Devenir Surveillant Pénitentiaire / Gardien de Prison

Devenir Surveillant Pénitentiaire / Gardien de Prison
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Le surveillant pénitentiaire ou gardien de prison prend en charge les prisonniers confiées par les autorités judiciaires pour en assurer la garde et la surveillance. Tous les jours au contact des personnes détenues, il participe à leur réinsertion. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir surveillant pénitentiaire.

Surveillant pénitentiaire

Synonymes et métiers associés : gardien de prison, geôlier, « maton », conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, agent de médiation et de prévention, attachés d’administration de l’intérieur et de l’outre-mer, gardien de la paix, gardien de police municipale, gendarme.
Niveau d’études ou diplômes requis : brevet des collèges (ou équivalent).
Études en alternance : oui, formation rémunérée.
Salaire débutant : 1.540€ nets, primes et indemnités éventuelles.
Statut : fonctionnaire d’état de catégorie C de l’administration pénitentiaire.
Limite d’âge pour le recrutement : avoir minimum 19 ans et maximum 42 ans au 1er janvier de l’année du concours.

1. Que fait le Gardien de Prison : missions, tâches et fonctions :
2. Combien gagne un Surveillant Pénitentiaire : salaire et évolution de carrière :
3. Comment devenir Surveillant Pénitentiaire : études, formations, concours :
4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le concours de Surveillant Pénitentiaire :

1. Que fait le Gardien de Prison : missions, tâches et fonctions :

Le surveillant pénitentiaire travaille en équipe composée d’une dizaine de personnes. Il est encadré par un premier surveillant et un officier. Il est placé sous l’autorité d’un chef d’établissement.

Celui que l’on appelle parfois « maton » est chargé de s’occuper des personnes confiées par les autorités judiciaires. Il en assure la garde, la surveillance et participe à des missions de réinsertion.

A son arrivée au centre de détention, le gardien de prison définit les tâches prioritaires en concertation avec son équipe. Le surveillant doit garder en tête que tout déplacement est susceptible de dégénérer en altercation entre prisonniers, ou entre gardiens et prisonniers. C’est pourquoi une organisation rigoureuse est mise en place.

Les missions sont nombreuses et variées : rondes de surveillance au sein de la prison, contrôle et distribution des courriers, escorte des prisonniers vers les douches ou vers le parloir, surveillance des heures de promenade et des lieux d’activités (bibliothèque, ateliers d’animations, salle de sport, etc.). Par exemple, le moment des repas est crucial (tous les prisonniers sont réunis en un même lieu). Il faut faire preuve d’autorité pour maintenir un climat calme et sécuritaire. De même, les prisons qui possèdent des douches individuelles permettent de mieux gérer les conflits qui pourraient intervenir à ce moment de la journée dans des douches collectives.

De manière générale, le gardien de prison veille au respect des consignes de sécurité et de discipline propre au centre carcéral (fermeture des cellules, fouille au corps, temps de parloir, etc.). Il observe avec attention le comportement des personnes incarcérées pour prévenir toute mutinerie ou tentative d’évasion (attitude suspecte ou agressive, discussions régulières entre détenus, etc.). Les fréquentes tentatives de suicide doivent également faire l’objet d’une attention particulière (fouille des cellules pour confisquer tout objet dangereux).

L’une des missions oubliées du surveillant pénitentiaire consiste à favoriser la réinsertion et à prévenir la récidive des détenus. Au contact régulier des détenus, le personnel de surveillance participe à leur réinsertion en lien avec les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et les partenaires judiciaires et sociaux (assistante sociale, juge, avocat, procureur, conseiller d’orientation, etc.). Ainsi, le gardien prend soin de la santé psychologique et physique des prisonniers : soutien, écoute, organisation ou encadrement d’activités culturelles et sportives.

L’écoute est une qualité primordiale tout au long de la journée car les surveillants pénitentiaires sont souvent sollicités par les détenus pour obtenir des faveurs et avantages. Dans ce cas, le demande est transmise à la direction et traitée en fonction du comportement du prisonnier. Tout refus est justifié (obtenir des cigarettes, passer un appel, etc.) pour éviter la montée des tensions entre gardiens et personnes incarcérées.

De par la nature de son travail, le gardien doit pouvoir supporter une station debout prolongée.

La profession se féminise d’année en année, il est donc tout à fait possible pour une femme d’exercer ce métier, et de devenir surveillante pénitentiaire.

. Tenue et équipement : chemise ou polo, pantalon, chaussure, sifflet et parfois casquette constituent l’uniforme du gardien de prison. Il est également équipé du trousseau de clés qui lui permettent de passer de pièce en pièce et d’une radio pour communiquer avec ses collègues.

. Qualité essentielles / compétences requises : pour devenir gardien de prison il faut être rigoureux et stable, posséder de grandes qualités humaines, avoir le sens de l’écoute et de l’observation, et se montrer impartial. Il faut également posséder une bonne condition physique.

. Débouchés, recrutement, où exercer : les métiers des personnels de surveillance permettent une affectation à des postes variés dont les niveaux de responsabilités sont évolutifs.

Les gardiens de prison peuvent être affectés dans l’un des 187 établissements français : maisons d’arrêt, maison centrale, établissement pour mineurs, centre de détention, etc.

L’affectation du surveillant pénitentiaire est définie à la fin de sa formation à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire et dépend de son rang de classement obtenu pendant sa scolarité.

En 2016, l’administration pénitentiaire a recruté 1.500 gardiens de prison et 200 conseillers d’insertion, fiers de servir la justice. En 2015, ce sont 25.000 personnels de surveillance qui travaillaient dans le milieu carcéral.

. Horaires et durée de travail : les conditions de travail du surveillant pénitentiaire le conduisent à travailler de jour comme de nuit. La surveillance se fait par roulement d’équipe 7 jours/7, 24h/24.

Gardien de Prison
Détenu incarcéré

2. Combien gagne un Surveillant Pénitentiaire : salaire et évolution de carrière :

En début de carrière, le gardien de prison gagne 1.540€ nets auxquels peuvent d’ajouter des primes et indemnités. En fin de carrière, son salaire est de 2.170€ nets par mois en moyenne (2016) .

Mais il peut gagner plus en évoluant vers des postes d’encadrement (premier surveillant puis major) ou accéder à des postes de commandement (lieutenant, capitaine et commandant pénitentiaires).

La progression de leur carrière peut les conduire à assurer les fonctions de chef d’établissement dans des établissements pénitentiaires de moins de 200 places.

Déroulement de l’évolution de carrière :

Les gardiens de prison peuvent avoir accès en interne (et sur sélection) à des fonctions spécialisées comme celles de moniteur de sport, chargé d’application informatique, membre d’une équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) ou encore formateur.

Les surveillants échelon cinq de leur grade (périodes de formation comprises), peuvent devenir surveillant brigadier (validation des compétences sous forme d’unités de valeur). Le surveillant brigadier a plus de responsabilités qu’un gardien de prison mais il n’est pas le supérieur hiérarchique des autres surveillants.

Le gardien de prison et les surveillants brigadiers qui ont six ans d’ancienneté peuvent passer un concours interne pour atteindre le premier niveau des postes d’encadrement : premier surveillant.

Après treize ans de service (dont quatre dans son grade), le premier surveillant peut devenir major pénitentiaire (examen des capacités professionnelles).

Les premiers surveillants et majors pénitentiaires encadre une équipe en détention. Les premiers surveillants peuvent occuper des fonctions spécialisées comme celles de formateur du personnel, référent local informatique, coordinateur du service des sports.

Les majors ont des missions de responsable de secteurs particuliers ou de gestion des équipements et des matériels de sécurité.

Les surveillants peuvent également présenter le concours de lieutenant en interne (quatre ans d’expérience professionnelle requis à ce poste). Les premiers surveillants et majors pénitentiaires âgés de 38 ans au moins et qui ont douze ans de service effectif (cinq ans comme premier surveillant), peuvent devenir : lieutenant pénitentiaire (premier niveau du corps de commandement). Après deux ans de service, ils peuvent être promus capitaine pénitentiaire puis commandant pénitentiaire (après six ans et sous condition de réussite à un examen professionnel).

3. Comment devenir Surveillant Pénitentiaire : études, formations, concours :

Pour devenir surveillant pénitentiaire (statut de fonctionnaire), il faut passer un concours national organisé par le Ministère de la Justice et suivre une formation à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire.

Pour passer le concours de surveillant pénitentiaire, il faut respecter certaines conditions comme :

. être de nationalité française,
. jouir de ses droits civiques et ne pas avoir de mention au casier judiciaire (B2) incompatible avec l’exercice des fonctions,
. avoir obtenu le brevet des collèges (ou équivalence),
. avoir au moins 19 ans et pas plus de 42 ans au 1er janvier de l’année du concours.

Épreuve d’admissibilité :

Il s’agit d’une série de questions de logique qui font appel aux qualités d’analyse, d’observation, de déduction et de bon sens du candidat. Elles portent sur les sujets suivants :

. évolution historique de la France et de l’Europe depuis le début du 20ème siècle,
. institutions et principes de la Vème République,
. géographie physique, humaine et économique de la France et de l’Europe,
. actualité récente (relations internationales, vie politique, mouvements culturels, sport, vie quotidienne…).

Il faut aussi rédiger un compte-rendu d’incident.

Épreuves d’admission :

Les candidats qui ont réussi les écrits doivent passer trois épreuves :
. tests psychotechniques et entretien avec un psychologue,
. épreuves sportives (courses et lancer de poids)
. entretien avec le jury avec au choix (à déterminer à l’inscription) :
– un entretien de personnalité portant sur l’aptitude du candidat à exercer les fonctions de surveillant pénitentiaire et ses motivations,
– une présentation des acquis de l’expérience, à condition de disposer d’une expérience professionnelle minimale de 3 ans dans un domaine similaire.

La formation à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire (ENAP) :

Les lauréats du concours sont reçus à l’ENAP pour une formation initiale répartie en cinq filières :
. personnels de direction
. personnels d’insertion et de probation
. personnels de surveillance
. personnels administratifs et techniques.

La formation dure 8 mois, les élèves sont rémunérés 1.200€ nets par mois (+ primes de stage).

Le campus de 16 hectares, moderne et performant, est situé dans la ville d’Agen. Il s’agit d’un établissement public administratif national qui est sous tutelle du garde des Sceaux, ministre de la Justice.

La formation se fait en alternance entre périodes de stage et périodes de cours (théoriques et pratiques). L’élève est pris en charge dans sa globalité et reçoit une formation opérationnelle qui intègre des aspects citoyens, d’éducation et de prévention à la santé de même qu’une sensibilisation à la culture et au sport.

Les cours théoriques comprennent du droit, du management, des sciences humaines et criminelles entre autres. Les cours pratiques consistent en des mises en situation telles que : bâtiment de simulation, gymnase, stand de tir, unité de conduite opérationnelle.

Les enseignements son évolutifs et s’adaptent aux nouvelles missions et orientations de la direction de l’administration pénitentiaire notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des règles pénitentiaires européennes (RPE), la loi pénitentiaire et la formation aux missions d’extractions judiciaires.

Une évaluation continue permet de juger de l’acquisition des compétences.

Les plus de l’ENAP : elle possède un centre interdisciplinaires de recherche appliquée (CIRAP). Il permet l’analyse des problèmes et des enjeux contemporains (mesures et sanctions pénales).

On y trouve aussi un observatoire de la formation, qui établit des études et des évaluations qui analysent les données socio-démographiques des élèves.

L’école est également dotée d’une médiathèque contemporaine comprenant 20.600 ouvrages, 205 collections vivantes de périodiques, 560 vidéos, 2.200 « mémoires d’élèves » et d’un corpus de 5.000 documents numériques de ressources pédagogiques (réservé aux formateurs).

Enfin, l’école dispose d’un centre de ressources sur l’histoire des crimes et des peines (CRHCP) qui détient 15.000 documents sur les crimes et les peines et un corpus numérique de plus de 6.000 textes et images.

4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le Concours de Surveillant Pénitentiaire :

Comme nous l’avons vu précédemment, pour devenir gardien de prison, il faut préparer le concours de surveillant pénitentiaire. Mais les candidats sont nombreux et votre réussite n’est pas du tout garantie. Une bonne préparation est l’élément essentiel de votre succès.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cour Servais proposent une formation en ligne pour réussir le concours de surveillant pénitentiaire. Formation que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal pour les personnes qui habitent des petites villes, qui travaillent en parallèle, qui veulent se reconvertir ou qui n’arrivent pas à étudier toutes seules sans cadre.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :