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Devenir Gardien de la Paix


Le gardien ou gardienne de la paix de la police nationale exerce généralement une mission d’encadrement auprès des adjoints de sécurité (ADS). Il assure la sécurité des personnes, des biens et des institutions, maîtrise les flux migratoires, lutte contre l’immigration illégale, la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue. Il protège également le pays contre la menace extérieure et terroriste, et veille au maintien de l’ordre public. Il peut travailler en uniforme ou en civil suivant sa mission. Cette fiche vous donne toutes les informations utiles pour devenir policier national.

Synonymes et métiers associés : policier national, gardien de la paix publique, personnel actif de la police nationale, « flic », sous-brigadier, brigadier, brigadier-chef de police, major de police, major responsable d’une unité locale de police (RULP), officier de police judiciaire, lieutenant de police, commissaire de police, surveillant pénitentiaire.
Niveau d’études ou diplômes requis : BAC (ou équivalent).
Alternance : oui.
Salaire débutant : SMIC, possibilité de primes.
Statut : fonctionnaire public d’état de catégorie B de la filière police-sécurité.
Limite d’âge pour le recrutement : 35 ans maximum au 1er janvier de l’année du concours, ou 37 ans pour les adjoints de sécurité.

1. Que fait le Gardien de la Paix : missions, tâches et fonctions :
2. Combien gagne un Gardien de la Paix : salaire et évolution de carrière :
3. Études, formations, concours pour devenir Gardien de la Paix :
4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le Concours de Gardien de la Paix :

Gardien de la Paix

Gardiens de la Paix

1. Que fait le Gardien de la Paix : missions, tâches et fonctions :

Les activités et les missions du gardien de la paix sont variées : sécurité des personnes, des biens et des institutions, contrôle transfrontières, lutte contre la délinquance, la drogue, le terrorisme, maintien de l’ordre public ou formation. Ses missions dépendent grandement de son service d’affectation.

S’il travaille à la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP), le policier national lutte principalement contre la petite et la moyenne délinquance (vol à l’arrachée, racket, cambriolage, actes de vandalisme, tapage nocturne…). Il est engagé en première ligne contre les violences urbaines (dégradations publiques, manifestations publiques qui dégénèrent…) et l’insécurité routière.

Pour faire respecter le code de la route, il a avant tout un rôle préventif : il conseille avant de réprimer (procès-verbaux ou arrestation). La DCSP développe également une activité dans la lutte contre le trafic de drogue (repérage, intervention, arrestation…).

Dans le même ordre d’idée, le gardien de la paix peut également être recruté par un service de protection (SDLP). Dans ce cas, il est en charge de la protection rapprochée des personnalités françaises (chef de l’état) et étrangères en visite en France (ambassadeur, premier ministre…).

Le policier de la Direction Centrale de la Police Aux Frontières (DCPAF) fait en sorte que les flux migratoires se fassent dans les règles de la circulation transfrontières. Il travaille nationalement en lien avec l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titres de séjour. Sa mission est indispensable pour éviter les situations contraires aux droits et de l’homme et du citoyen : immigrés vivant dans des logements insalubres, sous-payés, coupés de leurs familles et malmenés par leurs employeurs (non déclarés, pression, chantage…).

A la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), le policier national lutte contre la criminalité organisée, la délinquance et la drogue. Pour cela, il s’appuie sur des Groupes d’Intervention Régionaux (GIR) qui associent police, gendarmerie, douanes et fisc dans la lutte contre les trafics qui alimentent les économies souterraines (trafic d’armes, d’êtres humains…).

Les personnels actifs de la police nationale sont habilités à protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme. L’Unité de Coordination de Lutte Antiterrorisme (UCLAT) fait un travail de renseignements (qui sont les individus ou les pays menaçants ?) et élabore des opérations pour faire échouer les menaces (surveillance des lieux publics, plan vigipirate, mise sur écoute de suspects, renforcement des contrôle aux frontières…).

Enfin, le gardien de la paix veille au maintien de l’ordre public. Dans ce cas, il exerce dans une Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS) ou l’une de ses 61 unités mobiles. Il s’agit de la « réserve » de la police nationale qui travaille en lien avec la DCSP. Il participe à la sécurisation de la population dans les zones sensibles (quartiers touchés par la dégradation de l’ordre et de la tranquillité publics : vols avec violence, vendeurs à la sauvette, trafics de stupéfiants dans des halls d’immeubles…). Il a également un rôle d’aide aux personnes en difficultés (sécurité routière, mer, montagne).

Affecté dans un service de police judiciaire, il assiste le lieutenant de police lors des enquêtes et des missions de surveillance. S’il prend ses fonctions en compagnie républicaine de sécurité (CRS), il renforce les services de police lors des manifestations importantes.

Il existe aussi l’unité d’assistance de recherche, d’intervention et de dissuasion (RAID) qui apporte son soutien lors d’opérations dans de nombreux domaines : arrestations d’individus dangereux ou armés, prises d’otages, mutineries, protection lors de déplacements ou d’obsèques de personnalités…).

La mission de maintien de l’ordre de la police nationale est soutenue à l’étranger par l’action du Service de Coopération Technique International de la Police (SCTIP) implanté dans 95 pays.

Il ne faut pas oublier que les activités de la police nationale sont élaborées grâce à la Direction des Ressources et des Compétences de la Police Nationale (DRCPN) qui assure des fonctions d’administration et de gestion, de formation et de contrôle et grâce à l’inspection générale de la police nationale (IGPN, la « police des polices »). Ces deux services fournissent aux directions et services actifs des moyens suffisants et efficaces pour remplir leurs missions dans la meilleure éthique.

De par la nature de son travail, le policier national fait preuve d’une grande déontologie qui le pousse à respecter les principes de l’action policière et à ne pas se servir de son pouvoir à d’autres fins.

. Qualités essentielles / compétences requises : le gardien de la paix doit avoir le goût pour le travail en équipe. Une capacité d’adaptation est indispensable, mais également un véritable courage pour faire face aux situations difficiles qu’il peut rencontrer sur le terrain. Il doit aussi faire preuve de diplomatie et savoir garder son sang-froid.

Il est impératif que le stagiaire de la police national possède sont permis B s’il souhaite être titularisé (statut de fonctionnaire) et entrer dans la police nationale.

. Débouchés, recrutement, où exercer : l’agent peut être affecté en commissariat, dans un service de police judiciaire, dans une compagnie républicaine de sécurité, à la police des frontières, au sein d’un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’intérieur etc. Il intervient aussi bien dans des services d’enquête ou de renseignement que dans des unités d’intervention ou de maintien de l’ordre. Retrouvez les coordonnées des structures de recrutement sur le site officiel de la police nationale.

Le recrutement du policier national se fait sur concours, suivi d’une formation de 12 mois. Les élèves gardiens de la paix sont affectés à des postes proposés par l’administration en fonction de leur rang de classement en fin de scolarité.

. Horaires et durée de travail : les conditions de travail du gardien de la paix l’amène à réaliser des heures supplémentaires en fonction des événements. Il peut également être affecté dans un service où il effectue un roulement avec ses collègues : prise de poste le matin ou le soir, le week-end, etc.

Voiture de la Police Nationale

Gardiens de la Paix en patrouille dans un véhicule ©Eryand

2. Combien gagne un Gardien de la Paix : salaire et évolution de carrière :

En début de carrière, la rémunération mensuelle du gardien de la paix est proche du SMIC. Il peut percevoir des primes. En fin de carrière, son salaire est de 1.573€ nets environs (2017). Mais il peut gagner plus en passant des concours internes qui lui permettront d’évoluer vers d’autres postes.

L’évolution professionnelle du gardien de la paix est réalisée grâce à plusieurs critères (ancienneté, reconnaissance de sa valeur professionnelle, passage d’examens professionnels, etc.). Rapidement, le policier peut encadrer une équipe formée d’autres gardiens de la paix ou d’adjoints de sécurité. En participant à des examens, le policier acquiert des qualifications judiciaires (OPJ) et mène des enquêtes.

Il peut également, sous certaines conditions de candidature, s’inscrire aux concours pour progresser dans sa carrière. 4 ans après sa titularisation, il peut augmenter augmenter son grade en passant un examen :
. Brigadier
. Brigadier-chef
. Major.

Il peut accéder ensuite à la fonction de major responsable d’une unité locale de police (RULP). En interne, différentes voies permettent d’accéder au grade d’officier ou de commissaire.

Le gardien de la paix peut aussi exercer, après sélection, des spécialités telles que maître-chien, motard, agent de protection rapprochée, démineur, secouriste en montagne, membre d’un groupe :
. FIPN : Force d’Intervention de la Police Nationale
. RAID : Recherche Assistance Investigation Dissuasion
. GIPN : Groupe d’Intervention de la Police Nationale
. BRI : Brigade de Recherche et d’Intervention
. PJ : Police Judiciaire

Mais ausi garde d’ambassade à l’étranger, formateur…

3. Études, formations, concours pour devenir Gardien de la Paix :

Le recrutement des gardiens de la paix se fait par la voie du premier concours (concours externe) ou du second concours (concours interne).

Gardien de la paix – Premier concours (externe) :

Les candidats au métier de gardien de la paix peuvent présenter le premier concours autant de fois qu’ils le souhaitent.

Pour se présenter au concours, il faut remplir les conditions suivantes :
. être de nationalité française,
. avoir au moins 17 et moins de 35 ans au 1er janvier de l’année du concours (sauf dérogations),
. avoir un casier judiciaire vierge (bulletin n°2),
. avoir été recensé,
. pour les candidats de moins de 25 ans, avoir effectué la Journée Citoyenneté et Défense (JDC, ex-JAPD),
. être reconnu apte à l’emploi par un médecin de police, après examen médical,
. être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent ou justifier d’au moins 3 ans d’activité dans la même catégorie socioprofessionnelle que celle de l’emploi postulé (2 ans pour les titulaires du diplôme national du brevet, d’un CAP ou d’un BEP).

Le premier concours de gardien de la paix s’organise en trois phases : l’admissibilité, la pré-admission et l’admission. Chacune de ces phases comprend plusieurs épreuves.

Admissibilité :
. étude de texte : questions courtes sur un texte (éliminatoire),
. tests psychotechniques : évaluation du profil psychologique du candidat et de sa capacité à travailler en groupe,
. 2 QCM : questions sur des connaissances scolaires et sur des connaissances générales.

Pré-admission :
. parcours d’habileté motrice : réalisation d’un parcours en effectuant différentes actions (pompes, franchissement de haies, passage en équilibre sur poutres, etc.),
. test d’endurance cardio-respiratoire : allers-retours sur une distance de 20 mètres, à une vitesse qui accélère progressivement.

Admission :
. questions / réponses interactives : réponse aux questions en 15 secondes, à partir d’images projetées,
. épreuve de gestion du stress : réalisation d’un parcours à l’aveugle, avec des bruitages parasites,
. entretien avec le jury : si le candidat obtient une note inférieure à 5/20, il est éliminé,
. épreuve de langue vivante : conversation en langue étrangère (allemand, anglais, espagnol ou italien).

Gardien de la paix – Second concours (interne) :

Ce concours est ouvert :
. aux adjoints de sécurité (ADS), âgés de 37 ans maximum au 1er janvier de l’année en cours et ayant au moins une année de service en tant qu’adjoint de sécurité (ADS) à la date de la première épreuve écrite,
. aux candidats ayant suivi le parcours de Cadet de la République,
. aux volontaires des armées servant dans la gendarmerie nationale, titulaires du diplôme de gendarme adjoint, en activité et comptant au moins une année de service en tant que gendarme adjoint à la date de la première épreuve écrite.

Le second concours de gardien de la paix s’organise en trois phases : l’admissibilité, la pré-admission et l’admission. Chacune de ces phases comprend plusieurs épreuves qui sont sensiblement les mêmes que celles du concours externe.

Formation du Gardien de la Paix :

Les lauréats des 2 concours suivent une formation de 12 mois qui alterne entre périodes à l’école nationale de police et services actifs (terrain).

A l’issue de sa scolarité, l’élève gardien de la paix est nommé gardien de la paix (sous réserve de réussite aux épreuves d’aptitude). Il prend alors l’engagement de rester au service de l’état pendant une durée de 5 années (8 en Île-de-France).

Stage du Gardien de la Paix :

Le policier est affecté à un poste proposé par l’administration et y prend le statut de stagiaire pour une durée d’un an (prolongeable 3 mois à 1 an). A l’issue de ce stage, le policier reconnu « apte » est titularisé (statut de fonctionnaire).

L’élève ou l’ancien élève qui met fin à sa scolarité plus de 3 mois après son incorporation ou qui rompt son engagement doit reverser au Trésor une somme forfaitaire fixée par arrêté du ministre d’État, ministre de l’Intérieur.

4. Recevoir une documentation gratuite pour préparer le Concours de Gardien de la Paix :

Comme on l’a vu précédemment, pour devenir Gardien de la Paix, il faut passer un Concours. Et votre réussite n’est pas du tout garantie…

Vous pouvez préparer le concours en achetant des livres (cliquez-ici pour voir les livres disponibles). Mais pour augmenter vos chances d’être reçu au concours, la meilleure solution est de vous inscrire à une formation préparatoire. C’est une formation en ligne, donc vous pouvez la suivre de n’importe quel endroit, quand vous le souhaitez et à votre rythme. Idéal quand on habite des petites villes, quand on travaille en parallèle, quand on veut se reconvertir ou quand on a du mal à étudier tout seul sans cadre.

N’hésitez pas à demander une documentation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous, c’est sans engagement :

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