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Devenir Gendarme en Haute Montagne


Un ou une gendarme en haute montagne fait partie d’une élite de la gendarmerie nationale. Il intervient en montagne pour secourir des personnes en difficulté. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir gendarme en haute montagne.

Synonymes et métiers associés : chasseur alpin, sous-officier de gendarmerie, officier de police judiciaire de la gendarmerie, secouriste en montagne, pisteur, alpiniste, spéléologue, guide de haute montagne.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC ou équivalent.
Études en alternance : non, mais la formation est rémunérée 1.143€ nets mensuels après la réussite du concours.
Salaire débutant : 1.177€ nets mensuels + primes, logement de fonction gratuit.
Statut : fonctionnaire d’état de catégorie B, de la filière police sécurité armée (militaire).
Limite d’âge pour le recrutement : 35 ans maximum.

1. Que fait le Gendarme en Haute Montagne : missions, tâches et fonctions :
2. Combien gagne un Gendarme en Haute Montagne : salaire et évolution de carrière :
3. Comment devenir Gendarme en Haute Montagne : études, formations, concours :
4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le concours de Gendarme :

Gendarmes Haute Montagne

Gendarmes en Haute Montagne en intervention avec une personne du SMUR ©PGHM Chamonix

1. Que fait le Gendarme en Haute Montagne : missions, tâches et fonctions :

Les Pelotons d’intervention de la Gendarmerie nationale en Haute Montagne (PGHM) existent depuis 1958. Ils ont été créés suite à un grave accident sur le Mont-Blanc. Il faut bien distinguer les gendarmes de montagne et les gendarmes en haute montagne.

Les premiers sont des gendarmes généralistes qui travaillent au sein de Pelotons de Gendarmerie de Montagne (PGM), d’une brigade territoriale de montagne, ou au sein d’un escadron de gendarmerie mobile. Ils n’ont pas suivi de formations particulières pour cela.

Les gendarmes en haute montagne peuvent eux aussi être affectés en PGM, ou en Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM). Ils sont spécialisés dans les interventions délicates et dangereuses en haute montagne. C’est à eux seuls que sont confiées ces missions. La distinction entre PGM et PGHM se fait par rapport à l’altitude. Les gendarmes en haute montagne font partie d’une élite. Ils ne sont d’ailleurs que 280 et ont suivi une formation intensive.

Les différentes unités de montagne dépendent directement du commandement territorial et de la gendarmerie départementale qui peut être elle même classée montagne.

Le gendarme en haute montagne est à la fois un militaire, un alpiniste expérimenté, un secouriste et un enquêteur. S’il assume toutes les missions de sécurité publique liées à son métier de gendarme, il est également habilité pour intervenir en montagne et porter secours aux personnes en difficulté, dans des conditions parfois extrêmes. Il apporte des conseils essentiels et vitaux aux touristes, ainsi qu’aux autorités locales lors de situations délicates. Il participe aussi à la protection de la faune et de la flore.

Lorsqu’il est intégré dans un PGM ou dans un PGHM, un gendarme en haute montagne est amené à pratiquer, dans le cadre de ses missions, plusieurs sports de montagne tels que le ski, l’escalade, la randonnée, l’alpinisme ou encore le canyoning.

Un gendarme en haute montagne exécute deux grands types de missions :

. Mission de police administrative : il s’agit de police-liaison et de police secours.

. Mission de police judiciaire : les gendarmes interviennent également lors d’enquêtes liées à des catastrophes naturelles ou à des accidents mettant en cause un professionnel de la montagne.

Ces deux missions regroupent plusieurs types d’interventions :

– Secours et assistance : aux personnes en difficulté.

– Recherche : de personnes disparues ou décédées en montagne telles que des alpinistes, des randonneurs et des skieurs. Le gendarme doit pour cela connaître parfaitement son environnement comme les différents reliefs et les cours d’eau. Il intervient sur terre comme dans l’eau.

– Contrôle : des réglementations pour faire respecter la législation propre à la montagne.

– Constatation : des infractions et verbalisation des contrevenants.

– Commissions de sécurité : pour la sécurisation d’un refuge, l’ouverture d’un domaine skiable, ou encore le dégagement de routes enneigées, …

– Observation : de la montagne et des conditions météorologiques pour alerter les autorités et les touristes des dangers comme l’instabilité du manteau neigeux et le risque d’avalanches.

– Prévention et sensibilisation : des touristes et des autorités locales pour réduire le risque d’accidents en montagne.

– Enquête : suite à des accidents en montagne ou à des catastrophes naturelles.

– Expertises : réalisées pour le compte et à la demande de magistrats.

– Surveillance : des atteintes à la faune et à la flore pour protéger l’environnement.

Pour mener à bien ces différentes missions, les gendarmes en montagne peuvent faire appel à d’autres gendarmes spécialisés comme des pilotes d’hélicoptère, des pilotes de la sécurité civile, des maîtres-chiens, des gendarmes plongeurs ou encore des médecins.

Les gendarmes en haute montagne passent aussi beaucoup de temps à simuler des accidents pour se préparer aux interventions. Ils s’entraînent aussi pour conserver leur condition physique et garder un bon niveau de ski, d’escalade et d’alpinisme.

. Tenue et équipement : les tenues d’un gendarme en haute montagne sont adaptées au milieu dans lequel il intervient. Elles sont composées de chaussures de montagne, de pantalons bleu marine souvent imperméabilisés pour aller dans dans la neige, d’un pull polaire et d’une veste de montagne noire et bleue imperméable sur laquelle apparaît l’écusson de la gendarmerie nationale.

Les gendarmes possèdent également tout l’équipement nécessaire à la haute montagne. Il peut s’agir de cordages, de pneumatiques, de crampons d’alpinisme ou encore de casques pour se protéger des chutes de pierres. Mais aussi de véhicules spécifiques : motos-neige, voitures 4×4, hélicoptères.

. Qualités essentielles / compétences requises : il ne faut pas oublier qu’un gendarme en haute montagne est avant tout un militaire. Il doit donc accepter la hiérarchie et exécuter les ordres qu’on lui donne sans discuter. Il faut aussi qu’il aime la discipline et les règles. Un gendarme en haute montagne est avant tout un secouriste au service des autres, il doit avoir le sens du devoir et l’envie de venir en aide aux personnes en difficulté.

Il faut aussi être très courageux pour exercer ce métier qui comporte beaucoup de risques. Cependant, il faut aussi savoir faire preuve d’un grand sens de l’analyse et de l’observation pour ne pas se mettre en danger inutilement et savoir prendre des risques calculés. Le sang-froid est donc indispensable pour un gendarme en haute montagne. Il doit aussi savoir s’adapter à toutes les situations qui se présentent à lui et trouver des solutions pour secourir de manière efficace les personnes en danger.

Il faut aussi être en excellente condition physique et avoir une très bonne connaissance de la montagne. L’escalade, l’alpinisme, le ski et le canyoning doivent être maîtrisés. Aimer travailler en équipe et avoir un grand sens de l’écoute est également très important.

. Débouchés, recrutement, où exercer : il existe en France environ 280 gendarmes en haute montagne, soit 20 officiers et 260 sous-officiers. Ils interviennent au sein de l’une des 21 unités de gendarmerie de haute montagne. C’est donc un métier où les places sont chères. Un gendarme de haute montagne est affecté dans l’un des 16 pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) ou des cinq pelotons de gendarmerie de montagne (PHM) suivants :

Liste des PGHM :

. Chamonix : Mont-Blanc,
. Briançon : Oisans, massif des Ecrins, massif des Cerces,
. Grenoble : Alpes,
. Bourg-Saint-Maurice : Alpes,
. Modane : Alpes,
. Annecy : Alpes,
. Jausiers : Alpes,
. Saint-Sauveur-sur-Tinée : Alpes,
. Pierrefittes-Nestalas : Pyrénées,
. Bagnères-de-Luchon : Pyrénées,
. Oloron-Sainte-Marie : Pyrénées,
. Savignac-les-Ormeaux : Pyrénées,
. Osséja : Pyrénées,
. Corte : Corse,
. Ajaccio : Corse,
. Saint-Denis : La Réunion.

Liste des PHM :

. Xonrupt-Longemer : Massif des Vosges,
. Munster : Massif des Vosges,
. Morez : Massif du Jura,
. Murat : Massif Central,
. Le-Mont-Dore : Massif Central.

. Horaires et durée de travail : un gendarme en haute montagne bénéficie des mêmes conditions de travail qu’un gendarme. Cependant, c’est un métier qui comprend de nombreuses permanences et des astreintes. Un gendarme en haute montagne doit donc se montrer très disponible et être prêt à intervenir à n’importe quel moment, de jour comme de nuit, les week-ends et les jours fériés.

Hélicoptère PGHM

Hélicoptère du PGHM de Chamonix ©PGHM Chamonix

2. Combien gagne un Gendarme en Haute Montagne : salaire et évolution de carrière :

Le salaire d’un gendarme de haute montagne suit la même grille indiciaire que celle d’un gendarme de la gendarmerie nationale. Cette grille varie en fonction du corps d’appartenance, du grade et de l’échelon.

En début de carrière, au premier échelon de sous-officier, un gendarme en haute montagne gagne 1.143€ nets par mois, mais son salaire peut rapidement augmenter en passant au grade supérieur.

Les primes et les indemnités ne sont pas comprises dans le salaire. Elles dépendent de la situation familiale du gendarme. A noter qu’il bénéficie également d’un logement de fonction gratuit.

Au cours de sa carrière, un gendarme en haute montagne peut également acquérir des responsabilité spécifiques en passant des brevets et des certificats :

. Chef de caravane de sécurité en montagne : en validant le Brevet de Chef de Caravane de Sécurité en Montagne (BCCSM).

. Commandant adjoint – Commandant d’un PGHM : en réussissant le Certificat de Formation d’Encadrement prOfessionnel (CéFEO) d’une durée de quatre semaines, puis le Brevet de Commandant des Opérations d’Enquête et de Secours (BCOES) qui dure deux semaines.

Un gendarme en haute montagne peut passer toute sa carrière dans un PGHM ou dans un PGM s’il en a envie et que sa condition physique le lui permet. Il peut sinon être affecté dans une unité départementale classique.

Un gendarme en haute montagne peut aussi se spécialiser en spéléologie.

Il existe deux Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale (GSGN) en France :
. le GSGN d’Isère,
. le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

Les spéléologues de la gendarmerie sont recrutés dans le PGHM de Grenoble et le PGHM d’Oloron. Ils doivent suivre une présélection de cinq jours pendant lesquels ils sont évalués en milieu souterrain. Les lauréats participent ensuite à un entraînement d’une année au sein d’un GSGN. Si les aptitudes du candidat sont reconnues, celui-ci est affecté dans un GSGN. Au bout de trois ans, les gendarme spéléologue peut bénéficier d’une formation de perfectionnement.

3. Comment devenir Gendarme en Haute Montagne : études, formations, concours :

Pour devenir gendarme en haute montagne il faut remplir les conditions suivantes :
. être sous-officier ou officier de la gendarmerie nationale,
. mesurer plus d’1m70 pour les hommes et 1m60 pour les femmes,
. avoir minimum 18 ans et maximum 35 ans,
. être déclaré médicalement apte par un médecin agréé.

Il faut donc avoir réussi le concours de sous-officier de gendarmerie.

Les étapes pour avoir le statut de gendarme en haute montagne sont ensuite les suivantes :

. Épreuves de présélection :

Elles ont lieu à Chamonix au Centre National d’Instruction de Ski et l’Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG). Les épreuves consistent en une course de fond chronométrée, du ski alpin sur piste et hors piste, un parcours d’escalade sur une paroi artificielle avec du cordage, et une recherche de victime d’avalanche à l’aide de matériel spécifique et en respectant un temps défini.

Les lauréats doivent choisir une affectation en EGM, dans une brigade territoriale de montagne, ou au sein d’un escadron de gendarmerie mobile. Ils sont alors formés au sein de leur unité au secourisme et aux investigations judiciaires en montagne, mais aussi au brevet d’État pour devenir aspirant guide et guide de haute montagne.

. Certificat Élémentaire Montagne (CEM) – durée 4 semaines :

La formation est dispensée par les Centres Régionaux d’Instruction de Ski et d’Alpinisme (CRISA). Elle comporte des cours d’escalade, de ski, de randonnée, ou encore d’orientation en montagne.

. Formation aux techniques de montagnes – durée 2 ans :

Elle se déroule également au CNISAG.

– Le diplôme technique montagne (DTM) – durée 5 semaines en été et 5 semaines en hiver

La formation permet d’apprendre les techniques propres à l’alpinisme hivernal et estival, l’encadrement, le secourisme, l’initiation au secours, … Le test final se déroule sur deux semaines et porte sur l’alpinisme, le ski technique, le ski de randonnée, l’escalade, l’orientation ou encore le parcours. Si le candidat réussit ce test, il est affecté au sein d’une unité spécialisée PGHM ou PGM.

– Le brevet technique montagne (BTP) – durée 17 semaines

Si le candidat obtient le DTM, il se retrouve affecté en unité spécialisée PGHM ou PGM. Il y suit une formation permet d’améliorer les techniques de secours en montagne et en milieu aquatique, ainsi que le niveau d’alpinisme estival et hivernal. Les candidats sont aussi formés à la police judiciaire et administrative.

– Stage de sélection au CNISAG – durée 1 semaine

Les titulaires du DTM et du BTP doivent ensuite passer une semaine de stage au CNISAG qui procède à un classement des candidats. A l’issue de cette période, les gendarmes de haute montagne pourront choisir leur affection en PGM ou PGHM selon leur place dans le classement.

4. Recevoir une documentation gratuite pour réussir le Concours de Gendarme :

Si vous voulez devenir gendarme en haute montagne, la première chose à faire est de passer le concours de sous-officier de la gendarmerie, mais une bonne préparation est obligatoire si vous voulez réussi.

Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres (cliquez-ici pour voir les livres disponibles). Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire.

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N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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