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Gendarme en Unité de Recherches


Un ou une gendarme en unité de recherches intervient lors d’enquêtes judiciaires longues et complexes. Il participe à la récolte d’indices et de preuves afin d’identifier les responsables et les interpeller. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir gendarme en unité de recherches.

Synonymes et métiers associés : sous-officier de police judiciaire, officier de police judiciaire de la gendarmerie, officier de police judiciaire de la police nationale, militaire, gendarme enquêteur, sous-officier de gendarmerie.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC+3.
Études en alternance : oui, la formation d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) est rémunérée 1.350€ nets par mois pour un sous-officier et 1.740€ nets par mois pour un officier.
Salaire débutant : 1.700€ nets par mois.
Statut : Fonctionnaire d’état de catégorie C, de la filière police sécurité armée (militaire).
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans minimum et 35 ans maximum.

1. Que fait le Gendarme en Unité de Recherches : missions, tâches et fonctions :

Un gendarme en unité de recherches est rattaché à la police judiciaire. Son travail consiste à intervenir dans le cadre d’enquêtes judiciaires difficiles, il assiste les gendarmes d’unités territoriales. Il peut tout aussi bien s’agir d’affaires de mœurs, de stupéfiants ou de délinquance financière. Ses missions sont très variées et il peut aussi bien interpeller un suspect que rédiger des procédures judiciaires. Une grande partie de son travail comprend des missions d’investigation : filatures, planques, écoutes téléphoniques, perquisitions, pose de balises GPS sur un véhicule suspect, ou encore analyses de comptes bancaires. Lors d’une enquête préliminaire, les gendarmes enquêteurs exercent leur profession sous le contrôle du procureur de la république. Dès qu’une information judiciaire est ouverte, ils passe sous celui du juge d’instruction. Il faut savoir que chaque agent travaille sur plusieurs dossiers en même temps. Cette unité spécialisée est divisée en deux parties : les Brigades de Recherches (BR) et les sections de recherches.

Brigades de Recherches : créées en 1954, on en compte 364 sur le territoire. Elles sont rattachées à une compagnie ou à un groupement de gendarmerie départementale et sont principalement composées d’officiers de police judiciaire (OPJ). Les gendarmes d’une BR travaillent sur des enquêtes de moyenne délinquance et interviennent dès qu’une unité territoriale fait appel à leurs compétences. Lorsqu’une enquête nécessite un mode opératoire spécifique, comme de la surveillance en civil, les gendarmes d’une brigade sont appelés en renfort. C’est également le cas lorsque l’enquête risque de se prolonger dans le temps, ou qu’elle doit être menée hors de la circonscription d’une compagnie de gendarmerie. Elle doit cependant se limiter au niveau régional. Il arrive néanmoins qu’un gendarme de la BR collabore avec les services d’autres pays lorsqu’il intervient en zone frontalière. La collaboration se fait dans le respect des règles internationales. Un gendarme d’une brigade de recherches apporte un rôle de conseil et assiste le responsable d’une enquête dans sa tâche. Il soutient la mission des techniciens en identification criminelle, c’est à dire la collecte de preuves et d’indices pour identifier et arrêter les criminels.

Sections de Recherches : elles n’apparaissent qu’en 1975, il y en 41. Elles dépendent quant à elles de leur région de rattachement. On leur demande surtout d’intervenir sur des enquêtes qui concernent le grand banditisme, les organisations criminelles nationales et internationales, la cybercriminalité ou encore les contentieux économiques et financiers de grande envergure. Les sections de recherches possèdent le matériel, les compétences et les effectifs nécessaires pour intervenir sur ce genre d’enquêtes. Les investigations les plus sensibles leur sont donc confiées. Ils assistent les unités subordonnées tout en exécutant les commissions rogatoires internationales. Le rôle des membres d’une section de recherches est aussi préventif. Ils ont en effet l’autorisation d’utiliser des techniques pour recueillir des renseignements et empêcher les actes terroristes, de délinquance ou encore du crime organisé. Pour être les plus efficaces possible, les sections de recherches d’une même région se partagent les spécialités. Certains gendarmes enquêteurs sont responsables des affaires judiciaires relatives au crime organisé, nécessitant bien souvent de nombreux déplacements à l’étranger, alors que d’autres sections ont comme mission principale d’apporter un appui aux unités territoriales et aux brigades de recherches lorsque la gravité des faits l’exige. Enfin, certaines sections dédient leur travail au dispositif antiterroriste de la gendarmerie sur le plan judiciaire.

. Tenue et équipement : les gendarmes d’une unité de recherches portent le même uniforme que les autres gendarmes, c’est à dire une casquette qui remplace le képi depuis 2005, une veste bleue et noire, une veste polaire et un polo bleu ciel à manches courtes ou longues selon la saison. Le pantalon est également bleu foncé et les chaussures sont des rangers souples.

Cependant, les membres d’une BR ou d’une SR sont souvent en tenue civile car ils doivent faire preuve de discrétion lors des enquêtes. Aucun élément vestimentaire ne doit alors laisser deviner qu’ils appartiennent à la gendarmerie nationale. Lors de certaines interventions, un agent peut être amené à porter une tenue spécifique. Sur une scène de crime, il portera par exemple une combinaison blanche qui permet de ne pas abîmer les indices.

Un gendarme d’une unité de recherches possède le même équipement que les autres gendarmes, c’est à dire des armes, différents modèles de pistolets et de fusils, mais également des armes non mortelles comme des matraques télescopiques, des flashball, des tasers, ou encore des grenades et des bombes lacrymogènes. Les agents ont également des véhicules de service à leur disposition.

. Qualité essentielles / compétences requises : pour intégrer une unité de recherches, un gendarme enquêteur doit tout d’abord porter un grand intérêt aux enquêtes judiciaires et avoir une bonne expérience de terrain. Il doit aussi être prêt à affronter toutes les situations, même les plus dramatiques, telles que des accidents et des meurtres.

La discrétion, la capacité d’observation et d’analyse sont essentielles pour exercer ce métier. Il faut aussi se montrer rigoureux pour ne négliger aucun indice lors d’une enquête. La patience et la persévérance sont deux autres qualités indispensables. Certaines investigations peuvent durer longtemps avant que le coupable ne soit identifié. Il faut aussi faire preuve d’esprit d’équipe et savoir encadrer plusieurs agents.

Être capable de cerner les profils psychologiques est un autre atout de taille pour mener une enquête et identifier rapidement les suspects. Si chaque gendarme a sa spécialité, il est impératif d’être polyvalent pour pouvoir intervenir sur n’importe quel type d’enquêtes lors des permanences.

Car un gendarme est avant tout un militaire, il doit apprécier l’ordre et le respect de la hiérarchie. Il doit aussi détenir le permis B pour assurer les nombreux déplacements.

. Débouchés, recrutement, où exercer : environ 4.000 gendarmes exercent dans une unité de recherches. Les places sont donc limitées car il n’existe que 364 brigades de recherches et 41 sections de recherches.

La plupart du temps, les sous-officiers commencent à exercer en brigade. Ils sont recrutés en fonction de leur réussite au concours d’OPJ et de leur expérience. L’affection en unité de recherche dépend essentiellement des nouveaux postes disponibles.

. Horaires et durée de travail : les horaires de travail varient en fonction des enquêtes. Un gendarme en unité de recherche peut être amené à intervenir de jour comme de nuit, le week-end, les jours fériés et à travailler de nombreuses heures d’affilée. Il bénéficie néanmoins des mêmes conditions de travail que les autres gendarmes.

2. Combien gagne un Gendarme en Unité de Recherches : salaire et évolution de carrière :

Lorsqu’un gendarme intègre une unité de recherches, il a au minimum trois années de carrière à son actif. Il débute alors avec un salaire net mensuel de 1.700€ par mois. Un agent de brigade ou de section de recherches profite néanmoins des mêmes avancements de carrière que les autres gendarmes d’unités départementales.

Un agent de BR et de SR peut également monter en grades pour faire évoluer sa rémunération et ses responsabilités.

Les grades des sous-officiers comprennent celui de sergent, de sergent-chef, d’adjudant, adjudant-chef et major. Quant aux différents grades d’officier il s’agit d’aspirants, de sous-lieutenant, de lieutenant et de capitaine.

3. Comment devenir Gendarme en Unité de Recherches : études, formations, concours :

Pour devenir gendarme en unité de recherches, il faut détenir le diplôme d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) et avoir servi au minimum trois ans dans la gendarmerie départementale avant le 1er janvier de l’année du concours. C’est à dire qu’il faut d’abord passer le concours de sous-officier de gendarmerie.

Les gendarmes ayant déjà fait leurs preuves dans le domaine des enquêtes judiciaires sont recrutés en priorité.

Préparation au diplôme d’Officier de Police Judiciaire de la Gendarmerie :

Il existe une formation préparatoire à l’examen d’OPJ. Elle est organisée par chaque région de gendarmerie, mais pilotée par la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN). Cette formation a lieu au Centre National de Formation de la Police Judiciaire (CNFPJ), situé à Fontainebleau.

Pendant les 14 mois de préparation au concours d’OPJ, les gendarmes continuent d’exercer au sein de leur unité de gendarmerie, et continue à toucher l’intégralité de leur salaire.

Le formation théorique et pratique leur est dispensée au CNFPJ, sous forme de stage. Elle permet d’enrichir leurs connaissances juridiques et techniques en lien avec la spécialisation en unité de recherches qu’ils souhaitent rejoindre. Les enseignements évoluent en permanence en fonction des nouvelles formes de criminalité. Elles dépendent également de l’affectation du gendarme qui intégrera soit une brigade de recherches, soit une section de recherches.

Stages pour les gendarmes recrutés dans une BR :

. commandants et adjoints de brigade de recherches,
. directeur d’enquête,
. enquêteur,
. spécialisation stupéfiants,
. spécialisation délinquance économique et financière.

Stages pour les gendarmes recrutés dans une SR :

. commandant et adjoint de section de recherches,
. directeur d’enquête,
. groupe d’observation et de surveillance (GOS),
. enquêteur,
. techniques de filature et d’observation,
. techniques de pilotage,
. spécialisation stupéfiants,
. spécialisation délinquance économique et financière,
. analyste en recherche criminelle,
. spécialisation portrait-robot informatisé.

Au terme des 14 mois de préparation, les gendarmes doivent passer l’examen final d’OPJ dont la réussite conditionne le projet de spécialisation. Une fois le diplôme en poche, les gendarmes sont prêts à intégrer une unité de recherches.

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