Le GIPN : présentation, missions, recrutement

Le GIPN : présentation, missions, recrutement
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Les Groupes d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) font partie de la police nationale française. Ces unités d’élite, situées dans les collectivités d’outre-mer, sont au nombre de trois. Elles interviennent dans des situations de crise comme des prises d’otages, des actes terroristes, ou des interpellations de forcenés.

Membre du GIPN

1. Historique et présentation du GIPN :
2. Les Missions du GIPN :
3. Affaires célèbres résolues par le GIPN :
4. Les Effectifs du GIPN :
5. Équipement, armes et véhicules du GIPN :
6. Comment rentrer dans le GIPN : concours, formation, recrutement, salaire :
7. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale :

1. Historique et présentation du GIPN :

Le GIPN est l’unité d’élite la plus ancienne de France. Elle a été créée en 1972, c’est à dire un an et demi avant le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), et 13 ans avant le RAID.

Ces unités spécialisées ont vu le jour après la prise d’otages violente et meurtrière des Jeux Olympiques de Munich, en 1972. Plusieurs athlètes israéliens avaient été pris en otages avant d’être assassinés par un groupe de terroristes. Suite à cet événement, le gouvernement français a souhaité mettre en place des équipes de police spécialisées dans la gestion de crises et capables d’intervenir lors d’actes terroristes, de prises d’otages, ou d’émeutes.

Le premier GIPN est créé à Marseille par Georges Nguyen Van Loc, commissaire divisionnaire. Puis d’autres groupes d’interventions sont apparus pour couvrir stratégiquement tout le territoire métropolitain, chaque GIPN ayant une zone de compétence. En 1985, la France compte sept GIPN situés à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg. Les GIPN d’outre-mer n’apparaissent qu’en 1992 et en 1993 à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Un dixième GIPN voit le jour en 2007. Il a pour mission d’intervenir dans les Antilles et en Guyane. Les groupes d’intervention d’outre-mer sont appelés GIPN ultra-marins.

En 2015, un grand changement intervient pour les GIPN. Les groupes d’intervention de métropole sont intégrés au sein du RAID, afin de devenir des antennes territoriale de cette autre unité d’élite. Seuls les 3 GIPN d’outre-mer gardent leur nom d’origine.

Les trois zones actuelles de compétences du GIPN sont situées à :

. Nouméa, pour la Zone Police Nationale (ZPN) de Nouvelle-Calédonie,
. Pointe-à-Pitre, pour la ZPN de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane,
. Saint-Denis, pour la ZPN de La Réunion et de Mayotte.

Les GIPN sont rattachés à la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) et comptent environ 200 policiers dans leurs rangs. De la même manière que la BRI et le RAID, ils dépendent de la Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN).

Logo du GIPN

2. Les Missions du GIPN :

Les GIPN ont pour mission d’intervenir dans des situations de crises violentes ou risquées. Grâce à leur travail, les groupes d’intervention participent à la lutte contre toutes les formes de criminalité. Ils peuvent d’ailleurs être sollicités par les services de police pour venir en renfort.

Les membres du GIPN gèrent les situations que les autres agents de police ne sont pas en capacité de faire. Il peut s’agir :

. de prises d’otages,
. d’actes terroristes,
. de révoltes dans les prisons,
. de retranchements d’individus dangereux et armés,
. d’arrestation de prisonniers en cavale,
. de protection de hautes personnalités,
. d’escortes de détenus à risque.

Les GIPN assument en effet trois grandes missions qui regroupent l’ensemble de ces interventions :

. gérer les graves troubles à l’ordre public en ayant recours à des techniques et des moyens spécifiques,
. apporter un soutien lors d’opérations de maintien de l’ordre qui nécessitent d’utiliser des techniques et des moyens spécifiques,
. tenir à la disposition des autres services de police du matériel spécialisé.

Pour remplir l’ensemble de ces missions, les groupes d’intervention sont constitués d’agents spécialisés en varappe-escalade, en sports de combats, en conduite de véhicules ou encore des snipers. Chaque GIPN dispose également de trois experts en négociation. Néanmoins, les membres du GIPN doivent être polyvalents et capables d’intervenir dans ces différentes spécialités.

Lorsque les agents d’un groupe d’intervention ne sont pas en mission, ils s’entraînent afin de rester au niveau et d’être toujours prêts à intervenir :

. entrainement sportif : footing, musculation, …
. pratique de sports de combat : boxe, judo, self-défense, …
. entrainement au tir : séances de tirs de rapidité et de précision, armes longues distances, …
. entrainement au différentes spécialités d’intervention : techniques de corde, descentes en rappel, hélitreuillage, exercices d’héliportage, …
. mises en situation : progression en milieu urbain, rural ou aquatique, seul ou en groupe, …
. contrôle du matériel et des armes : entretien, vérification, …

Lors des weekends, certains membres du GIPN sont d’astreinte pour permettre aux autres de se reposer. Les GIPN doivent en effet être disponibles à tout moment.

3. Affaires célèbres résolues par le GIPN :

En 2012, lorsqu’un forcené prend en otage le vigile du bureau local de Météo-France à Toulouse, le GIPN est envoyé sur place pour gérer la situation.

Toujours en 2012, à Toulouse, un schizophrène ayant arrêté son traitement imite Mohamed Merah et retient en otages plusieurs personnes au sein d’un établissement bancaire. C’est à nouveau le GIPN qui a pour mission de les faire libérer.

La même année, un groupe de terroristes, nommé le groupe de Cannes-Torcy, commet un attentat antisémite à Sarcelles. Les assaillants sont rapidement identifiés avant d’être interpellés par les agents du GIPN. L’un des membres du groupe terroriste est tué pendant l’assaut.

4. Les Effectifs du GIPN :

Les groupes d’intervention sont composés de fonctionnaires de police recrutés pour leurs compétences spécifiques. Il est difficile de connaître le nombre précis de policiers du GIPN, mais la Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN) qui regroupe le GIPN, le RAID et la brigade anti-commando de la préfecture de Paris, compte environ 500 membres.

Il faut savoir que chaque GIPN est dirigé par un officier de police. Celui-ci est secondé par un gradé du corps d’encadrement et d’application. Il peut s’agir d’un brigadier, d’un brigadier-chef, d’un brigadier-major, ou encore d’un major Responsable d’une Unité Locale de Police (RULP). C’est au chef de chaque groupe d’intervention de décider de la conduite opérationnelle de son unité et des moyens à engager pour chaque intervention.

Concernant la place des femmes dans les unités d’élites de la police, il y en a très peu, mais l’accès aux groupes d’intervention leur est ouvert. Elles représentent autour de 6% des effectifs totaux de la FIPN.

Colonne de policiers du GIPN
Colonne de policiers du GIPN

5. Équipement, armes et véhicules du GIPN :

Les membres du GIPN interviennent souvent vêtus de noir et cagoulés pour ne pas pouvoir être identifiés, cet “uniforme” est également utile pour impressionner les délinquants.

Ils ont toutefois à leur disposition un équipement perfectionné qui leur permet de réaliser toutes les interventions. Il faut savoir que chaque agent du GIPN porte environ sur lui 35 kilos de matériel.

Le GIPN peut compter sur :

. du matériel technique divers : du matériel de prise de son, de vidéo, d’optronique (matériel optique électronique), ou encore d’éclairage, … qui permet aux policiers de bien étudier/espionner par exemple le lieu d’une prise d’otage.
. un équipement de protection : des boucliers balistiques très légers, des casques lourds, des casques légers, des gilets-pare-balles (GPB), des tenues ignifugées (anti-feu) …
. du matériel d’effraction : des explosifs pour ouvrir une brèche dans un bâtiment, des béliers, des pieds-de-biche, ou encore des coupes boulons, …

Au niveau des armes, les membres des groupes d’interventions sont également bien équipés, pour faire face aux violentes menaces auxquelles ils doivent faire face.

Ils disposent d’un lourd armement :

. pistolets semi-automatiques,
. pistolets-mitrailleurs,
. fusils d’assaut,
. fusils à pompe,
. fusils de précision (sniper),
. armes non-létales (non-mortelles), comme le Taser ou le Flash-Ball,
. grenades aveuglantes, offensives, éclairantes, fumigènes, ou encore flashbang,
. explosifs.

Ils ont aussi des véhicules à leur disposition :

. voitures légères et rapides,
. véhicules blindés,
. véhicules d’assaut,
. fourgons pour transporter du matériel , …

Ils peuvent également faire appels à des hélicoptères si la situation le demande.

Véhicule blindé du GIPN
Véhicule blindé du GIPN ©Jesmar

6. Comment rentrer dans le GIPN : concours, formation, recrutement, salaire :

Pour pouvoir passer les épreuves de sélection et être affecté dans l’un des trois GIPN d’outre-mer, il est impératif de remplir certaines conditions :

. être gardien de la paix ou officier,
. avoir au moins trois ans de services effectifs,
. être âgé de moins de 40 ans et de 45 ans pour les officiers,
. avoir été sélectionné sur dossier.

Il faut savoir que les sélections n’ont lieu qu’une fois pas an et se déroulent en même temps que celles du RAID. Le recrutement se passe en plusieurs étapes.

. Première phase : évaluation des compétences physiques par les Délégations Inter-Régionales au recrutement et à la Formation de la police nationale (DIRF).

Il peut s’agit des épreuves suivantes : montées de corde, pompes, tractions, relevés de jambes, dips, test de Cooper, ou encore un sprint sur cinquante mètre.

. Seconde phase : les candidats qui réussissent les épreuves de la première phase participent à une semaine de sélections physiques, psychotechniques et techniques. Le niveau est particulièrement exigeant. Il y a par exemple des évaluations psychologiques, des tests de conduite de véhicules, des parcours de mise en situation professionnelle, des exercices de tir, des épreuves de natation, une marche commando, des tests de cran, de vertige ou encore de claustrophobie en milieu aquatique. Certaines épreuves comportent également des combats au sol, de la boxe anglaise et des combats pieds et poings.

A la fin de cette seconde et dernière épreuve de sélection, seuls les meilleurs candidats sont retenus. Ils reçoivent alors leur affectation immédiate dans l’un des trois GIPN. Lorsqu’il n’y a pas de postes vacants, les lauréats doivent attendre qu’une place se libèrent. Les membres des groupes d’intervention subissent un entraînement quotidien intensif et sont régulièrement évalués tout au long de leur carrière pour vérifier qu’ils sont toujours à niveau.

7. Recevoir une documentation gratuite pour réussir les Concours de la Police Nationale :

Comme nous venons de le voir, pour devenir membre du GIPN, il faut d’abord réussir le concours de gardien de la paix (niveau BAC). Si vous n’avez aucun diplôme, vous pouvez d’abord intégrer la police nationale en tant qu’adjoint de sécurité ou cadet de la république, puis devenir gardien de la paix.

Mais la concurrence est importante entre tous les candidats, vous devez absolument être bien préparé pour réussir.

Vous pouvez préparer le concours en achetant des livres (livres pour devenir gardien de la paix, livres pour devenir adjoint de sécurité). Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cours Servais proposent des formations en ligne pour devenir gardien de la paix ou adjoint de sécurité. Formations à distance que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez et à votre rythme. Idéal quand si vous habitez une petite ville, si vous travaillez en parallèle, si vous voulez vous reconvertir ou si vous avez du mal à étudier tout seul sans cadre.

Ce sont des formations de qualité, 90% des élèves sont satisfait de leur préparation au concours.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :