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Le GIGN


Le GIGN, Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale compte 380 officiers et sous officiers, hommes et femmes qui sont très spécialisés.

Ils composent cinq forces complémentaires de sécurité :

– intervention

– protection

– observation et recherche

– appui opérationnel

– formation.

Le GIGN regroupe plusieurs unités d’élite de gendarmerie. Dès sa création, le GIGN et ses hommes se sont engagés dans des opérations célèbres en intervenant sur des zones de crise multiples à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. En tout, ils ont libéré ou évacué plus de 600 otages et 700 ressortissants français et étrangers menacés.

Histoire du GIGN :

Suite à l’assassinat des athlètes d’Israël lors des jeux olympiques de Munich en 1972, les pays d’Europe ont pris conscience qu’ils n’étaient pas en mesure de fournir la réponse adaptée aux situations exceptionnelles et extraordinaires.

C’est ainsi qu’en novembre de cette année là, la gendarmerie propose de créer en région parisienne, un commando destiné à lutter contre les détournements d’avion, constitué “à partir d’éléments sportifs entraînés” et “dont l’intervention pourrait être demandée sur l’ensemble du territoire national“.

Après avoir été séparé en deux groupes, le GIGN ne constitue plus qu’un seul groupe en 1976. Au fil du temps la réponse antiterroriste proposée par la gendarmerie se diversifie avec la création de nouveaux groupes comme : EPIGN (escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale), le GSPR  (Groupe de sécurité de la présidence de la république) créé en 1983 pour assurer la sécurité du chef de l’Etat. Enfin le GISA (Groupe d’instruction et de sécurité des activités).

Dans un souci d’adaptation permanente de l’outil de contre-terrorisme à la menace, une réforme importante est menée en 2007. Elle aboutit à la création d’un nouveau GIGN le 1er septembre 2007. Il regroupe désormais dans une même unité le GIGN de 1974, l’EPIGN, le détachement gendarmerie du GSPR et le GISA.

Les Missions du GIGN :

Les hommes du GIGN interviennent le plus souvent dans les faits très graves comme le terrorisme, les prises d’otages, les arrestations de forcenés dangereux, les émeutes dans les prisons, des risques ou des menaces sur des intérêts vitaux pour l’Etat, la collecte de renseignements et le suivi d’individus dangereux (comme dans les cas du terrorisme, ou du grand banditisme)

Le GIGN intervient en priorité sur des missions comme :

– les détournements d’avion appelés Piratair

– les détournements et les attaques de navire appelés encore Piratmer

– les attaques nucléaires aussi nommés Piratome

– les cas d’attaque chimique ou biologique désignés par le nom Piratox

– les prises d’otages de ressortissants français à l’étranger ou Piratext

Les hommes du GIGN sont aussi amenés à intervenir pour la neutralisation d’un forcené, l’arrestation d’une ou de plusieurs personnes dangereuses et armées.

Le GIGN assure aussi et selon les circonstances la protection des diplomates français dans les pays en guerre ou en crise grave comme l’Irak, l’Afghanistan, Haïti, la Côte d’Ivoire.

Particulièrement aguerris mais travaillant toujours dans le cadre d’opérations de police, les hommes du GIGN sont capables de déployer des capacités, des moyens et des méthodes particulièrement élaborées, puisées dans les savoir-faire militaires, pour rechercher du renseignement dans tous type de milieu : urbain ou rural, bâti ou non bâti. Ils sont capables d’intervenir en ville à la campagne.

Recrutement : comment entrer dans le GIGN :

Conditions :

– les officiers de gendarmerie sont sélectionnés dans toutes les unités de la gendarmerie nationale

– les sous-officiers de gendarmerie proviennent de toutes les subdivisions de la gendarmerie nationale, sont de carrière et doivent répondre à des exigences physiques et médicales spécifiques.

Ils doivent tous être aptes à la pratique du parachutisme et être âgés de moins de 34 ans au moment des tests de sélection

Sélection :

Les candidats se retrouvent en région parisienne et passent une semaine de tests physiques, techniques et psychotechniques : épreuves de groupe, questionnaires de personnalité, mises en situation pratique, ainsi que des entretiens avec des psychologues.

A titre d’exemple, voici une semaine type de tests (les épreuves varient)

Lundi :

– rédaction sur les motivations pour entrer au Groupe

– tests de connaissance générale sur la gendarmerie et le Groupe

– tests d’agrès (maximum de tractions, abdominaux et pompes en 2 minutes)

– corde 6 m bras seuls

– marche commando de 8-9 km, en treillis rangers, sac à 11 kg, arme

– tir FAMAS et pistolet automatique

Mardi :

– piste d’audace : tyroliennes, gouttière, asperge, cheminée, échelle spéléo… chronométrée

– exercices de mémorisation

– parcours dans le noir

– exercice de recherche de renseignements

– saut de pont

– course d’orientation sans boussole

Mercredi :

– test de résistance au lacrymogène et de mémorisation

– observation et mémorisation

– parcours bras

Jeudi :

– natation : saut du plongeoir de 10 m, 100 m chrono suivi de 50 m apnée, pieds et poings liés départ plongé.

– parcours du combattant

– tour d’escalade : gouttière, mur d’escalade…

Vendredi :

– test d’agressivité : boxe pieds-poings

– entretiens avec les officiers et chefs de groupe du GIGN

La formation :

Les candidats qui réussissent les tests d’entrée suivent 6 à 8 semaines intenses de pré-stage au sein du centre de formation du GIGN : formation au tir et formation physique.

Après ce pré-stage que les gendarmes sélectionnés commencent une formation de 9 mois aux techniques d’action de l’unité. C’est donc après un an de formation au total que les gendarmes sont affectés dans une section opérationnelle.

Devenir réserviste du GIGN :

Les réservistes permettent d’apporter des compétences supplémentaires, qui n’existent pas au sein de la gendarmerie. Ils aident aussi à la formation et l’entraînement des militaires de l’unité ou des unités étrangères

Ils occupent des fonctions d’encadrement comme le soutien, la formation et le conseil pour faire face aux périodes de grandes activités.

Les conditions à remplir pour être réserviste :

– avoir des compétences ou un savoir-faire utile au GIGN

– être de nationalité français

– être âgé de 17 ans au moins

– être en règle face aux obligations du service national ou avoir suivi la journée d’appel de préparation à la défense

– être apte moralement et psychologiquement

– avoir suivi une préparation militaire

Si vous remplissez ces conditions, vous pouvez alors demander à souscrire un engagement à servir dans la réserve (ESR) et plus particulièrement au sein du GIGN.

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