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Devenir Gendarme Mâitre-Chien


Le maître-chien ou la maîtresse-chien de la gendarmerie nationale, est un militaire qui travaille en duo avec un chien pour retrouver des personnes disparues, des matières explosives, des drogues, intercepter des malfaiteurs ou assurer des missions de protection des personnes et des biens. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir maître-chien dans la gendarmerie nationale.

Synonymes et métiers associés : militaire, sous-officier de gendarmerie, gendarme cynophile, conducteur cynotechnicien, technicien cynophile, agent cynophile de protection et d’intervention, conseiller technique cynophile du commandement local, suppléant de maître de chien, conducteur de chien, policier maître-chien, gendarme à cheval.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC (ou équivalence).
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.677€ nets.
Statut : fonctionnaire d’état de catégorie B de la filière police sécurité armée (militaire).
Limite d’âge pour le recrutement : moins de 35 ans au 1er janvier de l’année de la demande pour devenir maître de chien.

1. Que fait le Maître-chien de la Gendarmerie : missions, tâches et fonctions :
2. Combien gagne un Maître-chien de la Gendarmerie : salaire et évolution de carrière :
3. Comment devenir Maître-chien de la Gendarmerie : études, formations, concours :
4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le concours de Gendarme :

Maitres chien de la Gendarmerie

Maitres chien de la Gendarmerie avec leur animal.

1. Que fait le Maître-chien de la Gendarmerie : missions, tâches et fonctions :

Le métier de maître-chien de la gendarmerie nationale offre de nombreuses possibilités de missions sur le terrain.

S’il a suivi la spécialisation « pistage » au cours de sa formation, le gendarme peut travailler sur des missions de piste-défense. A l’aide de son chien, il doit chercher des personnes disparues grâce aux traces laissées sur leur passage. C’est le cas lors de fugues d’enfants par exemple. Le pistage permet également au duo gendarme / chien de rechercher des personnes disparues en montagne. C’est la mission avalanche. Dans tous les cas, l’agent cynophile doit avoir habitué son chien à retrouver une personne après avoir flairé un objet qui lui appartient.

D’autres militaires s’orientent plutôt vers des opérations de recherche et de détection. Leur chien est un spécialiste de l’olfaction (il retrouve un objet grâce à son odeur). C’est utile dans de nombreux domaines. Les chiens de recherche aident à démanteler des trafics de drogue (arrestation de véhicules aux frontières par exemple), à mettre fin à la contrefaçon de billets de banque (repérage des lieux de stockage ou de fabrication), à empêcher des actes terroristes (recherche d’explosifs), à lutter contre le trafic d’armes et de munitions.

Il existe une unité cynophile de garde, de patrouille et d’éclairage. Le gendarme et son chien y détectent et interceptent des individus. Il peut être question de malfaiteurs en fuite suite à un braquage ou un cambriolage, comme de recherche d’objets perdus ou cachés. En patrouille, l’unité sécurise des zones à risque et des bâtiments (vol sur les chantiers, agressions à la sortie d’offices religieux, etc). Au cours des perquisitions, le binôme chien / agent cynophile assure la protection et l’appui des équipes d’interventions.

Dans le cadre d’enquêtes judiciaires, le conducteur cynotechnicien est amené à rechercher des restes humains ou des traces de sang. C’est le cas lorsqu’un suspect avoue un meurtre et ne retrouve plus l’emplacement du corps, ou encore lorsqu’il préfère ne pas aller jusqu’au bout de ses aveux en cachant l’emplacement exact du cadavre (l’absence de corps est toujours problématique pour clôturer une affaire). La recherche de traces de sang peut intervenir pour retracer les faits et confirmer ou infirmer des hypothèses. Le fait qu’une victime perde du sang à un endroit précis donne des informations sur les événements qui sont survenus avant sa mort ou sa blessure.

Au sein des équipes du GIGN, il existe une équipe cynophile d’assaut. Les agents cynophiles de cette section neutralisent des individus dangereux retranchés dans des lieux. Le chien permet à la fois de connaître l’emplacement précis de l’individu et de le maîtriser en cas d’attitude agressive.

De par la nature de son travail, le gendarme cynophile consacre quatre heures par jour à l’entraînement de son animal. Selon sa spécialisation, il lui apprend à retrouver un objet ou une personne à partir de son odeur, à marquer un arrêt face au danger (chien d’avalanche), à flairer des substances particulières dans des environnements complexes (drogue, explosif, monnaie, etc). Ce travail est impératif et conditionne la bonne réussite des opérations. Autant que possible, ces exercices sont réalisés dans des conditions extrêmes qui se rapprochent de la réalité : feu, eau, neige etc.

En dehors du dressage, le gendarme maître-chien apporte à l’animal tous les soins nécessaires à sa santé (nourriture, propreté…).

Les chiens recrutés par la gendarmerie sont en majorité des bergers allemands et des bergers belges malinois mâles. Ils sont intégrés à la brigade quand ils ont entre 12 et 24 mois, âge où son comportement est encore malléable. Tous les chiens passent des examens de sélection qui permettent de déterminer leur aptitude au service :
. examen morphologique : correspondance avec le standard de la race,
. examen sanitaire : vaccins, radio, état général,
. examen caractériel : agressivité, vigilance, équilibre nerveux, réaction aux coups de feu.

En dehors des heures de travail, le chien de l’unité cynophile vit au chenil de la brigade, au régiment de son maître ou bien à son domicile.

La profession de gendarme maître-chien compte presque uniquement des hommes mais il est tout à fait possible pour une femme de faire ce métier.

. Tenue et équipement : le technicien cynophile porte l’uniforme de la gendarmerie (casquette, pantalon, veste, t-shirt, chaussures de sécurité, etc.) sur lequel figure l’écusson de la brigade canine. Son équipement est complété par des accessoires utiles à la sécurité et à la formation de son chien : muselière de frappe, laisse, collier, harnais, produits olfactifs d’entraînement, manchette ou jambière de débourrage, lanceur automatique de balle etc. Le matériel est varié. Il évolue en fonction des avancées cynophiles. Le gendarme porte également une arme à feu.

. Qualité essentielles / compétences requises : pour devenir agent cynophile de protection et d’intervention, il faut être à la fois doux et autoritaire. Le contact avec l’animal demande beaucoup de pédagogie et de psychologie. Les interventions demandent beaucoup de sang-froid et de caractère (individus en fuite, violents, etc). Il est également indispensable d’être dans une parfaite forme physique. Le maître-chien doit pratiquer une activité sportive régulière pour être en mesure de suivre son chien (courses poursuites par exemple). Enfin, le gendarme possède un fort esprit d’équipe (vie en caserne).

Le sous-officier de la gendarmerie nationale doit impérativement être détenteur du permis B.

. Débouchés, recrutement, où exercer : après deux années d’expérience professionnelle, le sous-officier qui se porte volontaire peut entrer en formation au Centre National d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG). Il y apprend le métier de maître-chien pendant plusieurs mois.

Si le candidat répond à toutes les exigences du métier de maître-chien, il est assuré d’obtenir un poste à la sortie de sa formation du CNICG.

Rendez-vous dans un centre d’information et de recrutement ou dans une brigade de gendarmerie pour de plus amples informations. Le CNICG se visite tous les jeudis après-midi de juillet à la mi-septembre.

. Horaires et durée de travail : les conditions de travail du gendarme maître-chien le conduisent à travailler en fin de semaine (samedi et dimanche), les jours fériés et parfois de nuit. Il peut également être affecté dans un service où il effectue un roulement avec ses collègues : prise de poste le matin ou le soir, le week-end, etc.

Chien de la Gendarmerie

Chien de la Gendarmerie pendant un entrainement.

2. Combien gagne un Maître-chien de la Gendarmerie : salaire et évolution de carrière :

En début de carrière, un maître-chien sous-officier de gendarmerie gagne 1.677€ nets. Son salaire ne connaît pas une nette évolution s’il se maintient à ce poste. Mais il peut gagner plus en atteignant un grade supérieur : maréchal des logis-chef, adjudant, adjudant-chef ou encore major.

Pour faire évoluer sa carrière, après trois années d’expérience professionnelle, le maître-chien peut demander à suivre une formation pour obtenir le titre de moniteur cynophile. En qualité de conseiller technique cynophile du commandement local, il accompagne la progression de son unité cynophile. Cet « homme d’attaque » dispose de quatre heures par jour (en plus de quatre heures dédiées à son animal) pour suivre et faire progresser les équipes de son secteur.

Le maître-chien de la gendarmerie peut également évoluer vers le poste de dresseur-instructeur qui lui permettra, après formation, de travailler à temps plein au Centre National d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG de Gramat). Il forme à son tour des agents cynophiles et dresse les animaux pour les interventions.

3. Comment devenir Maître-chien de la Gendarmerie : études, formations, concours :

Pour devenir maître-chien dans la gendarmerie il faut être d’abord passer le concours de sous-officier de la gendarme nationale (niveau BAC) et avoir deux ans d’expérience professionnelle en unité traditionnelle.

Les conditions d’entrée en formation de Maître-chien :

Un sous-officier, qui veut suivre la formation de maître-chien, doit remplir ces conditions :
. avoir obtenu l’examen présenté par tous les sous-officiers de gendarmerie : le certificat d’aptitude technique,
. être médicalement apte,
. être âgés de moins de 35 ans au 1er janvier de l’année de sa demande de mutation en unité spécialisée,
. réussir une épreuve sportive (parcours foncier d’environ 8 kilomètres en milieu naturel, chronométré, en treillis et chaussures d’intervention)

Il est également fortement conseillé d’avoir un parcours professionnel irréprochable et de manifester une véritable motivation pour la conduite d’un chien car la formation est très sélective.

La formation de Maître-chien de la Gendarmerie  :

Les sous-officiers de la gendarmerie candidats au poste de maître-chien suivent une formation au Centre National d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG) de Gramat (46).

Ils doivent choisir un domaine de spécialisation parmi :
. pistage
. recherche de produits stupéfiants ou explosifs
. recherches d’armes et munitions
. recherche de restes humains ou de traces de sang.

La formation se fait en trois étapes :

. formation au poste de suppléant maître de chien : pendant cinq semaines, le sous-officier établit un climat de confiance avec l’animal et apprend les règles de la Commission d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) canine  : soin de l’animal, entretien des locaux canins, assistance au maître-chien dans ses missions. Le suppléant maître de chien doit obtenir une autorisation pour conduire l’animal qui devra impérativement être muselé;

. formation au poste de conducteur de chien : durant sept semaines, le candidat bénéficient de modules théoriques et pratiques. Cette étape permet au duo gendarme / chien de se consolider. Le maître apprend la psychologie canine et les gestes fondamentaux de dressage du chien.

. formation au poste de maître de chien : pendant trois mois, le gendarme acquiert les connaissances propices à intervenir en opération et à maintenir le niveau technique de son animal en unité spécialisée. Cette formation est complétée en fonction des avancées cynophiles agréées par la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN). Avant l’arrivée des gendarmes stagiaires, les chiens sont dressés pendant environ trois mois : ils ont été dressés pour avoir un niveau suffisant à l’entrée en stage de formation initiale. C’est à cette étape que le binôme maître / chien est constitué.

La consolidation de la formation canine en unité :

Une fois affecté en unité cynophile, le maître-chien dispose de quatre heures consécutives par jour pour continuer à former son compagnon de travail. C’est le dressage de « formation de consolidation de 1er niveau ». Un plan de progression standard est transmis au maître-chien pendant sa formation. Le gendarme doit pouvoir rendre à l’animal ses capacités d’initiative et sa personnalité propre. Elles ont pu être gommées au cours du dressage initiale, qui insiste sur l’acquisition de réflexes et d’automatisme.

A la fin de sa formation, le gendarme maître-chien est assuré de trouver un poste et sera affecté dans une équipe cynophile en fonction de sa spécialité.

4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Comme nous l’avons vu précédemment, pour devenir maître-chien dans la gendarmerie, il faut d’abord préparer le concours de gendarme. Mais votre réussite n’est pas du tout garantie et une bonne préparation est la clé de votre succès.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres (cliquez-ici pour voir les livres disponibles). Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire. C’est une formation en ligne que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal quand on habite des petites villes, quand on travaille en parallèle, quand on veut se reconvertir ou quand on a du mal à étudier tout seul sans cadre.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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