Devenir Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation CPIP

Devenir Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation CPIP
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Un Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (CPIP) accompagne des personnes condamnées. Il intervient en milieu ouvert ou fermé (en prison) à la demande des autorités judiciaires. Son rôle est d’aider et de contrôler les personnes soumises à une période de probation ou détenues en milieu carcéral. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation.

Conseiller Pénitentiaire d'Insertion et de Probation

Synonymes et métiers associés : surveillant pénitentiaire, assistante sociale, avocat, juge.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC+2.
Études en alternance : formation rémunérée 1.209€ nets mensuels + primes après réussite du concours.
Salaire débutant : 1.292€ nets par mois + primes, pour un CPIP au premier échelon.
Statut : agent de la fonction publique de catégorie B.
Limite d’âge pour le recrutement : aucune.

1. Que fait le le Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation : missions, tâches et fonctions :
2. Combien gagne un CPIP : salaire et évolution de carrière :
3. Comment devenir CPIP : études, formations, concours :
4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le concours de CPIP :

1. Que fait le Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation : missions, tâches et fonctions :

Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ont un rôle essentiel auprès des personnes placées sous autorité judiciaire. Ils les accompagnent dans leurs démarches de réinsertion, contrôlent le respect de leurs obligations, et les aident à mieux comprendre leur peine. Ils font également un travail important de prévention contre la récidive.

Un CPIP travaille la plupart du temps au sein d’un service à compétence départementale : Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP). Il peut intervenir en milieu carcéral auprès de détenus, mais également en milieu ouvert avec des personnes qui sont soumises à des mesures restrictives de liberté. Il peut s’agir de personnes placées sous contrôle judiciaire, sous contrainte pénale, ou encore sous libération conditionnelle.

Un conseiller prend ainsi part à l’application de la décision judiciaire. Parce qu’ils établissent un dialogue avec le prévenu ou la personne condamnée, ils peuvent aussi proposer aux magistrats des mesures d’aménagement de peine et veiller eux mêmes à l’exécution des obligations compensatoires. Il peut s’agir d’un travail d’intérêt général, de soins, ou bien d’indemnisation des victimes. Mais la sentence est toujours prononcée par l’autorité judiciaire.

Pour aider les personnes dont il a la charge, un conseiller pénitentiaire doit établir et mettre en œuvre un plan d’accompagnement socio-éducatif. Ce plan est personnalisé et adapté aux prévenus et aux détenus. Un CPIP intervient seul, mais travaille en équipe. Il bénéficie ainsi des diverses compétences de ses collègues. Il est sous l’autorité d’un Directeur Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (DPIP).

Un CPIP aide à la prise de décision judiciaire, s’assure que les décisions pénales soient correctement exécutées, qu’elles soient restrictives ou privatives de liberté. Les missions précises d’un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation dépendent du milieu dans lequel il intervient et des personnes auxquelles il a à faire. Un conseiller pénitentiaire intervient principalement en milieu fermé, c’est à dire en prison, mais aussi en milieu ouvert.

Ses missions en prison (milieu fermé) :

Le rôle d’un CPIP en milieu carcéral est d’accompagner les détenus tout au long de leur peine. Il se rend régulièrement en prison pour s’entretenir avec les détenus placés sous sa responsabilité. A travers ce dialogue, le CPIP accompagne les condamnés de différentes façons :

. Aider à la décision judiciaire et à l’individualisation des peines : en suggérant des mesures d’aménagement de peine. Il s’adresse pour cela au juge de l’application des peines. Les propositions dépendent évidemment de l’accusation et de la situation du condamné.

. Préparer la sortie de prison : pour aider les détenus à mieux comprendre les différents dispositifs d’insertion et de droit commun qui concernent l’accès aux logements, aux soins, aux formations, ou à l’univers professionnel. Pour que cet accompagnement et ce rôle de conseil soient efficaces, les CPIP bénéficient d’un réseau de partenaires institutionnels et associatifs.

. Faciliter le quotidien des personnes détenues en prison : en les aidant par exemple à maintenir un lien social, à garder contact avec leurs familles, à sélectionner et à suivre des cours par correspondance, ou encore à accéder facilement aux soins.

Ses missions en milieu ouvert :

Il faut savoir que tous les condamnés ne vont pas forcément en prison. Certains sont soumis à une période de probation pendant laquelle ils sont mis à l’épreuve. Il s’agit d’une semi-liberté, car les condamnés sont généralement placés sous surveillance avec un bracelet électronique.

Ils peuvent aussi avoir à accomplir des travaux d’intérêt général, ou avoir l’obligation de se soigner (psychothérapie, cure de désintoxication, etc.) . Les conseillers pénitentiaires s’entretiennent régulièrement avec les condamnés pour vérifier qu’il respectent leur peine et en rendent compte au juge. Ils les aident aussi à résoudre différents problèmes du quotidien. Les CPIP qui interviennent en milieu ouvert le font uniquement dans le cadre d’un mandat judiciaire.

. Communiquer à l’autorité judiciaire l’ensemble des éléments d’évaluation : qui pourraient servir à préparer et à mettre en œuvre les condamnations.

. Aider les condamnées à mieux comprendre leur peine : pour mettre en place avec eux un plan de réinsertion. Les conseillers pénitentiaire font aussi un important travail de prévention de la récidive auprès des condamnés. Ils mettent tout en œuvre pour que les condamnés trouvent facilement du travail à leur sortie de prison, retrouvent une vie normale et ne commettent plus de délits.

. Veiller au respect des obligations : pour que les personnes condamnées à des peines restrictives ou privatives de liberté, comme la semi-liberté, les travaux d’intérêt général, les libérations conditionnelles, ou le placement sous surveillance électronique, respectent la décision judiciaire qui les concernent.

. Favoriser l’accès aux dispositifs d’insertion sociale et professionnelle : mis en place dans le cadre de politiques publiques. Il s’agit de conseiller les personnes placées sous autorité judiciaire et de les diriger vers les services adéquates.

Pour remplir ces différentes missions, en milieu fermé ou ouvert, le CPIP travaillent aux côtés des autres personnels pénitentiaires, mais collabore également avec des partenaires institutionnels et associatifs.

Il faut savoir que c’est un métier qui évolue en même temps que la société et les nouvelles lois. Il existe par exemple des nouvelles modalités de prise en charge des mineurs et de leur hébergement. Les condamnés suivis par les CPIP montrent davantage de troubles psychiatriques qu’avant. Les besoins de nouvelles formations adaptées se font donc ressentir dans ce métier.

C’est un travail qui demande un grand investissement personnel car le nombre de projets à gérer pour chaque CPIP est en constante augmentation. Les conseillers pénitentiaires doivent également développer une nouvelle méthode de travail nommée Partenarial Impact, qui consiste à développer et à entretenir un réseau de partenaires.

. Tenue et équipement : les conseillers pénitentiaires ne portent pas d’uniformes ni de tenues particulières. Ils travaillent en civil et ne sont pas armés. Ce n’est pas le cas des autres personnels de l’administration pénitentiaire. Ils font ainsi figure d’exception.

. Qualités essentielles / compétences requises : un conseiller pénitentiaire doit faire preuve de nombreuses qualités. Il doit tout d’abord se montrer très compréhensif, et avoir une grande ouverture d’esprit pour dialoguer sans aprioris avec les repris de justice. Il s’agit d’un métier qui fait appel à la psychologie et à l’éducation. Il faut donc aimer le contact humain et s’intéresser vraiment à la personne que l’on a en face, quelle qu’elle soit.

Cependant, il est impératif de ne pas s’impliquer émotionnellement dans son travail et de garder ses distances. Il faut aussi avoir beaucoup de sans froid et rester professionnel et calme en toutes circonstances. Certains condamnés peuvent parfois se montrer agressifs ou provocateurs.

Il est essentiel d’être à l’aise dans l’échange et de savoir conduire un entretien. Car un CPIP doit aussi rendre compte de ses discussions, il doit avoir un esprit de synthèse et d’analyse. Il faut également être persévérant et patient, car il est possible d’être amené à revoir les mêmes récidivistes.

Un CPIP doit également posséder de nombreuses connaissances, notamment dans le domaine juridique et celui des sciences humaines. C’est un avantage d’avoir des notions de criminologie, de communication et d’éducation. Il faut aussi connaître les différentes formes de délinquance. Ces connaissances permettent de s’adapter à toutes les situations. Pour être efficace, un conseiller doit d’ailleurs à la fois se montrer autonome, et apprécier de travailler en équipe.

. Débouchés, recrutement, où exercer : il faut savoir que selon les années, le ministère de la justice recrute entre 200 et 300 conseillers pénitentiaires. Les postes sont donc peu nombreux, alors que près de 8.000 candidats se présentent chaque année au concours. Moins de 5 % d’entre eux accèdent généralement à la formation.

Un CPIP peut être recruté au sein d’un service d’insertion et de probation de l’administration pénitentiaire, dans une structure d’hébergement, ou alors en milieu ouvert spécialisé dans la protection judiciaire de la jeunesse. Les nouveaux conseillers pénitentiaires peuvent ainsi être affectés dans l’un des 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation, ou alors dans l’une de leurs antennes. Ils peuvent également être amenés à travailler au centre national d’évaluation, dans une direction interrégionale, à l’école nationale de l’administration pénitentiaire, ou bien à l’administration centrale.

Un CPIP travaille en milieu fermé, c’est à dire en prison où il accompagne les détenus dans le parcours d’application des peines, ou alors en milieu ouvert dans le cadre d’un mandat judiciaire.

. Horaires et durée de travail : les horaires de travail varient selon le lieu dans lequel un conseiller exerce son métier. Il travaille généralement 35 heures par semaine et bénéficie des mêmes conditions d’emploi que les autres fonctionnaires.

2. Combien gagne un CPIP : salaire et évolution de carrière :

Un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation perçoit une rémunération qui dépend de son statut et de son échelon. Et peut accéder à une évolution de carrière intéressante.

Différentes rémunérations de bases, auxquelles il faut rajouter les différentes primes (géographique, habillement, etc.) qui peuvent augmenter considérablement le salaire :

. élève conseiller pénitentiaire : 1.209€ nets,
. conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation de classe normale : de 1.292€ à 2.024€ nets,
. conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation hors classe : de 1.674€ à 2.258€ nets,
. chef de service d’insertion et de probation : a un salaire compris entre 1.940€ et 2.194€ nets,
. directeur pénitentiaire d’insertion et de probation : de 1.382€ à 3.489€ nets,
. directeur fonctionnel des services pénitentiaires d’insertion et de probation : de 2.129€ à 3.489€ nets.

Evolution de carrière :

Un élève conseiller pénitentiaire d’insertion et probation est titularisé au bout des deux années de formation. Il profite ensuite d’un déroulement de carrière composé de deux grades.

. Le grade de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation de classe normale

. Le grade de conseiller pénitentiaires d’insertion et de probation hors classe : accessible via un examen professionnel. Il faut également avoir une année d’ancienneté au 6ème échelon du grade de classe normale, et justifier au minimum de 7 ans de services effectif dans le corps.

Il faut savoir que la filière des personnels pénitentiaires d’insertion et de probation compte trois corps et un statut d’emploi :

. le corps des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation,

. le corps des chefs de service d’insertion et de probation,

. le corps des directeurs pénitentiaires d’insertion et de probation,

. le statut d’emploi des directeurs fonctionnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation.

Avec une évolution de carrière, un CPIP peut accéder au corps des directeurs pénitentiaires d’insertion et de probation. Il faut pour cela justifier de quatre années de services effectifs, avoir un an d’ancienneté au 6ème échelon, et réussir un examen professionnel.

Il faut sinon bénéficier d’une promotion au choix, valable uniquement pour les conseillers hors classe justifiant au minimum de six années de services effectifs, et d’une année d’ancienneté au troisième échelon.

Le poste de directeur pénitentiaire d’insertion et de probation est alors accessible par concours après quatre années d’ancienneté, et en réussissant un examen professionnel. Néanmoins, le corps des chefs de service d’insertion et de probation est uniquement ouvert aux recrutements quand des postes se libèrent.

3. Comment devenir CPIP : études, formations, concours :

Le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation est accessible par concours externe, par concours interne, ou grâce aux emplois réservés.

Concours externe de CPIP :

Conditions pour passer le concours externe :
. avoir la nationalité française,
. posséder l’ensemble de ses droits civiques,
. être en position régulière vis à vis du code du service national,
. ne pas avoir de mentions incompatibles avec l’exercice du métier de CPIP, inscrites sur le bulletin numéro 2 du casier judiciaire,
. avoir les conditions physiques nécessaires pour être conseiller pénitentiaire,
. avoir un diplôme qui atteste de la réussite de deux années d’enseignement supérieur, ou un autre diplôme équivalent.

Épreuves écrites d’admissibilité :
rédaction sur un sujet général sur le thème de l’évolution politique, économique et sociale de la France contemporaine (durée 4h – coef. 3),
. note de synthèse sur le thème des libertés publiques ou des problématiques liées à la justice (durée 3h – coef. 2).

Épreuve orale : 
. entretien avec le jury sur un sujet tiré au hasard (connaissances générales). L’entretien vise à évaluer les connaissances, la personnalité et les motivations des candidats pour devenir CPIP (préparation : 15 mn, entretien 30 mn, coef. 2).

Concours interne de CPIP :

Conditions pour passer le concours interne :
. être fonctionnaire ou agent de l’Etat, des collectivités territoriales ou des établissements publics qui en dépendent,
. justifier au minimum de quatre années de services publics effectifs à la date d’ouverture du concours,
. posséder le numéro de matricule obligatoire pour les fonctionnaires du ministère de la justice.

Épreuve écrite d’admissibilité :
. rédaction d’après dossier, une note administrative. L’objectif est d’évaluer les capacités de rédaction, d’analyse et de synthèse (durée 3h – coef. 2).

Épreuve orale : 1 épreuve à choisir lors de l’inscription au concours :
. entretien avec le jury sur le parcours professionnel du candidat, l’objectif est de vérifier que le candidat est capable de travailler en tant que CPIP (durée 30 mn – coef. 2),
ou
. si le candidat à au moins 3 ans d’expérience pro, il peut choisir la Reconnaissance des Acquis de son Expérience Professionnelle (RAEP) (durée 30 mn – coef. : 2).

Emplois réservés :

Conditions pour bénéficier des emplois réservés :
. être bénéficiaire du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre,
. avoir effectué les quatre années de service militaire,
. bénéficier encore du statut du militaire,
. avoir quitté l’armée il y a moins de trois ans avant la date d’ouverture du concours.

Après le concours de CPIP :

Les candidats qui réussissent l’un des concours bénéficient d’une formation initiale d’une durée de 24 mois. Pendant cette période, ils sont rémunérés 1.209€ nets nets par mois + primes + logement gratuit à l’ENAP. Cette formation compte des cours théoriques dispensés à l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire d’Agen (ENAP), ainsi que des stages pratiques qui se déroulent sur le terrain.

Lors de la première année de formation, les candidats ont le statut d’élève conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Les cours font appel à des praticiens extérieurs, des universitaires et des chercheurs. Les élèvent étudient le droit, les différentes procédures pénales, la réglementation pénitentiaire, la sociologie, la psychiatrie, ainsi que la criminologie. Ces connaissances permettent aux élèves de mieux connaître et appréhender le contexte dans lequel ils seront amenés à intervenir. Ils bénéficient également de stages au sein de prisons, de tribunaux ou encore d’associations.

Pendant la seconde année, ils n’ont plus le statut de stagiaire et sont affectés dans un service pénitentiaire d’insertion et de probation où ils sont formés sur le terrain. D’autres stages complètent la formation.

Les élèves sont titularisés au bout des 24 mois de formation. Ils doivent néanmoins réussir les épreuves du certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Parmi ces épreuves, les candidats doivent soutenir un mémoire réalisé lors de leur formation.

4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le Concours de CPIP :

Comme nous l’avons vu précédemment, pour devenir CPIP, il faut préparer un concours. Mais les candidats sont nombreux et votre réussite n’est pas du tout garantie. Il n’y a chaque année qu’entre 200 et 300 places disponibles pour 8.000 candidats qui passent le concours. Une bonne préparation est indispensable si vous voulez réussir.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours et avoir un gros avantage sur les autres candidats, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

Les Cour Servais proposent une formation en ligne pour réussir le concours de CPIP. Formation que vous pouvez suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez, à votre rythme. Idéal pour les personnes qui habitent des petites villes, qui travaillent en parallèle, qui veulent se reconvertir ou qui n’arrivent pas à étudier toutes seules sans cadre.

C’est une formation de qualité, 90% des élèves sont satisfaits de leur préparation au concours.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :