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Le GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale)


Le GIGN, Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, est l’élite de la gendarmerie. Il intervient en France et à l’étranger lors de crises majeures. Ses missions concernent les prises d’otages, le grand banditisme et les actes terroristes.

1. Historique et présentation du GIGN :
2. Missions et organisation du GIGN :
3. Interventions du GIGN, les faits de gloire du GIGN :
4. Quelles sont les différences entre le GIGN et le RAID :
5. Les Effectifs et les grades dans le GIGN :
6. Les Femmes dans le GIGN :
7. Équipement, armes et véhicules du GIGN :
8. Comment rentrer dans le GIGN : sélection, recrutement et entraînement :
9. Devenir réserviste dans le GIGN :
10. Partenariats avec des unités à l’étranger :
11. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Gendarmes du GIGN

Membres du GIGN.

1. Historique et présentation du GIGN :

C’est suite à de nombreuses prises d’otages, au cours des années 70, qu’est née l’unité d’élite de la gendarmerie nationale que l’on connaît aujourd’hui sous de nom de Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). La mutinerie au sein de la prison de Clairvaux, en 1971, et la prise d’otages violente qui a eu lieu lors des Jeux olympiques de Munich en 1972 ont été les déclencheurs.

Le 11 octobre 1973, un premier GIGN est créé au sein même de l’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan (40). Quelques mois plus tard, en décembre, une Équipe Commando Régionale d’Intervention (ECRI) est également formée au sein de l’escadron de la gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (94). Son commandement est confié au lieutenant Christian Proulteau.

Ce n’est qu’en mars 1974 que l’unité devient opérationnelle et réalise sa première intervention à Ecquevilly pour maîtriser un forcené qui retenait deux otages dans son appartement. La date officielle de création du GIGN date de cette même année, 1974.

En avril 1974, l’unité de Mont-de-Marsan devient le GIGN n°4, et l’ECRI de Maisons-Alfort devient le GIGN n°1. Ces deux unités se partagent alors les régions militaires d’intervention : la 4ème, la 5ème et la 7ème régions militaires pour le GIGN n°4, et la 1ère, la 2ème, la 3ème et la 6ème pour le GIGN n°1.

De part sa situation géographique, sur la côté Atlantique, le GIGN de Mont-de-Marsan prend principalement en charge les problématiques maritimes et compte même un groupement de plongeurs. Différents officiers de l’escadron assurent chacun à leur tour le commandement de cette unité parachutiste. Les actions prioritaires du GIGN de Mont-de-Marsan sont donc, à l’époque, définies par les officiers. Cette unité est moins sollicitée que celle de Maisons-Alfort.

Il faut attendre 1976 pour que la gendarmerie nationale fasse le choix de regrouper ces deux unités en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort. L’objectif est de rendre le GIGN plus efficace tout en réalisant des économies. En 1982, le GIGN déménage près de Versailles (78) à Satory et en 1984 il est intégré au sein d’une nouvelle formation nommée le Groupement de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN). L’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan rejoint à son tour le GSIGN et prend le nom d’Escadron Parachutiste d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (EPIGN). Le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) rejoint également le GSIGN en 1986. Le Groupe d’Instruction et de Sécurité des Activités (GISA) est aussi créé au sein du GIGN pour diversifier ses activités.

C’est en 2007 que le GSIGN prend le nom de GIGN et connaît une grande réorganisation. Cette nouvelle formation regroupe les anciens GIGN, EPIGN et GSPR. Ces différents changements ont pour but de s’adapter aux nouvelles menaces comme le terrorisme.

En 2014, le GIGN a fait un petit changement symbolique en modifiant sa devise qui était « sauver des vies au mépris de la sienne » et qui est devenue « s’engager pour la vie ».

2. Missions et organisation du GIGN :

Le GIGN est une force unique en Europe, capable de riposter rapidement et efficacement lors de situations extrêmes qui concernent le grand banditisme et le terrorisme. Il veille également sur les intérêts vitaux de la France.

La mission principale du GIGN consiste donc à intervenir lors de crises majeures. Ils s’adaptent à chaque nouvelle menace, utilisent la surprise, la force, et la souplesse d’intervention. Leur capacité à s’organiser et à élaborer des stratégies fait la différence. Le GIGN a pour mission de neutraliser et non de tuer.

Les missions du GIGN pourraient se diviser en trois parties :

. intervention lors de situations de crises telles que des prises d’otages, le retranchement de forcenés, un enlèvement, un acte terroriste, un détournement d’avion,

. analyse et prévention des risques, sécurisation de sites menacés ou sensibles, élaboration d’audits et de dossiers d’objectifs,

. préparation d’arrestations sensibles de police judiciaire en lien avec le terrorisme ou le grand banditisme.

Ces missions portent un nom précis en fonction de leur catégorie :

. PIRATAIR : pour les détournements d’avions,

. PIRATMER : pour les détournements et les attaques de bateaux,

. PIRATOME : pour les attaques nucléaires,

. PIRATOX : pour les attaques chimiques et biologiques,

. PIRATEX : pour les prises d’otages qui concernent les ressortissants français à l’étranger.

Organisation du GIGN :

Au niveau de son organisation, le GIGN compte un état-major (EMOPS), un état major d’administration, ainsi que de cinq forces différentes :

. La Force d’Intervention (FI) : son but est de lutter contre le terrorisme aérien et maritime, mais aussi de participer aux libérations d’otages.

La FI est elle-même divisée en quatre sections opérationnelles. Deux d’entre elles sont principalement composées de parachutistes opérationnels, alors que les deux autres regroupent surtout des plongeurs d’intervention.

Deux des quatre sections sont opérationnelles chaque semaine à tour de rôle. L’une des deux peut intervenir en moins de 30 minutes et l’autre en moins de 2 heures. Chaque section est commandée par un capitaine ou un lieutenant qui a pour adjoint un adjudant-chef ou un major. Les quatre sections comptent également deux groupes tactiques commandés par un maréchal des logis-chef.

La FI compte également une cellule d’évaluation, ainsi qu’une cellule de préparation opérationnelle.

. La Force de Sécurité et de Protection (FSP) : sa mission est de protéger les citoyens et les bâtiments menacés.

. La Force d’Observation et de Recherche (FOR) : sa spécialité est le renseignement, la filature et les infiltrations dans les domaines du terrorisme et du grand banditisme. Elle est divisée en deux sections, elles-mêmes séparées en deux groupes.

. La Force d’Appui Opérationnel (FAO) : son objectif est de porter assistance aux équipes du GIGN lors d’interventions en ayant recours aux techniques de camouflage d’objet, de détection de bombe grâce à des chiens, de dé-piégeage avant les assauts, la préparation d’explosifs ou encore de tirs spécifiques.

La FAO est composée de plusieurs cellules, ou sections, auxquelles sont attribuées des missions spécifiques. Elles sont au nombre de huit :
– cellule technique d’adaptation opérationnelle : seconde les forces d’intervention,
– cellule dé-piégeage d’assaut : évalue les risques liés aux engins explosifs à travers une phase d’analyse, de conseils, de détection, et de retours d’expérience,
– cellule effraction : création d’ouvertures avec l’utilisation d’explosifs ou d’écarteurs pour pénétrer dans un endroit,
– cellule ouverture fine : pour les intrusions discrètes,
– cellule nationale de négociation : pour intervenir lors de prises d’otages ou de retranchements de forcenés,
– cellule cynophile : composée de deux maîtres-chiens ainsi que d’un homme d’attaque,
– cellule NRBC : en cas d’attaques nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques,
– section moyens spéciaux : renseignements sur une zone de crise et sécurisation des lieux.

. La Force de Formation (FF) : tous les membres du GIGN font partie de la force de formation avant d’intégrer les forces opérationnelles en fonction de leurs aptitudes et des besoins.

La FI et la FSP sont les deux forces armées du GIGN.

Le GIGN intervient en France comme à l’étranger, lorsque des ressortissants français sont menacés. Depuis sa création, il a libéré ou évacué plus de 600 otages et 700 citoyens français en danger, et mis hors d’état de nuire plus de 1.000 malfaiteurs (arrêtés ou tués).

GIGN en ville

GIGN en intervention. ©Domenjod

3. Interventions du GIGN, les faits de gloire du GIGN :

Le GIGN est intervenu sur plusieurs événements qui ont marqué les esprits et qui ont fait sa renommée.

En 1976, cinq terroristes croates anti-titistes (contre l’idéologie communiste de Tito, leader de la Yougoslavie à cette époque) détournent un Boeing 727 de la TWA qui assure un vol entre New-York et Chicago. Grâce à ses techniques de négociation, le GIGN réussit à faire libérer les 49 otages et à obtenir des terroristes qu’ils se rendent.

La même année, le GIGN intervient à Djibouti pour libérer 30 enfants de militaires français, pris en otage par des terroriste du Front de Libération de la Côte Somalienne (FLCS) dans un bus de ramassage scolaire. Malheureusement, lors de cette mission, deux des enfants ainsi que l’institutrice trouvent la mort. Sept terroristes sont également tués par le tir simultané et coordonné des agents du GIGN. Suite à l’assaut, les militaires somaliens, qui étaient postés près du bus, ouvrent également le feu en pensant qu’il s’agissait d’une agression terroriste. Neuf des militaires somaliens sont également tués.

En 1977, un forcené nommé Jacques Robert détourne un avion qui assure le vol Air Inter 429 entre Paris et Lyon. Il détient 94 personnes en otages dont un député et un ancien ministre. La prise d’otages dure 7 heures jusqu’à ce que le forcené utilise une grenade. Le GIGN décide alors de lancer l’assaut. Un passager perd la vie et quatre autres se retrouvent blessés. Jacques Robert est arrêté vivant et emprisonné.

En 1979 a lieu la prise de la Grande Mosquée de La Mecque. Plus de 130 terroristes fondamentalistes retiennent en otages plusieurs milliers de personnes. Dans cette affaire, le GIGN apportent seulement un support d’encadrement. Mais malgré un plan d’attaque bien préparé, la prise d’otages fait de nombreuses victimes.

En 1982, un forcené décide de défier le GIGN et se retranche avec de nombreuses armes. Il tire plus de 2.000 cartouches en une seule journée. Le GIGN décide de ne pas risquer la vie de ses hommes et d’attendre que le forcené se fatigue. En fin de journée, le GIGN décide de faire diversion en faisant exploser la porte d’entrée. Pendant ce temps un membre du GIGN pénètre dans l’appartement et maîtrise l’homme à mains nues.

En 1994, le GIGN réalise une intervention qui le rend célèbre dans le monde entier. Il s’agit d’une prise d’otages de 164 passagers du vol AF 8969 par quatre terroristes appartenant au GIA algérien (Groupe Islamique Armé). L’avion est posé à l’aéroport de Marignane, près de Marseille. Après négociations, le GIGN décide de donner l’assaut. Tous les otages sont sauvés et les quatre terroristes sont abattus. L’assaut a été retransmis à la télévision ce qui a permis au GIGN de se faire connaître.

Plus récemment, en janvier 2015, le GIGN prend part à la traque des frères Kouachi, alors considérés comme les principaux suspects de l’attentat contre Charlie Hebdo. Ils sont finalement repérés dans une imprimerie de la zone industrielle de Dammartin-en-Goëlle. L’assaut est donné en fin de journée et les deux terroristes sont tués. Un employé, qui était caché dans l’imprimerie sans que les suspects ne le sachent, communiquait des informations au GIGN.

4. Quelles sont les différences entre le GIGN et le RAID :

Le GIGN est un groupe d’intervention de la gendarmerie nationale ses membres sont donc des militaires. Alors que le RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) est une unité de la police nationale composée de fonctionnaire de police.

Le GIGN compte environ 400 militaires alors le RAID est composé d’environ 170 policiers.

Basé à Versailles (78), le GIGN intervient sur l’ensemble du territoire français, essentiellement en zone gendarmerie (rurale, à la « campagne ») ainsi qu’à l’étranger. Le RAID, situé à Bièvres (91), intervient également dans toute la France, mais principalement dans les 21 départements les plus proches de Paris, en zone police urbaine (grandes villes).

Les missions de lutte contre le terrorisme maritime et aérien sont généralement confiées au GIGN, alors que le RAID intervient plus particulièrement contre la criminalité et le grand banditisme.

5. Les Effectifs et les grades dans le GIGN :

Sur l’ensemble des 100.000 gendarmes que compte la France, seuls 400 d’entre eux sont membres du GIGN.

Il s’agit d’hommes et de femmes qui ont soit le grade d’officier, soit le grade sous-officier. Chacun d’entre eux a été retenu pour ses capacités physiques et psychologiques exceptionnelles et ils ont tous le statut de tireur d’élite.

Les 400 membres du GIGN se répartissent de la manière suivante :

. La Force d’Intervention (FI) : compte un peu plus de 80 hommes.

. La Force d’Observation et de Fecherche (FOR) : regroupe une trentaine de membres.

. La Force Sécurité et Protection (FSP) : est également composée d’une trentaine d’hommes.

. La Force d’Appui Opérationnel (FAO) : compte aussi 30 militaires.

. La Force de Formation (FF) : est quant à elle composée d’une quarantaine d’agents.

. Le détachement Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) : regroupe une trentaine d’hommes.

L’état-major opérationnel (EMOPS) ainsi que l’Etat-Major d’Administration et de Soutien (EMAS) accueille également des gendarmes du GIGN.

6. Les Femmes dans le GIGN :

Le GIGN n’est pas seulement réservé qu’aux hommes. L’affectation de femmes au sein du groupement d’intervention est possible et dépend de leurs compétences et de leurs résultats aux tests de sélection.

Elles sont par contre peu nombreuses. Depuis la création du GIGN, seule une dizaine de femmes ont servi au sein de la Force Observation et Recherche (FOR).

Le GIGN compte également des femmes qui interviennent en tant que tireur d’élite.

7. Équipement, armes et véhicules du GIGN :

Pour faire face aux différentes menaces et remplir ses missions dans de bonnes conditions, le GIGN bénéficie d’un équipement, d’armes et de véhicules spéciaux.

L’équipement du GIGN :

Les uniformes du GIGN sont adaptés à chaque situation. Ainsi il existe une combinaison de camouflage, un treillis kaki pour passer inaperçu en milieu rural, ainsi qu’une tenue camouflage blanche pour les interventions en hiver et dans la neige.

Les membres du GIGN ont également une combinaison d’intervention bleu marine, ainsi qu’un uniforme traditionnel. Ces différentes tenues sont très résistantes et adaptées au conditions d’interventions difficiles auxquelles le GIGN doit faire face. Ce sont des habits techniques.

Plusieurs galons ainsi que l’écusson du GIGN ornent l’uniforme traditionnel. L’écusson du groupement d’intervention est arrondi, avec un fond bleu qui rappelle la capacité du GIGN à intervenir en milieu subaquatique (sous-l’eau). L’écusson représente également un parachute, en référence aux troupes aéroportées auxquelles le GIGN appartient. De grandes réformes ont eu lieu au sein du GIGN, à cause des nouveaux risques terroristes. Cette seconde génération est symbolisée par les deux étoiles que l’on voit sur l’écusson.

Logo Écusson GIGN

Écusson du GIGN

Le GIGN possède un important dispositif matériel qui lui permet de faire face à toutes les situations :
. des boucliers de 22 kilos pour se protéger des balles et des projectiles
. des casques équipés de visières pare-balles qui pèsent plus de 4 kilos,
. des gilets pare-balles de 14 kilos que portent les membres du GIGN lors des assauts et des interpellations, ..;

Le groupement intervient également en milieu subaquatique (sous l’eau). Lorsque c’est le cas, les militaires portent un appareil de plongée à circuit fermé qui leur permet de respirer sous l’eau sans faire de bulles. Cet équipement spécifique permet au GIGN d’intervenir par surprise et en limitant les risques.

Les armes du GIGN :

Le groupement d’intervention est également lourdement armé. Il possède des armes de poing, des pistolets-mitrailleurs, des fusils à canon lisse, des fusils d’assaut, des armes de précisions et des armes sublétales (qui ne tue pas) comme des tasers.

Voici quelques exemples d’armes que le GIGN peut utiliser :

. Armes de poing : le SIG-Sauer Pro SP 2022, le MR-73 à canon 4, le Glock 19, le P228, le Manurhin MR 73 en 357 Magnum, le Glock 19 en 9 mm Parabellum, le S&W 686 GFS « Stainless », le Sig-Sauer P228, le Beretta 92, et des pistolets semi-automatiques comme le Glock 19, le Sig-Sauer P228, le FN Five-seveN et le Pamas G1S. Les plongeurs ont aussi recours au Glock 19 ainsi qu’au Five-seveN, mais n’utilisent pas les lampes tactiques.

. Pistolets-mitrailleurs : le HK MP5 en version A, le FN P90, ou encore le PM HK et l’Uzi pour les plongeurs.

. Fusils à canon lisse : le Remington 870, le Benelli M3 Super 90 et le Franchi SPAS 12 Special Purpose Automatic Shotgun.

. Fusils d’assaut : le HK G3 TGS, le SIG-550 et 551 SWAT avec lunettes Hensoldt, le HK33EA2 avec une crosse pliante, le HK G36C, et le le HK 416 calibre 5,56 × 45 mm Otan qui remplace le Famas depuis 2017.

. Armes de précisions : le Manurhin MR 73 en 8 et 10 pouces, équipé de lunettes et de bipieds, le HK417, le PGM Hécate II à verrous, et plus d’une centaine d’Accuracy.

. Armes sublétales (non mortelles) : le Taser X26, un pistolet à impulsion électrique, est en expérimentation depuis 2003 mais le GIGN l’utilise peu.

Les véhicules du GIGN :

Le GIGN possède également différents moyens de transport comme des véhicules blindés et bénéficie du Groupe Interarmées d’Hélicoptères (GIH) si nécessaire.

. Véhicule SWATEC avec système HARAS : ce véhicule permet d’intervenir contre des bâtiments et le GIGN en possède quatre. Le HARAS est un système d’assaut et de secours à hauteur réglable pour accéder jusqu’au troisième étage d’un immeuble.

. Véhicule Sherpa Light APC : il s’agit d’un camion 4×4 équipé d’une plateforme modulaire avec une rampe hydraulique HARAS. Le GIGN possède deux de ces camions blindés légers.

. Véhicule Fortress Intervention : c’est un véhicule blindé équipé d’une trappe de riposte sur le toit ainsi que d’un système run flat qui permet de rouler avec un pneu crevé.

Equipement et véhicule du GIGN

Equipement du GIGN et véhicule Sherpa ©Domenjod

8. Comment rentrer dans le GIGN : sélection, recrutement et entraînement :

Sélection et recrutement des membres du GIGN :

Les membres du GIGN sont reconnus pour leurs grandes capacités physiques, techniques, psychologiques, et leur grand professionnalisme. Ils sont recrutés parmi les officiers et les sous-officier de la gendarmerie nationale et subissent des épreuves de sélection particulièrement difficiles : vous pouvez avoir plus de renseignement sur la fiche métier de gendarme du GIGN.

Les officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale, retenus pour passer les épreuves de sélection, doivent avoir environ 4 années de services effectifs. Ils doivent également répondre à des exigences physiques et psychologiques. Une visite médicale est d’ailleurs obligatoire pour valider la participation d’un candidat. Il faut aussi avoir moins de 34 ans à la date des tests de sélection et être apte à la pratique intensive du parachutisme.

Les épreuves de sélection sont rigoureuses et redoutées par tous les candidats. Elles sont organisées 2 fois par an. Tous les tests se déroulent sur une semaine. Il s’agit d’épreuves individuelles, d’épreuves de groupe, de questionnaires de personnalité, d’entretiens avec le jury, mais aussi de mises en situation pour évaluer les aptitudes des candidats qui souhaitent intégrer le GIGN.

Les rares candidats qui réussissent les épreuves de sélections participent ensuite à un pré-stage de trois mois au cours desquels ils sont évalués chaque jour dans différents domaines.

Les candidats qui résistent à ces trois mois suivent alors une formation de huit mois qui les forme aux différentes missions du GIGN et aux interventions qu’ils auront peut-être à réaliser. Les lauréats reçoivent le brevet du GIGN et peuvent intégrer la Force Intervention (FI). Ils doivent cependant attendre 2 ou 3 ans pour rejoindre une autre force en fonction de leurs compétences et des besoins.

L’avancement au sein du GIGN est le même que pour la police judiciaire. Les membres du GIGN peuvent servir jusqu’à 40 ans pour un gendarme, 44 ans pour un maréchal des logis-chef, un adjudant et un adjudant-chef, et enfin jusqu’à 46 ans pour un major.

Entrainement du GIGN :

Lorsque les membres du GIGN ne sont pas en intervention, ils subissent un entrainement intensif quotidien :

. sports de combat,
. exercices d’endurance,
. escalade en rappel sur la tour du GIGN,
. course à pieds,
. natation,
. vélo,
. musculation,
. entrainement au tir sur des armes différentes.

Les membres du groupement d’intervention ont un entrainement intensif au tir. Ils utilisent environ 100 cartouches par jour.

Quant aux parachutistes, ils réalisent à peu près 1.500 sauts en ouverture automatique chaque année. Ils effectuent également 6.000 sauts en chute libre.

Pour qu’ils soient familiarisés avec le nouveau matériel, les agents de la FO l’utilisent régulièrement. Des progressions tactiques et des exercices héliportés sont même réalisés.

Le GIGN organise aussi des entraînements collectifs grandeur nature, comme par exemple des exercices de mise en œuvre de plans antiterroristes dans les airs et en mer comme PIRATAIR et PIRATMER. Il s’agit de s’entraîner à intervenir en cas de prises d’otages dans un avion ou sur un bateau comme dans la réalité.

9. Devenir réserviste dans le GIGN :

Si vous ne voulez pas devenir gendarme, vous pouvez quand même rentrer dans le GIGN comme réserviste.

Ces civils mais aussi gendarmes à la retraite doivent apporter une compétence rare ou inexistante au sein du groupe d’intervention. Le réserviste peut être, par exemple, un médecin, un technicien, ou encore un psychologue. Il peut aussi occuper des fonctions de soutien, de formation ou encore de conseil.

Les réservistes ne doivent pas forcément avoir les mêmes compétences physiques que les membres du GIGN. On ne leur demande pas, par exemple, d’être parachutistes.

Pour être réserviste dans le GIGN, il faut donc :

. avoir un savoir-faire ou des compétences spécifiques,
. être de nationalité française,
. avoir satisfait aux obligations du service national ou avoir suivi la journée d’appel de préparation à la défense,
. être en bonne condition physique et psychologique,
. avoir suivi une préparation militaires pour les candidats qui ne sont pas des gendarmes à la retraite.

La réserve du GIGN est ouverte aux femmes comme aux hommes. C’est le bureau recrutement de la gendarmerie nationale qui s’occupe de sélectionner les candidats.

Les Engagés à Servir dans la Réserve (ESR) occupent cette fonction environ 30 jours par an avec un minimum de 5 jours obligatoires pour ne pas que le contrat soit résilié.

Ils bénéficient d’une journée de formation par an ainsi que d’une visite médicale qui comptent pour 2 journées au total.

Il arrive que certains réservistes partent en OPérations EXtérieures (OPEX) selon les besoins du GIGN.

Lorsqu’un ESR effectue entre 60 jours à 90 jours de renforts, il doit faire une demande d’autorisation exceptionnelle. Une autre demande doit être faite lorsque les renforts vont de 90 à 120 jours.

10. Partenariats avec des unités à l’étranger :

Il arrive que le GIGN soit envoyé à l’étranger pour des missions de formation et de coopération à la demande de pays étrangers, mais le groupement accueille également des unités qui viennent se former en France.

Chaque année, environ 100 stagiaires issus d’une vingtaine de pays différents viennent se former aux techniques élémentaires utilisées par les membres du GIGN en mission.

Ces contacts bilatéraux entre le GIGN et les autres unités d’intervention étrangères sont très forts. Il s’agit d’échanges tactiques et techniques, mais aussi de retours d’expériences après certaines interventions spécifiques.

On peut par exemple citer comme exemples de collaboration, les hommes du groupe anti-terroriste allemand (GSG) qui sont venus suivre en 1974 (pourtant le début du GIGN) un stage au sein du groupement d’intervention français, pour se former aux techniques d’intervention.

Quelques années plus tard, en 1981, le GIGN collabore avec la Delta Force américaine et forme plusieurs de ses agents.

Le groupe d’intervention autrichien, GEK Cobra, ainsi que l’Escadron Spécial d’Intervention belge (ESI) ont également bénéficié d’une formation du GIGN.

De nos jours, les séries d’attentats qui ont eu lieu en Europe et en Amérique du Nord depuis quelques années ont encore plus rapproché les unités d’intervention étrangères du GIGN. Sous la présidence Bush, la conseillère du président des Etats-Unis souhaitait même que le GIGN soit son unique interlocuteur pour lutter contre les actes terroristes.

Certains séminaires sont d’ailleurs organisés au sein de réseaux comme celui des moyens spéciaux, celui des négociateurs, ou encore celui des unités d’intervention de l’Unité Européenne, plus connu sous le nom du réseau ATLAS.

Depuis 2007, une cellule spécialisée dans les relations internationales a été créée au sein du GIGN pour gérer ces échanges.

11. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Comme nous l’avons vu dans la partie « Comment rentrer dans le GIGN », la première étape pour devenir un gendarme du GIGN, est de réussir le concours de sous-officier de gendarmerie.

Mais la concurrence entre candidats est importante, et pour atteindre votre objectif, une très bonne préparation est indispensable.

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