi les rendre plus impressionnants,
  • des bottes noires,
  • des gants noirs de protection,
  • un gilet pare-balles,
  • des genouillères,
  • un casque balistique,
  • un masque à gaz si nécessaire,
  • des lunettes protectrices,
  • des boucliers balistiques.

Ils disposent également d’une large gamme d’armement :

  • pistolets semi-automatiques,
  • pistolets mitrailleurs,
  • fusils d’assaut,
  • fusils à pompe,
  • fusils d’appui,
  • mitrailleuses légères,
  • fusils de précision,
  • tasers,
  • flash ball,
  • explosifs,
  • grenades aveuglantes, offensives, éclairantes, de dés-encerclement, fulgurantes, fumigènes.

La FIPN possède également des équipements spécifiques comme des béliers, ou encore des mallettes de déminage avec miroirs.

Elle dispose aussi de véhicules comme des motos, des voitures banalisées réservées aux filatures, ou encore des véhicules blindés. La FIPN peut également bénéficier de l’aide du Groupe Interarmées d’Hélicoptères (GIH).

6. Comment devenir policier de la FIPN : concours, formation, recrutement

Pour rejoindre la FIPN, il faut appartenir au RAID, à l’un de trois GIPN, ou à la brigade anti-commando. Afin de pouvoir intégrer l’une de ces trois unités spécialisées, il est nécessaire de faire partie de la police nationale et d’appartenir au corps des gardiens de la paix ou des officiers.

  • Concours de Gardien de la Paix (niveau BAC ou équivalent) : ce concours est composé de trois phases, et plus précisément d’une phase d’admissibilité, d’une phase de pré-admission, et d’une phase d’admission. Il comporte des épreuves écrites, orales, physiques, ainsi que des évaluations du profil psychologique et des motivations de chaque candidat.
  • Concours d’Officier de la Police Nationale (niveau BAC+3 ou équivalent) : il est également divisé en trois étapes, c’est à dire une phase d’admissibilité, une phase de pré-admission, et une phase d’admission. Les épreuves de ce concours sont écrites, orales, physiques, et comportent également des évaluations psychologiques. Les connaissances générales et techniques de chaque candidat sont évaluées.

A noter : si vous n’avez aucun diplôme, il est possible d’intégrer la police nationale en tant qu’adjoint de sécurité puis de passer les concours en interne.

Recrutements : chaque année, la FIPN diffuse des messages au sein de tous les commissariats de police afin de prévenir les agents qu’elle recrute de nouveaux membres. Les candidats doivent alors se soumettre aux tests de sélection du RAID, du GIPN, ou de la BRI-BAC.

6.1 Candidature dans le RAID
6.2 Candidatures dans le GIPN
6.3 Candidature dans la Brigade Anti-Commando

6.1 Candidature dans le RAID

Pour pouvoir déposer sa candidature et rejoindre le RAID il faut :

  • avoir au minimum trois années de services effectifs au sein d’un service action de la police,
  • avoir moins de 35 ans à la date du 31 décembre de l’année de création de la liste de candidats admissibles, lorsque les candidats font partie du corps d’encadrement et d’application,
  • avoir moins de 38 ans à cette même date pour les candidats qui appartiennent au corps de commandement,
  • être recommandé ou très bien noté, avoir une expérience significative ou de solides motivations et compétences.

Les candidats qui respectent ces critères doivent alors déposer leur candidature et constituer un dossier. Si leur profil est retenu, ils sont convoqués à l’école de police de Saint-Malo pour passer des tests de sélection supervisées par la FIPN.

Ces tests de sélection changent chaque année mais comportent des épreuves physiques et techniques comme :

  • des épreuves de tir,
  • des sports de combat,
  • des épreuves de résistance physique,
  • des épreuves psychologiques,
  • des épreuves de mise en situation pour évaluer la résistance au stress.

Les candidats sont retenus après ces épreuves de sélection prennent ensuite part à une pré-formation éliminatoire, qui est également composée d’épreuves physiques et psychologiques, mais l’attitude générale et le respect des consignes sont également pris en compte.

A l’issue de cette pré-formation, un classement est réalisé. Les lauréats apparaissent alors sur une liste de candidats admissibles. Cette liste est valable pendant les deux années suivantes, au cours desquelles les policiers peuvent être amenés à rejoindre les rangs d’une unité d’intervention qui cherche à renforcer ses effectifs.

Lorsqu’un policier intègre l’une de ces unités, il s’engage pour une durée de cinq ans renouvelable deux fois si le chef de service donne son accord après avoir consulté une commission. Les membres de ces unités doivent régulièrement participer à des tests qui vérifient leurs aptitudes.

6.2 Candidatures dans le GIPN

Pour pouvoir intégrer l’un des GIPN, il faut tout d’abord respecter les critères suivants :

  • faire partie du corps des gardiens de la paix ou de celui des officiers,
  • avoir au moins trois ans d’expérience,
  • avoir maximum 40 ans pour les gardiens de la paix, et 45 ans pour les officiers.

Les candidats sont ensuite sélectionnés sur dossier. Ceux dont le profil a été retenu doivent se soumettre à des tests de sélection. Ces tests ont lieu une fois pas an, en même temps que ceux du RAID.

Les tests sont donc supervisés par la FIPN et se déroulent en deux étapes :

  • Première étape : les candidats doivent réussir des épreuves physiques telles que des montées de corde, des pompes, des tractions, des relevés de jambes, des dips, le test de Cooper, ou encore un sprint sur cinquante mètre.
  • Seconde étape : les candidats qui ont réussi la première étape prennent part à une semaine de tests physiques, psychotechniques et techniques.

Seuls les meilleurs candidats ont le droit d’intégrer l’un des trois GIPN.

6.3 Candidature dans la Brigade Anti-Commando

Pour intégrer la Brigade Anti-Commando, il faut faire partie de la BRI-PP. Il suffit pour cela de déposer un dossier de candidature. Le recrutement a lieu une fois par an.

Les candidats dont le profil a été retenu sont convoqués à trois jours d’épreuves physiques qui comprennent :

  • des tests physiques et d’endurance,
  • une évaluation psychologique,
  • un parcours de stress suivi d’une épreuve de tir,
  • un examen médical,
  • un entretien avec un psychologue.

Les lauréats réalisent ensuite un stage d’immersion de trois semaines aux côtés des agents de terrain. A l’issue de ce stage, seuls quelques candidats ont le droit d’intégrer la BRI-PP. Ils s’engagent alors pour une durée de trois ans.

7. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale

Comme nous venons de le voir, pour intégrer la FIPN, il faut faire partie de la police nationale, et d’abord réussir le concours de gardien de la paix, d’officier ou devenir adjoint de sécurité.

Mais il y a une forte concurrence entre les candidats, et une très bonne préparation est indispensable.

Vous pouvez préparer ces concours seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

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Les inscriptions ont lieu toute l’année. C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours.

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